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 l'Islam et l'Esclavage

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Gilles
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MessageSujet: l'Islam et l'Esclavage   11/26/2008, 07:10

Salem aleykum,

je voudrais ouvrir un sujet au sujet de l'esclavage en islam, vous allez me dire qu'il vaut mieux laisser les vieilles bouteilles à la mer.

Je vous repondrais que j'aimerais tellement.

Mais, Malek Chebel, Anthropologue et philosophe algérien auteur du livre "l'esclavage en terre d'Islam" à dit qu'aujourd'hui il y aurait encore un grand nombre d'esclaves dans les pays musulmans.

Il cite :

"Le Prophète s’est clairement prononcé contre l’asservissement, une pratique courante dans L’Arabie du VIIe siècle. Il semble ne pas avoir été entendu."

"La Mauritanie est, de nos jours, le pays où l’on recense le plus grand nombre d’esclaves reconnus : 200000. Les autres Etats les plus touchés par ce phénomène sont le Maroc, le sud de la Tunisie, le sud de la Libye, le sud de l’Egypte, tous les pays du Golfe et du Proche-Orient et l’Inde. Au total, j’estime à 2,5 millions le nombre d’hommes et de femmes réduits au statut d’esclave ou de servitude prononcée dans le monde arabo-musulman."

Ce sujet est très délicat et sucite beaucoup de malentendu qui à pousser certaines soeurs et certains frères jusqu'à l'apostasie, car il n'ont pas supporté l'explication officielle, qui je vous l'accorde est à s'arracher les cheveux de la tête.

Premièrement, on ne trouvera jamais dans le Coran un verset qui permet l'asservissement de qui que se soit, mais au contraire de l'affanchissement.

Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier de Dieu, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret de Dieu ! Et Dieu est Omniscient et Sage.(s9v60)

Or, il ne s'engage pas dans la voie difficile !
Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ?
C'est délier un joug [affranchir un esclave],(s90v11,12,13).


Dans un hadith le prophète(saws) à dit :

Celui qui, possédant une esclave, l’entretient, l’éduque, la traite bien, puis l’affranchit et l’épouse, aura une double récompense divine.

D'où viennent ces esclave ?

Je suis d'accord quand on m'explique qu'un musulman peut acheter un esclave dans le but de l'affranchir par la suite.

Je ne suis d'accord lorsque l'on m'explique que, lors d'une guerre le musulman peut soit libérer gratuitement les prisonniers ou les rançonner, mais je ne suis pas d'accord lorsqu'ils rajoutent une troisième clause disant que le musulman peut également ASSERVIR les captifs ainsi que les femmes et les enfants.

Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Dieu voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin de Dieu, Il ne rendra jamais vaines leurs actions.(s47v4)

D'où ces gens sortent l'asservissement ?

De leurs passion ?

Donnez une preuve coranique si vous etes véridique !!

Or, il ne s'engage pas dans la voie difficile !
Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ?
C'est délier un joug [affranchir un esclave],(s90v11,12,13).


De plus ces gens poussent l'insupportable jusqu'à l'extême en disant que les femmes et les filles esclaves ou rendus esclaves lors d'une guerre peuvent avoir des rapports sexuels hors mariage avec leurs maître !!!

Admettons que des femmes ayant perdus leurs maris et toute leurs familles dans la guerre, pensent-ils vraiment que ces femmes rendus esclave veulent avoir des rapport sexuels avec leurs maître, et de surplus sans aucun mariage préalable ???

Admettons que ces femmes font parties des gens du Livre, ne savent-ils pas que le mariage est obligatoire et se fondant sur un consentement mutuel ???

"Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d'entre les croyantes, et les femmes vertueuses d'entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d'amantes. Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-delà, du nombre des perdants.(s5v5)


Pour ce qui est des rapport sexuels avec les esclaves, ils tirent leurs information des versets Coranique suivant :

et qui préservent leurs sexes [de tout rapport],
si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer;
alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs;(s23v5,6,7)


et qui se maintiennent dans la chasteté
et n'ont pas de rapports qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent car dans ce cas, ils ne sont pas blâmables,
mais ceux qui cherchent [leur plaisir] en dehors de cela, sont des transgresseurs;(s70v29,30,31)


et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété.(s4v24)

Là une explication s'impose, nous remarquons dans (s23v6) et (s70v30) il y à la particule " OU " qui désigne un choix.
Donc c'est soit l'épouse libre ou soit l'esclave, mais non pas les deux.

