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 Le témoignage des femmes

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Gilles
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MessageSujet: Le témoignage des femmes   6/26/2009, 01:54

Salem Alleykum mes soeurs et frères,

Devant la Loi islamique, les deux sexes ont droit à la même égalité. La justice n’a pas de sexe. D’après le Coran, hommes et femmes reçoivent la même punition pour les crimes tels que le vol (5 : 38 [1]), la fornication (24 : 2 [2]), le meurtre ou les blessures corporelles (5 : 45 [3]).

La femme a droit, juridiquement parlant, à une entité indépendante, aussi bien sur le plan financier que sur les autres plans. Cependant, une question juridique très mal comprise est celle concernant le témoignage. Une croyance, répandue bien qu’erronée, consiste à dire que « la règle » est que le témoignage de la femme vaut la moitié de celui de l’homme.

Dans son livre Markaz Al-Mar’ah fî Al-Hayâh Al-Islâmiyyah (Le Statut de la Femme en Islam), Sheikh Yûsuf Al-Qaradâwî affirme :

« Certaines personnes nourrissent des soupçons et soulèvent des questions concernant la position de l’Islam quant au statut de la femme en tant qu’être humain. L’une de ces questions est la suivante : comment l’Islam considère-t-il que la femme est sur le même pied d’égalité avec l’homme alors que, parallèlement, il privilégie l’homme sur certains points tels que le témoignage légal, l’héritage, le prix du sang, la responsabilité de la famille, le
commandement de l’Etat et autres charges ministérielles ?


La distinction (si jamais on peut l’appeler ainsi) entre l’homme et la femme n’est pas due à une préférence de Dieu, le Très-Haut, pour l’homme ou pour la femme. Aucun des deux n’est plus noble que l’autre ou plus proche de Dieu que l’autre.

En réalité, c’est la piété et la conscience qui sont mesurées pour déterminer qui est plus noble et plus proche de Dieu : « Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. » (sourate 49 intitulée les Appartements, Al-Hujurât, verset 13).

Cependant, la distinction opérée par le verset est simplement conditionnée par les différents devoirs assignés à chacun des deux sexes, en vertu de leurs dispositions naturelles.

Le verset coranique connu sous le nom du « verset de la dette », dans lequel Dieu prescrit la rédaction de lettres de change à titre de mesure préventive, est le suivant : « Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit ; et qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice ; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce que Dieu lui a enseigné ; qu’il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Dieu son Seigneur, et se garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. » (sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 282).

Le Coran rend le témoignage de l’homme égal à celui de deux femmes. De plus, la majorité des juristes soutiennent que le
témoignage de la femme n’est pas recevable dans le cas de crimes
majeurs et dans des affaires faisant intervenir la loi du talion.


Pourtant, la distinction est loin d’être due à une quelconque conviction en une déficience de l’humanité et de l’intégrité de la femme. Cela est plutôt dû à ses dispositions naturelles et à ses inclinations spécifiques qui peuvent exclure son implication dans de telles affaires, alors même que son attention est focalisée sur sa qualité de mère et de maîtresse de maison. Par conséquent, la femme est très susceptible de commettre une erreur d’inattention lorsqu’elle est confrontée à de telles affaires. Pour cette raison, Dieu ordonne aux créanciers, s’ils veulent vérifier le montant de la dette, d’avoir recours au témoignage de deux hommes ou d’un homme et de deux femmes.
Le Coran ajoute, afin de lever toute ambiguïté : « en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. » (sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 282).


L’exclusion définitive du témoignage de la femme dans les affaires de crimes majeurs, ainsi que dans les affaires requérant l’application du talion, s’explique par le fait qu’on veut protéger la
femme et lui éviter les scènes de crimes et de violence contre les personnes, contre l’honneur ou contre les biens. Il est ainsi fréquent de voir une femme fermer les yeux ou fuir de panique devant une scène sanglante ; en conséquence, il devient difficile pour une telle femme de rendre compte de manière fidèle des circonstances du crime.


Néanmoins, pour les juristes, cela implique également que le témoignage de la femme doit être pris en compte dans les cas relevant des compétences de la femme telles que les relations
familiales, la menstruation, l’accouchement, et autres affaires dont la connaissance était exclusivement réservée aux femmes au cours des siècles précédents et qui l’est probablement encore. »


Dr Jamâl Badawî,
professeur à l’Université Sainte Marie à Halifax, Nova Scotia, Canada,
et membre représentatif de la faculté au Département des Etudes
Religieuses et du Management, ajoute :


« La plupart des références coraniques au témoignage ne précisent aucunement le sexe du témoin. Certaines références établissent une égalité complète entre le témoignage de l’homme et
celui de la femme.


Une seule référence dans le Coran fait une distinction entre le témoignage masculin et le témoignage féminin. Il est utile de citer cette référence et de l’expliquer dans son propre contexte et dans le contexte des autres références coraniques ayant trait au témoignage :


« Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit ; et
qu’un scribe l’écrive, entre vous, en toute justice ; un scribe n’a pas à refuser d’écrire selon ce que Dieu lui a enseigné ; qu’il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu’il craigne Dieu son Seigneur, et se
garde d’en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute
justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous
agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. »
(sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 282).



Quelques explications de ce texte semblent nécessaires afin d’éviter les contresens habituels.

a. On ne peut arguer que dans le Coran, il y a une règle générale qui est que le témoignage de la femme vaut la moitié de celui de l’homme. Cette prétendue « règle » est contredite par :

Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d'autres témoins qu'eux mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être une quadruple attestation par Dieu qu'il est du nombre des véridiques,

et la cinquième [attestation] est "que la malédiction de Dieu tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs".

Et on ne lui infligera pas le châtiment si elle atteste quatre fois par Dieu qu'il [son mari] est certainement du nombre des menteurs,

et la cinquième [attestation] est que la colère de Dieu soit sur elle, s'il était du nombre des véridiques
(s24v6à9)


qui établit explicitement l’égalité entre le témoignage des deux sexes dans l’affaire soulevée par ces versets.


b. Le contexte du verset qui nous concerne est relatif au témoignage dans les transactions financières, qui sont souvent complexes et chargées d’un jargon commercial. Le verset ne fait donc aucune généralisation, ce qui contredirait 24 : 6-9 [4].


c. La raison pour laquelle le nombre de témoins
masculins et féminins varie est donnée dans le même passage. Aucune allusion n’est faite quant à l’infériorité ou la supériorité du sexe du témoin par rapport au sexe opposé. L’unique raison formulée par le texte est de corroborer le témoignage de la femme et, ainsi, éviter des erreurs involontaires dans la compréhension de la transaction commerciale. Le terme arabe utilisé dans le verset, tadill, signifie littéralement « s’égare », « s’embrouille », « se trompe ».
Mais la femme est-elle la seule à pouvoir se tromper et à avoir besoin de la corroboration de son témoignage ? Absolument pas, et c’est d’ailleurs pour cette raison que dans le cadre de la Loi islamique, la règle générale concernant le témoignage est de produire deux témoins, même s’il s’agit d’hommes.




Une interprétation possible de cette requête relative à un type particulier de témoignage est que dans beaucoup de sociétés, anciennes et actuelles, la femme n’est généralement pas très impliquée
ni très expérimentée dans les transactions commerciales. Ainsi, elle n’est pas toujours très compétente dans ce domaine. Par conséquent, la
corroboration du témoignage de la femme par une autre femme assure l’exactitude, et de là, la justice. Il serait déraisonnable d’interpréter cette requête comme un reflet de la valeur du témoignage féminin. En effet, il s’agit là de l’unique exception se distinguant dans le texte coranique. C’est également une des raisons pour lesquelles un grand savant comme At-Tabarî ne put trouver aucune preuve dans aucun texte primaire (Coran ou hadith) pour exclure la femme de quelque chose de bien plus important que le témoignage, à savoir : parvenir au poste de juge devant entendre et évaluer les témoignages des autres.




d. Il faut ajouter que, contrairement à des actes purement cultuels qui doivent être réalisés exactement comme nous les a enseignés le Prophète, paix et bénédiction sur lui, le témoignage ne constitue qu’un moyen pour parvenir à une fin, fin consistant en l’établissement d’un des plus grands objectifs de la Loi islamique qui est la justice. En conséquence, il est du devoir du juge honnête d’être guidé par cet objectif lorsqu’il doit évaluer la valeur et la crédibilité d’un témoignage, et ce, indépendamment du sexe du témoin.
Le témoignage d’une femme diplômée d’une école de commerce a certainement bien plus de valeur que le témoignage d’une personne illettrée n’ayant aucune formation ni expérience commerciale. »


tiré du site "Islamophile"

Et Dieu est Le plus Savant.
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Gilles
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MessageSujet: Re: Le témoignage des femmes   6/26/2009, 04:57

Salem alleykum,

Il est clair que le nombre de témoins, d'où un homme et deux femmes est seulement spécifique au cas de transactions financières et non pas général à tout les cas contrairement à ce que certains légistes voudraient nous faire croire !