Nous allons voir dans le verset suivant qu'un musulman peut se marier avec des femmes libres et s'il craint de ne pas être juste avec celles-ci, il peut se marier avec une femme libre OU SE MARIER avec une esclave croyante.

Si vous craignez d'être injustes envers les orphelins, n'épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plu. Si vous craignez encore d'être injustes, n'en épousez qu'une seule ou une esclave* . Cette conduite vous aidera plus facilement à être justes. Assignez librement à vos femmes leurs dots ; et s'il leur plaît de vous en remettre une partie, jouissez-en commodément et à votre aise.(s4v3,4)


Nous allons voir dans le verset suivant qu'un musulman n'ayant pas les moyens d'épouser une femme libre, il peut épouser une esclave CROYANTE, qui gardera néanmoins son statut d'esclave d'où les peines sont deux fois moindre.

Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.(s4v25).

Un musulman peut se marié avec quatres femmes au maximum, mais à mon avis par analogie il ne peut pas mélanger les statut de femmes.

Je m'explique si un homme n'a pas les moyens d'épouser une femme libre, il peut épouser une,deux,trois ou quatre femmes esclaves.

Mais si maintenant un homme a déjà épousé deux femmes libres, il ne pourra pas épouser une femme esclave car comme nous l'avons vu plus haut la particule "OU" des versets en question nous donne la possibilité d'un choix ; soit les femmes libres ou soit les femmes esclaves.
Donc si l'homme veut se marié avec les femmes esclaves en plus de ses deux femmes libres, il devra les affranchir et dans ce cas elles deviendront libres.
Et dans ce cas il pourra en épouser deux s'il le désir qui fera en tout quatres femmes libres.


Il est vrai que le prophète(saws) avait des privilèges endehors des croyants en général, comme le fait d'avoir plus de quatre femmes libres et esclaves confondus, mais celà n'était que valable pour lui.

Ô Prophète ! Nous t'avons rendue licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives [ou esclaves] que Dieu t'a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, - celles qui avaient émigré en ta compagnie, - ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c'est là un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu'ils possèdent, afin qu'il n'eût donc point de blâme contre toi. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.(s33v50)

Il ne t'est plus permis désormais de prendre [d'autres] femmes. ni de changer d'épouses, même si leur beauté te plaît; - à l'exception des esclaves que tu possèdes. Et Dieu observe toute chose.(s33v52).

Si le musulman avait le droit d'avoir des rapports avec l'esclave hors mariage, ne serait-il pas dans un cas de FORNICATION ?

Le fornicateur n'épousera qu'une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.(s24v3).

Si de plus l'esclave est une associatrice, le croyant ne peut pas l'épouser car celà lui est interdit !

Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis que Dieu invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent !(s2v221)

Allah(swt) nous demande de ne pas garder les lien conjugaux avec les mécréantes.
Alors comment imaginer des rapport avec des esclaves mécréantes, de plus hors mariage ???

Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Dieu connaît mieux leur foi; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu'épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu'époux] pour elles. Et rendez-leur ce qu'ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu'ils ont dépensé. Tel est le jugement de Dieu par lequel Il juge entre vous, et Dieu est Omniscient et Sage.(s60v10).

Ce verset est également une réponse pour le segment de ce verset "et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété."(s4v24).
Un homme ne peut pas se marié avec une femme déjà marié, mais si l'esclave mécréante était marié à un mécréant, puis par la suite est devenue croyante, elle devient illicite à son mari mécréant.
Et donc le musulman peut l'épouser.


L'islam à institué l'affranchissement des esclaves et non pas l'asservissement et à institué le mariage obligatoire non pas en débauché, ni en preneur d'amantes, ainsi que la chasteté.

Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce que Dieu les enrichisse par Sa grâce. Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d'affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux; et donnez-leur des biens de Dieu qu'Il vous a accordés. Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes esclaves à la prostitution, si elles veulent rester chastes. Si on les y contraint, Dieu leur accorde après qu'elles aient été contraintes, Son pardon et Sa miséricorde.(s24v33)

Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont besogneux, Dieu les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d') Dieu est immense et Il est Omniscient.(s24v32)


Allah est le plus juste et le plus savant


Dernière édition par Gilles le 10/29/2010, 23:41, édité 2 fois (Raison : changement de couleurs)
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   11/28/2008, 23:59

Salem Aleykum,

Voici une version que l'on trouve un peu partout au sujet des prisonniers et prisonnières de guerre :


"Si ALLAH 3azza wa jall, a décidé que les guérriers musulmans (de la guerre sainte) soient les vaiqueurs durant une guerre contre les "kouffar", alors pour les hommes "kouffars" vainqus il y a 4 possiblités :

- ou bien ils sont tués,
- ou bien ils sont retournés contre une somme d'argent ou contre un bien ou une personne musulmane capturée dans l'autre camps,
- ou bien ils sont laissés libres,
- ou bien ils deviennent des esclaves pour les musulmans.
Le choix d'une de ces possibilités est laissé au "imam" qui dirige la guerre, selon ce qu'il voit comme avantages et inconvenients. Ceci, pour les hommes. Par contre pour les femmes elles deviennent des esclaves par "milk al yamin", et les enfants (garcons) deviennent esclaves, et c'est le "imam" ou le chef qui decide combien seront donné(e)s à chaque guérrier.

Le sheikh "ashinkiti" rahimahou ALLAH, a dit : "Et la cause du "milk al yamin" c'est le "koufr" et la guerre contre ALLAH et son prophete, et si ALLAH 3azza wa jall donne la victoire aux guérriers musulmans qui sacrifient leur vie, leur argent et toute leur force, pour que le mot d'ALLAH soit le plus haut, au profit des "kouffar" : alors ces derniers deviennent des esclaves pour les musulmans, sauf ceux que le "imam" a décidé de grâcier ou de retourner contre un bien, ou de l'argent. Et ca depend des avantages que ca peut rendre aux musulmans".

L'islam a limité les sources d'esclavage qui éxistaient avant l'islam, en une seule source : l'esclavage de la guerre dont on oblige les "kouffar" vainqus.

et la femme esclave est propriété de l'homme qui en est propriétaire seulement, càd ni le fils du propriétaire ni un autre homme n'a le droit d'avoir des relations sexuelles avec cette femme.

2-

Ce n 'est pas obligatoire pour un guérrier d'etre marié, pour avoir le droit a "milk al yamin".

3-

si le guérrieur est propriétaire d'un(e) esclave, alors il a le droit de le/la vendre. Et dans les deux cas càd : "milk al yamin" par la guerre ou "milk al yamin" par l'achat, l'homme n'a le droit d'avoir une relation sexuelle avec son esclave (femme) qu'après que cette dernière ait eût ses regles (menstrues) qui prouvent que la femme n'est pas enceinte, et si il s'est averé qu'elle est enceinte, alors l'homme (propriétaire) doit attendre, jusqu'à ce qu'elle mette son bébé."


"L’autorisation pour l’homme d’avoir des relations sexuelles avec ses femmes-esclaves, elle s’explique par l’encouragement à l’affranchissement de ces esclaves. En effet, lorsque l’homme a des relations sexuelles avec son esclave, il doit la traiter en tant qu’épouse. Et si elle lui met au monde un enfant, elle s’affranchit automatiquement. De telles prescriptions sont considérées comme une des fiertés de l’Islam à l’époque."


Quesceque vous en pensez ?

Franchement moi sa me choque !
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   11/30/2008, 03:00



Mon cher frère Gilles que Dieu te benisse

Effectivement ,c'est choquant !

L'Islam est venu pour libérer l'homme du joug de l'homme et voila que l'homme d'aujourd'hui voudrait revenir a la période pre -islamique dite Jahilia ou l'homme asservissait l'homme né libre a l'esclavage

Ces gens ,aussi savant qu'ils pourraient le prétendre ,ne se basent sur aucunes preuves coraniques et ne font que suivrent leurs passions

Pire!Ils contredisent Allah swt

47.4. Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c'est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Dieu voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres

Il n'a jamais été question de faire des esclaves dans ce verset

De qui se moque t on ?

N'est ce pas là une façon de défier les commandements divins et d'assouvir les passions ?

J'en ai bien peur mon cher frère

On comprendra pourquoi la colère de Dieu s'abbat sur la communauté

Que Dieu nous préserve d'une telle injustice !amin

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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   11/30/2008, 23:36

Mon chère frère Abdellah,

Ce sujet me rend fou oui vraiment, et surtout quand certains prétendent que les hommes prisonniers peuvent être tués, rendus esclave, mais que les femmes et les enfants prisonniers non pas d'autre choix qu'être réduit en esclavage, alors ça, sa me tue de l'intérieur.