Ô les croyants ! Quand vous contractez une dette à échéance déterminée, mettez-la en écrit; et qu'un scribe l'écrive, entre vous, en toute justice; un scribe n'a pas à refuser d'écrire selon ce que Dieu lui a enseigné; qu'il écrive donc, et que dicte le débiteur : qu'il craigne Dieu son Seigneur, et se garde d'en rien diminuer. Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler. Et que les témoins ne refusent pas quand ils sont appelés. Ne vous lassez pas d'écrire la dette, ainsi que son terme, qu'elle soit petite ou grande : c'est plus équitable auprès de Dieu, et plus droit pour le témoignage, et plus susceptible d'écarter les doutes. Mais s'il s'agit d'une marchandise présente que vous négociez entre vous : dans ce cas, il n'y a pas de péché à ne pas l'écrire. Mais prenez des témoins lorsque vous faites une transaction entre vous; et qu'on ne fasse aucun tort à aucun scribe ni à aucun témoin. Si vous le faisiez, cela serait une perversité en vous. Et craignez Dieu. Alors Dieu vous enseigne et Dieu est Omniscient.(s2v282)


Dans le cas de fornication c'est la parole de la femme contre celle de l'homme :


Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d'autres témoins qu'eux mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être une quadruple attestation par Dieu qu'il est du nombre des véridiques,

et la cinquième [attestation] est "que la malédiction de Dieu tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs".

Et on ne lui infligera pas le châtiment si elle atteste quatre fois par Dieu qu'il [son mari] est certainement du nombre des menteurs,

et la cinquième [attestation] est que la colère de Dieu soit sur elle, s'il était du nombre des véridiques(s24v6à9)



Et lorsque nous lisons le Saint Coran traitant des témoins, la plupart du temps leurs sexe n'y est pas mentionné :


Ô croyants ! Lorsque vous sentirez venir la mort, et que vous vous disposerez à faire votre testament, faites appel à deux témoins honorables, choisis parmi les vôtres ou parmi des étrangers, si vous êtes en voyage et que vous sentez l’approche de la mort. Retenez ces témoins après la prière, et si vous avez des doutes à leur sujet, faites-leur prêter ce serment : «Nous jurons de ne vendre à aucun prix notre témoignage, fût-ce à un proche parent, et de ne pas dissimuler le témoignage de Dieu, sans quoi nous serions des criminels !»

Et si l’on découvre que ces deux témoins sont de mauvaise foi, deux autres témoins plus intègres, choisis parmi les victimes du parjure, leur seront substitués et devront prêter serment devant Dieu en ces termes : «Nous jurons que notre témoignage sera plus sincère que celui des deux premiers témoins et que nous ne dirons que la vérité, sous peine d’être du nombre des injustes !»(s5v106,107)


Puis, au terme de ce délai, reprenez-les de façon convenable ou séparez-vous d’elles décemment. À cet effet, assurez-vous le témoignage de deux de vos concitoyens connus par leur honorabilité et que ce témoignage soit pris au nom de Dieu. Voilà une exhortation à l’intention de celui qui a foi en Dieu et au Jour dernier, car le Seigneur ménage toujours une issue favorable à celui qui Le craint, (s65v2)

Pourquoi n'ont-ils pas produit [à l'appui de leurs accusations] quatre témoins ? S'ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès de Dieu, les menteurs(s24v13)

Ceux qui ont cru en Dieu et en Ses messagers ceux-là sont les grands véridiques et les témoins auprès de Dieu. Ils auront leur récompense et leur lumière, tandis que ceux qui ont mécru et traité de mensonges Nos signes, ceux- là seront les gens de la Fournaise.(s57v19).


Mais d'après le "fiqh" c'est dans le domaine touchant aux peines légales et au talion que le témoignage de la femme est le plus pénalisé.
En fait elles n'ont tout simplement pas le droit de témoigner.

Pourquoi ?

Parceque l’on veut protéger la femme et lui éviter les scènes de crimes et de violence contre les personnes, contre l’honneur ou contre les biens. Il est ainsi fréquent de voir une femme fermer les yeux ou fuir de panique devant une scène sanglante ; en conséquence, il devient difficile pour une telle femme de rendre compte de manière fidèle des circonstances du crime.

Voilà la raison soutenu par certains, ridicule oui je vous l'accorde.


Admettons que deux femmes soient témoins d'un viol, n'auront-elles pas le droit de temoigner simplement car ce sont des femmes !!!!!

Admettons que des femmes soient témoins d'un meurtre et qu'elles ont identifier avec précision le meurtrier, n'auront-elles pas le droit de témoigner contre un dangeureux criminel afin qu'il soit emprisonné et que les citoyens soit à l'abrit de son mal !!!!!

Admettons qu'une femme et sa fille se font agresser physiquement et se font voler leurs biens à leurs domicile, n'auront-elles pas le droit de témoigner contre le ou les malfrats afin de rendre justice !!!

Franchement parfois leurs justice me parait bien injuste !

Heureusement je fais confiance au seigneur des mondes, le plus savant sur toute chose, à son Saint Livre protègé d'où la lumière et la justice jallissent et que certains peut-être inconsciemment assombrissent.


Dernière édition par Gilles le 11/10/2010, 04:48, édité 1 fois
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Ines
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MessageSujet: Re: Le témoignage des femmes   6/27/2009, 21:01

salam 'aleikoum tout le monde

J'espère que vous allez tous bien, cela fait bien longtemps.

Gilles, Je te remercie pour ces informations.
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MessageSujet: Re: Le témoignage des femmes   6/28/2009, 00:28

Alleykum Salem soeur Inès,

Concernant l'interdiction du témoignage de la femme en matière de peine légale le Saint Coran ne dit rien de tel à ce sujet.
Tout au contraire il promulgue :

...Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a, certes, un coeur pécheur. Dieu, de ce que vous faites, est Omniscient.(s2v283)

Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Dieu l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Dieu a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez [sachez qu'] Dieu est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.(s4v135)


et qui témoignent de la stricte vérité(s70v33)

De toute façon si le témoignage des femmes en matière de peine légale était interdit, elle ne pourrait pas témoigner en matière de fornication, mais le Saint Coran déclare :


Et on ne lui infligera pas le châtiment si elle atteste quatre fois par Dieu qu'il [son mari] est certainement du nombre des menteurs, et la cinquième [attestation] est que la colère de Dieu soit sur elle, s'il était du nombre des véridiques.(s24v8,9)

Allah(swt) est le plus savant


Dernière édition par Gilles le 11/10/2010, 04:52, édité 1 fois
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Gilles
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MessageSujet: Re: Le témoignage des femmes   6/28/2009, 00:34

Salem Alleykum je vous propose une très bonne argumentation sur le temoignage des femme signé "Oumma.com" :

Les détracteurs prétendent que l’islam a fait de la femme la moitié de l’homme ! Lorsqu’il a considéré son témoignage -disent-ils- à la moitié de celui de ce dernier ! Ils scandent en même temps le verset suivant : « Demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes, parmi ceux que vous agréez pour témoins. » (La Vache 282).

Ces contradicteurs croient en effet que l’islam a dénigré la femme étant donné que le témoignage de deux femme équivaut à celui d’un seul homme « Si vous ne trouvez pas deux hommes, choisissez un homme et deux femmes. ». La réalité, c’est qu’ils confondent entre le témoignage « shahâda » et attestation « ishhâd » mentionné dans ce verset. Le témoignage que doit prendre en compte le juge pour appliquer une justice qui doit être fondée sur l’indice « bayyina ». Lequel, doit absolument, dépendre de la procédure légale elle-même, et ne peut pas prendre comme critère de validité la masculinité ou la féminité dans le dessein d’aboutir à l’acceptation ou au refus de ce témoignage. Le seul critère que le juge prend en compte dans un témoignage, c’est son appréciation personnelle de la véracité du témoignage qu’il soit masculin ou féminin unique ou multiple. En effet, le juge -dans l’intention de déclarer authentique la procédure juridique- peut prendre en compte le témoignage de deux hommes, deux femmes, un homme et une femme, un homme et deux femmes, un seul homme, une seule femme, une seule femme et deux homme, etc. cela, sans l’intervention de la masculinité ou la féminité des témoins. La choses s’étaye, en fait, par les indices présentés durant la procédure.