"Le choix d'une de ces possibilités est laissé au "imam" qui dirige la guerre, selon ce qu'il voit comme avantages et inconvenients. Ceci, pour les hommes. Par contre pour les femmes elles deviennent des esclaves par "milk al yamin", et les enfants (garcons) deviennent esclaves, et c'est le "imam" ou le chef qui decide combien seront donné(e)s à chaque guérrier."

Et le pire du pire est que les femmes, une fois rendus esclave, un délai d'attente de un mois leurs est prescrit, puis l'homme à qui à été donné ces femmes peut avoir des rapports sexuelles avec elles SANS dot versé et SANS mariage préalable.

Pauvres femmes qui n'ont rien demandé, ce n'est pas parceque leurs hommes ont fait la guerre qu'elles doivent en pâtir elles aussi.
Imaginons que la famille de ces femmes viennent les réclamé ou que leurs maris sont toujours vivant mais prisonniers.

Mais non ces gens que je comparerais à des animaux sans âme les prennent quand même en esclavage, attendent un mois puis couche avec elles
Ceci n'est-il pas la définition du mot "viol" ?

Ces gens ne savent-ils pas que si une femme est une associatrice, le croyant ne peut pas entretenir des liens conjugaux avec elles car celà lui est interdit !.

Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes.

Ne savent-ils pas, que pour avoir des rapports sexuels, il faut obligatoirement êtrez marié ou préalable.

Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce que Dieu les enrichisse par Sa grâce.

Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes.

Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins.

Et ne savent-ils pas qu'il y a un choix à faire : soit SE MARIé avec la femme libre OU SE MARIé avec la femme esclave.
Et s'ils sont déjà mariés à une femme libre, ils devront au préalable AFFRANCHIR la femme esclave avant de se marier avec et de ce fait cela fera : deux femmes libre marié.

Celui qui, possédant une esclave, l’entretient, l’éduque, la traite bien, puis l’affranchit et l’épouse, aura une double récompense divine.

Allah(swt) est le plus savant


Dernière édition par Gilles le 11/9/2010, 17:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   12/1/2008, 23:40



Mon cher frères Gilles ,que Dieu te benisse

Il faut que tu réalises que l'homme reste l'homme et que jamais il ne saurait détenir quelques vérités a partir du moment que ce qu'il dit vient en contradiction avec la parole divine

Beaucoup de division émergèrent au sein de la communauté du prophète saw après sa mort ,les eaux qui étaient si limpides et claires au temps de l'envoyé devinrent bien vite trouble après sa mort

Beaucoup prétendent des choses qui ne sont pas voulu par Allah swt bien qu'ils lisent le livre :Tu en as toi même rapporter un exemple typique concernant la question de l'esclavage en Islam

Ainsi mon cher ,notre époque c'est l'époque des fatwas et suivant l'orientation de ton nafs tu trouves chaussure a ton pied

Pourtant l'envoyer de Dieu saw nous a avertit en nous mentionnant le livre de Dieu et nous exhortant a son application

Allah swt lui même nous a fait l'éloge de sa parole en tant que guidée et bonne orientation

Mais voilà !Le coran est souvent mis de cotés aux profits des avis des hommes

Je te renvoie à la parole de l'imam Ali (ra) qui disait a juste titre :

Connais la vérité et tu connaitras ceux qui la suivent !

A t'on besoin que l'on nous explique la sagesse de cette parole ?

Que Dieu te benisse mon cher frère

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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   12/2/2008, 00:20

Salem Aleykum,

Mon chèr frère Abdellah que Allah te préserve, tu es pour moi d'une grande moralité et d'une grande sagesse dans tes propos.

"L'Islam est venu pour libérer l'homme du joug de l'homme et voila que l'homme d'aujourd'hui voudrait revenir a la période pre -islamique dite Jahilia ou l'homme asservissait l'homme né libre a l'esclavage "

En effet, l’Islam a formellement et précisément interdit la pratique ancestrale de la capture d’un homme libre, pour le réduire à l’esclavage ou pour le vendre en tant qu’esclave.
Le Hadith de Mohamed (saws) rapporté par Al-Bukhari le confirme « Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement » et parmi ces trois catégories, il cita « celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent ».