Quant au verset, il parle d’un autre cas qui n’a rien à voir avec le témoignage devant le juge. Il soulève la question de l’attestation que cherche le créancier pour assurer ses biens. Le verset traite d’un cas donc, particulier et non pas d’un cas général. Il est, à cet effet, adressé au créancier et non pas au juge. D’autant plus que ce même verset constitue un simple conseil à certains créanciers et non pas à l’ensemble de ceux-ci, du fait que les transactions ne sont pas identiques et ne nécessitent pas tous le même traitement de garantie. Mais dans ce cas précis, Dieu donne une orientation à un créancier particulier, prêtant des biens, à terme « ajal », à un débiteur précis. Ce terme impose une sorte de garantie se résumant en la transcription des biens par des notaires et devant des « attestateurs » dignes de confiance. Lesquels, doivent absolument accepter de transcrire et d’attester de l’authenticité de la procédure.

Le verset veut que le débiteur dicte la somme empruntée, sinon son tuteur. Les « attestateurs » doivent être soit deux hommes, soit un homme et deux femmes dignes de confiance. Et que ces « attestateurs » doivent être agréés par la communauté et doivent absolument répondre à l’appel du créancier. L’ensemble de ces conditions ne sont pas immédiatement exigibles dans toutes les transactions commerciales. Ce niveau d’attestation -un homme et deux femmes- est considéré par le verset comme étant le plus important. Mais cela n’empêche pas qu’il y ait un niveau de satisfecit moins important, comme par exemple, le fait de se contenter de l’attestation d’un homme et une femme ou d’un homme seul ou même d’une femme seule. Procéder ainsi ne remet pas en cause la justesse de la procédure.

Les juristes mujtahids ont compris cet enseignement et ils l’ont mis dans son véritable contexte à savoir, la particularité du cas cité, qui se rapporte à des personnes précises dans un endroit précis en un temps précis. Ils n’ont nullement prétendus la généralité de cette question. En revanche, ils ont déclaré qu’elle relève d’un cas spécifique ne pouvant constituer une règle normative générique.

L’on compte parmi ces éminents juristes mujtahids, le célèbre Ibn Taymiya « 661/728 - 1263/1328 » et son élève Ibn Al-Qayyim « 691/751 - 1292/1350 ». Parmi les réformateur modernes, on a l’imâm Muhammad Abdou « 1265/1323 - » et Shaykh Mahmud Shaltût « 1310/1383 - 1893/1963 ».

Ibn Al-Qayyim rapporte qu’Ibn Taymiya a commenté le dire du Prophète « Le plaignant doit ramener sa preuve et l’accusé doit jurer » (Bukhâry, Trmidy, Ibn Maja).

La preuve bayyina, porte sur tout ce qui peut éclairer et expliciter la vérité. Elle signifie 4 témoins, 3 selon le hadîth du muflis, 2 seulement, un seul témoin ; homme ou femme. Parfois une protestation contre une accusation ou une déclaration d’innocence. Elle peut être également un seul serments, 50 serments ou 4 serments seulement. Les faits matériels environnants peuvent constituer une preuve tangible aussi.

En effet, lorsque le Prophète dit : « Le plaignant doit apporter la preuve… » Il signifie par là que le plaignant doit instaurer ce qui crédibilise son accusation pour qu’on puisse lui rendre justice. Et comme la crédibilité de l’accusation peut être prouvée par le témoignage d’un seul homme ou plus, elle le pourrait par le témoignage d’une seule femme ou plus. Et ce, conformément à ce qui paraît plausible aux yeux du juge. »

Ibn Taymiya a détaillé les critères mentionnés dans le verset d’attestation (âyat al-ishhâd) et selon lesquels les droit seront préservés. Sous l’intitulé « les critères selon lesquels les droits seront préservés ». Il dit : « Lorsque le Coran mentionne les témoins ; deux hommes ou un homme et deux femmes, ne signifie pas le procédé juridique officiel, mais bien deux critères capables de préserver le droit du créancier à un moment donné lors d’un emprunt. Cette orientation relève, bien évidement, du conseil. Certes, les biens empruntés ne seront vraiment rendu qu’avec une preuve. Cette dernière ne peut être que la notification de la transaction d’emprunt précisée par une échéance repoussée. Par conséquent, la présence d’attestateurs ; deux hommes ou un homme et deux femmes- ce qui est préférable sinon peut importe le témoin- représente la meilleure garantie du retour des biens.

Quant aux transactions immédiates, elles ne sont pas concernées par ces conditions de précaution souhaitée lors d’une créance à terme. La même transaction si elle se présente pendant un voyage et qu’il n’y a pas les mêmes conditions que la précédente, il n’y a pas de mal à remplacer les témoins et le notaire par un gage équivalent. Mais cela reste toujours dans le domaine de l’orientation vers ce qui est meilleur et nullement vers ce qui est obligatoire.

Tout cela fait partie de la vigilance qui s’impose dans de pareil cas. Car ce qui est précaution ne relève pas de ce qui est statut juridique émis par un juge. Il faut savoir que les méthodes des jugements sont innombrables puisqu’elles dépassent le témoignage d’un homme et deux femmes. En effet, le juge émet parfois sa sentence en s’appuyant sur le refus du serments ; nukûl, et le serments annulé yamîn mardûda, sans qu’ils soient mentionnés dans le Coran.

Il juge également avec le tirage au sort, évoqué dans le Coran et la sunna authentique du Prophète, comme il juge avec l’opinion du physionomiste mentionnée dans la sunna valide. Il juge aussi par le serments collectif dans certains cas, comme il juge par le constat fondé sur la réalité lorsque les époux s’accusent mutuellement pour posséder les biens du foyer conjugal. Et les associés à propos des équipements du travail. Lorsqu’on conteste la sentence fondée sur le témoignage et le serments à propos de la propriété d’un bien immobilier, on juge en faveur du plaignant malgré l’inexistence de tout cela dans le Coran et dans la sunna pratique du Prophète. »



S’agissant de l’idée qui prétend que les deux femmes remplacent le second témoin mâle. Ibn Taymiya affirme que cela ne concerne que les créanciers qui veulent se prémunir de la récupération de leur biens. Que cela constitue la meilleure méthode pour préserver leurs droits et que s’ils ne trouvent pas un homme et deux femmes il leur revient de droit de faire ce qu’ils peuvent, c’est-à-dire faire témoigner un seul homme, une seule femme ou même un enfant.

Il faut aviser également que Dieu ne nous a pas parlé ici de la procédure juridique initiale, mais seulement d’une démarche qui garantie le retour des biens des créanciers à terme. (cf. al-turuq al-hikmiyya fî al-siyâsa al-shar’iyya, 100-105 et 219-230).

Ibn Al-Qayyim dit : « Il n’existe dans le Coran aucun texte qui empêche de juger avec plus ou moins de témoins que ce qui est mentionné dans le verset précité. En effet, le verset ne véhicule qu’un simple conseil en faveur d’un type de créancier et nullement un ordre adressé aux juges officiels. Le juge a le droit d’accepter le témoignage d’un seul homme ou d’un groupe, d’une seule femme ou de nombreuses femme sans que cela remet en cause la validité du jugement officiel » (al-turuq al-hikmiyya fî al-siyâsa al-shar’iyya, 198).

J’ose dire que le juge a le droit de fonder sa sentence sur le témoignage d’un seul homme ou une seule femme hors peines légales. Et le Coran n’impose pas constamment deux témoins dans n’importe quelles circonstances. Nous avons à ce propos la pratique du Prophète qui a validé un témoignage avec un serments et parfois un témoignage unique comme dans l’annonce du jeûne. Cela ne contredit pas le texte pour celui qui considère, avant tout, l’esprit du texte et cherche la finalité des enseignements. Par exemple, le Prophète a accepté le témoignage d’un bédouin au sujet du jeune (Tirmidy, çawm, 627). Il a aussi accepté un témoignage unique au sujet du butin sans exiger un témoin supplémentaire, (Abû Dâwûd, jihâd, 2343). Il a pareillement accepté le témoignage autoaccusateur avec un simple serment sans chercher d’autres témoins, (Bukhâry, hudûd, 6317).

Même le serment d’un témoin unique est acceptable en cas de nécessité. (cf. mukhtaçar, Kharqy, où il soutient le témoignage unique des spécialistes comme les médecins et les vétérinaires).

J’ai lu dans les recueils des hadîths authentiques que ’Uqba Ibn Al-Hârith a épousé Umm Yahyâ bint Abî Ihâb, puis une servante est venue leur dire qu’elle les a allaité. Par la suite ’Uqba est allé informé le Prophète qui lui signifiait que le témoignage de la servante est valide et par conséquent, il doit quitter sa femme. (cf. Bukhâry, shahâdât, 2465).

Quant à Ahmad, il a mentionné cette histoire dans son Musnad selon Bakr Ibn Muhammad d’après son père Muhammad que le témoignage de la femme est accepté sur tout ce qui relève de sa spécialité, comme l’accouchement, la grossesse, la naissance, les dispute des bains, etc. (Musnad, …).