Admettons comme certains veulent nous le faire croire, que si des hommes font la guerre contre les musulmans, ont fait des captifs puis dans certaines conditions ont les asservis.
Mais pourquoi asservir leurs femmes et leurs enfants s'ils n'ont pas participés à la guerre ?
Si les femmes et les enfants ne se trouvent pas sur le champ de bataille, c'est qu'elles ou ils ne lèvent pas les armes contre les musulmans et restent dans leurs maisons, alors POURQUOI LES ASSERVIR ?

De plus si ces femmes ne sont pas croyante, comment peut-ont imaginer qu'un musulman peut avoir des rapports conjugaux avec elles et de surplus hors mariage ?

Le fornicateur n'épousera qu'une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.(s24v3)

Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes(s60v10)

Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis que Dieu invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent ! (s2v221)

Le mariage est obligatoire, donc si la femme esclave est une associatrice elle est donc ILLICITE au croyant musulman.

Et pour qu'il y ait mariage il faut que la femme esclave DEVIENNE CROYANTE, il faut également le CONSENTEMENT MUTUEL et un MAHR(dot) de bonne grace.

Si vous craignez, en épousant des orphelines, de vous montrer injustes envers elles, sachez qu’il vous est permis d’épouser en dehors d’elles, parmi les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre épouses . Mais si vous craignez encore de manquer d’équité à l’égard de ces épouses, n’en prenez alors qu’une seule, libre ou choisie parmi vos esclaves . C’est pour vous le moyen d’être aussi équitables que possible.

Remettez à vos femmes leur dot en toute propriété. Mais si elles vous en abandonnent une partie, de bon gré, vous pouvez en disposer en toute tranquillité.(s4v3,4)

Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins.(s4v25).


Dans les versets nous remarquons que la dot est obligatoire pour qu'il y est rapport intime.

Comment oseriez-vous le reprendre (mahr), après que l'union la plus intime vous ait associés l'un à l'autre et qu'elles aient obtenu de vous un engagement solennel ?(s4v21)

...il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos bien et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d'elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due...(s4v24)


Pour l'homme qui n'a pas les moyens d'épouser une femme libre, il peut épouser une femme esclave croyante en lui donnant une dot convenable.

Maintenant un homme ayant les moyens de se marié, il y a énormément de femmes libres qui ne demandent que ça.
Et admettons (comme certains n'ayant aucun état d'âme et pour qui la femme esclave n'a qu'un statu d'une vulgaire poupée gonflable), que l'homme a les moyens de se marié ou qui à déjà moins de 4 femmes.
Dans ce cas il affranchit la femmes esclave, celà fera office de mahr puis il l'épouse.

Anas (Allah soit satisfait sur lui) : que le messager d'Allah (sws) a dit: Prenez n'importe quelle autre femme parmis les prisonniéres .et libére la puis mariez avec elle .Thabit ben Abu Hamza, quel de douaire ( mahr)deverais –je lui donner , Mohammed sws a dit : son douaire ( mahr) est son ame libére et prend la pour ta femme .

Allah(swt) est le plus juste.


Dernière édition par Gilles le 11/9/2010, 17:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   12/2/2008, 00:45



Mon cher frère gilles que Dieu te benisse

Il semblerait que la vérité se manifeste a toi et ainsi peux tu reconnaitre ceux qui la suivent

Tu as effectivement raison de lire les hadiths a la lumière du coran

Machallah !Tu nous as fais là un tres bel exposé sur l'abolition de l'esclavage en Islam

Ainsi celui qui voudrait nous faire revenir en arrière n'aurait aucune chance de nous convaincre après ton excellent exposé

Bravo mon cher frère et merci de nous faire partager tes découvertes et tes réflexions

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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   12/5/2008, 08:24

Salem Aleykum,

je conclurais ce sujet Inch'Allah ce poste par cette conclusion.

En effet, celà me désole lorsque je vois certains gens qui s'entérine à penser, qu'ils leurs est licite d'entretenir des rapports conjugaux avec leurs esclaves femmes sans dot et sans mariage préalable.

Alors que nous savons que dans l'histoire des femmes musulmanes pouvaient être propriétaires d'esclaves hommes.

Et aussi ces versets:

Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.(s24v31)

Nul grief sur elles au sujet de leurs pères, leur fils, leurs frères, les fils de leurs frères, les fils de leurs soeurs, leurs femmes [de suite] et les esclaves qu'elles possèdent. Et craignez Dieu. Car Dieu est témoin de toute chose.(s33v55)

Leurs seraient-ils aussi licite, à ces femmes musulmanes non marié à un homme libre d'entretenir des rapports conjugaux avec un esclave homme sans mariage préalable.