Ishâq Ibn Mançûr déclare que l’islam accepte le témoignage de la femme seule dans les menstrues, la viduité, l’avortement, le bain et tout ce qui relève du domaine de la femme. La seule condition que les savants ont imposé c’est la confiance du témoin. ’Atâ Ibn Abî Rabâh a validé le témoignage de la femme dans la conclusion du mariage. Shurayh l’a accepté dans le divorce. Certains savants valident le témoignage de la femme même dans les peines légales. Abû Hnîfa a été plus loin encore lorsqu’il a accepté le témoignage d’une femme juive ou chrétienne sur la naissance. (cf. al-turuq al-hikmiyya, 93, 113, 115-117, 123).

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Gilles
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MessageSujet: Re: Le témoignage des femmes   6/28/2009, 00:40

Suite



L’on remarque ici que le seul critère gérant cette affaire de témoignage devant la justice, c’est l’expérience et la spécialité et nullement le sexe. Ibn Taymiya pousse l’égalité entre les deux sexes à son paroxysme lorsqu’il soutient que le témoignage en islam repose en générale sur l’expérience et la spécialité plus qu’autre chose. C’est pourquoi on considère que son témoignage au niveau des droits et des devoirs est égale au témoignage de l’homme, et que la sharia ne conteste pas l’information ou le témoignage valide et véridique de qui il vient » (cf. i’lâm al-muwaqqi’în, chap. al-bayyina).

Le grand penseur et réformiste Muhammad Abdou a expliqué que le fait que le verset a favorisé le témoignage de l’homme par rapport à celui de la femme relève de l’expérience caractérisant l’homme dans ce domaine précis. Par conséquent, la femme n’était pas experte en matière de transaction commerciale en raison du système patriarcal dominant les société de jadis. Cette question était une réalité historique et nullement une nature enracinée dans la femme. Cela étant tout évolution est la bienvenue. (al-a’mal al-kâmila de Muhammad Abdou, 4/732).

Quant à shaykh Mahmûd Shaltût, il était du même point de vue que Muhammad Abdou, Ibn Taymiya et Ibn Al-Qayyim. Il a en effet, soutenu l’idée qui fait que la femme est égale à l’homme et que même le verset précité n’interdit pas le témoignage d’une seule femme, sans qu’il y ait d’autres témoins avec elle. Car ce qui est sollicité ici, c’est la preuve et la garantie des droits uniquement et non pas le nombre et le genre de témoin. Dans certains domaines, le témoignage de l’homme est exclu du fait que cela ne relève pas de sa spécialité, comme l’accouchement, la naissance, l’allaitement, la chasteté et tout ce qui fait partie de l’intimité de la femme, etc. (cf. al-islam aqida wa sharia, 235-145).

Ibn Al-Qayyim pousse la recherche à son maximum pour aboutir au fait que l’égalité de la femme et de l’homme est incontournable, elle ne se limite pas à un domaine précis, mais englobe l’ensemble de la vie. C’est pourquoi il déclare que si le degrés de souvenance de la femme est au même niveau que celui de l’homme dans un domaine précis, son témoignage devient alors égal à celui de l’homme. C’est une question, dit-il, d’habitude, de maîtrise et d’expérience. Cela est l’équivalent des questions dans lesquelles on n’accepte que le témoignage de la femme en face de celui de plusieurs hommes.

Je précise également que le Coran déclare explicitement qu’au sujet de l’anathème le témoignage de la femme est égal à celui de l’homme. Et le serments d’anathème s’impose devant le juge lorsque l’époux accuse son épouse d’adultère sans qu’il y ait des témoins. En effet, l’accusateur qui est ici l’époux doit témoigner 4 fois contre sa femme et la 5eme fois doit dire : maudit soit moi si j’étais menteur ! pour que la réplique de l’épouse soit crédible, elle doit être immédiate, donc, elle doit s’innocenter autant de fois que les accusations et dans la 5eme fois, elle dit : que la colère de Dieu s’abatte sur moi s’il était véridique !

Laissant maintenant le verset nous parler clairement de ce sujet : « Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes, le témoignage de l’un d’eux doit être une quadruple attestation par Dieu qu’il est du nombre des véridiques * et une cinquième fois pour appeler sur eux la malédiction de Dieu s’ils ont proféré un mensonge * on détourne le châtiment de la femme, si elle témoigne quatre fois devant Dieu que son accusateur ment * et une cinquième fois pour appeler sur elle-même la colère de Dieu, si c’est lui qui est véridique » (la lumière 6-9).

C’est avec la méditation sur l’origine de l’homme, son humanité et son expérience que l’on déduit que la capacité humaine, la responsabilité religieuse et le rôle que doit jouer l’humain en sa qualité d’humain impose un traitement égal entre l’homme et la femme. Et comme le dépôt de la foi a été confié aux humains sans considération de sexe, leur témoignage découle de cette qualité et cette capacité inhérentes à chacun d’eux. Dieu dit à ce propos : « Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité (de porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste (envers lui-même) et très ignorant. » (Les factions 72).

Même au niveau du témoignage éternel sur les vivant, nous lisons dans le Coran : « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de juste-milieu pour que vous soyez témoins contre les gens, comme le Messager sera témoin contre vous. » (La vache 143). Ce verset enseigne que la femme et l’homme sont égaux devant l’obligation de communiquer le message et d’accomplir la mission de combattre le mal et promouvoir le bien. Les savants sont unanimes pour dire que ce témoignage, qu’on doit rendre, concerne bien la femme que l’homme puisque le Prophète a demandé à la communauté d’apprendre l’islam de la célèbre rousse qui est ’Aicha que Dieu l’agrée ! Il dit en effet : « Prenez le tiers de la religion de cette petite rousse ». Par conséquent lorsque les textes chargent la femme de communiquer l’islam au coté de l’homme -comme l’ont fait les femmes des trois premières générations-, ce qui constitue un témoignage pour le Prophète que Dieu le bénisse ! Je ne vois pas comment osons-nous l’empêcher de donner un simple témoignage sur quelqu’un.

Le témoignage de la femme, seule soit-elle, est approuvé par le consensus de la communauté au niveau de sa transmission du hadîth. Nous savons pertinemment que cette transmission relève du témoignage. Y a-t-il une preuve qui étaye le témoignage de la femme pour le Prophète et qui ne permet pas son témoignage pour un homme simple ? à mon avis, la femme capable et honorable doit témoigner au même titre que l’homme. (cf. al-turuq al-hikmiyya fî al-siyâsa al-shar’iyya, 98, 113, 123



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Gilles
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MessageSujet: Re: Le témoignage des femmes   3/23/2010, 22:25

Salam Alleykum,

J'ouvrirais une dernière parenthèse concernant le témoignage des femmes en matière de peines légale, de sanctions ou de loi du talion la plupart des légistes affirment que le témoignage des femmes n'est pas recevable.

Celà est très étrange car témoigner de la vérité est une obligation divine peut importe le sexe du témoin.


et qui témoignent de la stricte vérité(s70v33)

Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Dieu l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Dieu a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu'] Dieu est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.(s4v135)

De plus le juge ne peut pas faire semblant de ne pas vouloir entendre le témoignage de la femme car dans ce cas il aura péché :

...Et ne cachez pas le témoignage : quiconque le cache a, certes, un coeur pécheur. Dieu, de ce que vous faites, est Omniscient.(s2v283)

Qui dit que la plupart des légistes n'acceptent pas le témoignage de la femme dans le domaine de peines légale, sanctions, talion ne veut heureusement pas dire que tous le refuse. ouf..
Par exemple les Dhâhirites et d'autres acceptent le témoignage des femmes en matière de peines légales
.

Ils mettent en avant ce verset :

assurez-vous le témoignage de deux de vos concitoyens connus par leur honorabilité et que ce témoignage soit pris au nom de Dieu.(s65v2)

Et ce hadith :

L'Envoyé(saws) de Dieu(swt) a dit à al-Ash'ath Ibn Qays :

"Produits deux témoins, sinon va prêter serment"


Ce hadith vient également contré ceux qui disent que le serment n'est pas accepté en matière de peines légales en plus de ces versets :


Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d'autres témoins qu'eux mêmes, le témoignage de l'un d'eux doit être une quadruple attestation par Dieu qu'il est du nombre des véridiques,

et la cinquième [attestation] est "que la malédiction de Dieu tombe sur lui s'il est du nombre des menteurs".

Et on ne lui infligera pas le châtiment si elle atteste quatre fois par Dieu qu'il [son mari] est certainement du nombre des menteurs,

et la cinquième [attestation] est que la colère de Dieu soit sur elle, s'il était du nombre des véridiques(s24v6à9)


Nous savons que le pardons est grandement recommandé, il est préférable de pardonner au coupable plutôt que de porter plainte contre lui.
Mais ce que je voulais mettre en avant c'est que pour l'homme ou femme qui veulent tout de même porter plainte et témoigner contre le coupable, la justice divine ne fait aucune différence entre le sexe du témoin, leurs témoignages sera donc équivalent.



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