AH NON, je les entends d'ici dire avec orgueil que pour la femme musulmane celà n'est pas permis d'entretenir des rapport avec leur esclave homme et que se serait de la fornication.

Alors je leurs poserais la question suivante :

Et pourquoi l'inverse devrait-il être permis ?

La vérité est que ni un homme ni une femme n'a le droit d'avoir des rapports conjugaux avec leurs esclaves sans dot ni mariage préalablement établis.

Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis que Dieu invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent !(s2v221).

Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont besogneux, Dieu les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d') Dieu est immense et Il est Omniscient.(s24v32).

La preuve en est également par rapport à ces versets :

et qui préservent leurs sexes [de tout rapport],
si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer;(s23v5,6)

et qui se maintiennent dans la chasteté
et n'ont pas de rapports qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent car dans ce cas, ils ne sont pas blâmables,(s70v29,30)

Ces versets veulent dire, les homme qui n'ont de rapports qu'avec leurs femmes libres non esclave (une femme esclave croyante affranchi a automatiquement le statut de femme libre).
"Ou les femmes esclaves qu'ils possèdent", sont pour ceux qui n'ont pas les moyens d'épouser une femme libre, mais il pourra EPOUSER une des femmes esclaves croyante non affranchi,
C'est soit se marier avec les femmes de statu libre ou bien se marier avec la femme de statu d'esclave croyante, non affranchi.Mais non pas avec les deux en même temps.

Le verset ci-dessous nous donne l'information que si cette femme esclave croyante commet l'adultère, elle aura la moitié du châtiment d'une FEMME LIBRE,
donc ceci prouve bien que cette femme esclave croyante en question n'est pas affranchi par le mariage pour autant.

Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.(s4v25).

"Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy)" dans d'autres traductions "Et épousez-les avec l'autorisation des leurs", le mot أَهْلِهِنَّ peut être traduit par "famille ,parentèle ,proches ,proches parents ,habitants ,population, gens , habitant"

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le magnifique site "e-qra" qui nous donne tous les dérivés de tous les mots : http://www.e-qra.com/Desktop à ouvrir de préférence avec Mozilla firefox

Le verset suivant va également dans ce sens, en sachant qu'un homme craignant de manquer d'équité à l'égard de ses épouses libres en mariera une seul OU parmis les esclaves.
Le choix est donné de se marié, soit avec la femme libre OU soit la femme esclave croyante non affranchi.

Si vous craignez, en épousant des orphelines, de vous montrer injustes envers elles, sachez qu’il vous est permis d’épouser en dehors d’elles, parmi les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre épouses . Mais si vous craignez encore de manquer d’équité à l’égard de ces épouses, n’en prenez alors qu’une seule, libre ou choisie parmi vos esclaves . C’est pour vous le moyen d’être aussi équitables que possible.(s4v3)

Le propos du Prophète(saws) est d'une sagesse inouï :

"Celui qui, possédant une esclave, l’entretient, l’éduque, la traite bien, puis l’affranchit et l’épouse, aura une double récompense divine."

Celà pour monter l'importance de l'affanchissement avant le mariage, de ce fait, sont statu est de femme libre.

J'ai parlé avec des personnes qui sont d'enseignement plus ou moins coranite et m'ont dit :

"si l'homme affranchi la femme esclave, il doit lui laisser le choix de partir, mais si elle ne part pas ou revient plus tard, à ce moment il pourra lui proposer de l'épouser".


Je terminerais ce sujet avec des paraboles parfois mal comprises.

Dieu a favorisé les uns d'entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu'ils possèdent de plein droit [esclaves] au point qu'ils y deviennent associés à part égale. Nieront-ils les bienfaits de Dieu ?(s16v71)

Il vous a cité une parabole de vous-mêmes : Avez-vous associé vos esclaves à ce que Nous Vous avons attribué en sorte que vous soyez tous égaux [en droit de propriété] et que vous les craignez [autant] que vous vous craignez mutuellement ? C'est ainsi que Nous exposons Nos versets pour des gens qui raisonnent.(s30v28)

Ces deux paraboles sont à peu près identiques.

D'après une exegèse "cette parabole à été descendu aux associateurs. Pour eux, il n'est pas possible de confondre les rôles entre maîtres et l'esclave, qui pourtant, appartenant tous deux au genre humain et sont donc intrinsèquement semblables.
Dès lors, comment peuvent-ils donner des associés à Dieu(swt).
Ces derniers prétendent que Dieu(swt) a des associés, qui sont en même temps ses esclaves.
Alors Dieu(swt) leurs fait comprendre ceci "s'ils n'acceptent pas d'être égaux de leurs propres esclaves en ce que Dieu(swt) attribut, alors comment Dieu(swt) accepte t-il l'égalité avec des esclaves en sa divinité et dans l'adoration.

Ibn Abbâs dit "les associants ne sont pas prêts de considérer leurs propres esclaves comme associés dans leurs biens et leurs femmes.
Alors comment osent-ils donner à Dieu(swt) des esclaves comme associés en sa divinité."


Je pense que ces deux paraboles sont un reproche adressé aux associateurs, et non pas pour rabaisser l'esclave.

Allah(swt) nous montre qu'il ne veut pas d'associer dans sont adoration de la même manière qu'un homme n'a pas à associer ses biens à part égale avec son esclave, car justement il est à la charge de l'homme.
Je pense que ces paraboles incitent le croyant à affranchir l'esclave, de cette manière l'esclave ne risquera pas d'être associé aux biens de l'homme.
Et de cette manière tout le monde aura le même statu de libre sans crainte crainte d'être associer à qui que se soit.

Il est vrai que le croyant doit dépensé selon ses moyens pour sa famille, ses esclaves à charge, la zakat, les bonnes oeuvres et un tas de choses.

Qui, lorsqu'ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu.(s25v67)

Mais le croyant doit aussi dépenser justemement pour l'affranchissement des esclave.

Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier de Dieu, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret de Dieu ! Et Dieu est Omniscient et Sage.(s9v60)

Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d'affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux; et donnez-leur des biens de Dieu qu'Il vous a accordés(s24v33).

Voici deux autres paraboles :

Dieu propose en parabole un esclave appartenant [à son maître], dépourvu de tout pouvoir, et un homme à qui Nous avons accordé de Notre part une bonne attribution dont il dépense en secret et en public. [Ces deux hommes] sont-ils égaux ? Louange à Dieu ! Mais la plupart d'entre eux ne savent pas.(s16v75)

Ibn Abbas et Qatâda ont dit :"C'est là une semblance donné par Dieu(swt) sur le dénégateur et le croyant.
L'esclave qui est une propriété ne peut rien faire, comme le dénégateur.
Celui qui reçoit belle attribution et en fait dépense secrète et publiquement est le croyant."

Et Dieu propose en parabole deux hommes : l'un d'eux est muet, dépourvu de tout pouvoir et totalement à la charge de son maître; Quelque lieu où celui-ci l'envoie, il ne rapporte rien de bon; serait-il l'égal de celui qui ordonne la justice et qui est sur le droit chemin ?(s16v76)

Ibn Abbas a dit : "C'est là une semblance donné par Dieu(swt) sur le dénégateur et le croyant."
Ibn Jarîr a dit : "Celà a été révélé au sujet de Uthmân Ibn Affân, celui-ci avait un esclave qu'il traitait bien, convenablement, mais ce dernier répugnait l'Islam et le refusait, il déconseillait même à Uthmân de donner l'aumone.


Je pense, par rapport aux paraboles et aux versets qu'Allah(swt) nous montre que dans tous les cas les croyants qui possédaient des esclaves devaient les assister et se monter bon et gentil avec eux.
Ils devaient également dépenser pour leurs esclaves à charge.
Allah(swt) nous montre qu'un esclave et une personne libre ce n'est pas pareille et nous exorte grandement à l'affranchissement de l'esclave, par contrat si l'esclave le demande, par Sadaqat ou tout simplement si le croyant lui rend sa liberté sans contrepartis.

il ne s'engage pas dans la voie difficile !
Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ?
C'est délier un joug [affranchir un esclave], (s90v12à13)


Mes chers frères et soeurs n'hésitez à donner vos avis ou si vous avez des avis différents, merci

Allah(swt) est le plus savant.


Dernière édition par Gilles le 11/10/2010, 03:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/15/2009, 10:24



Mon cher frère Gilles que Dieu te bénisse

J'ai lu dernièrement un article sur l'esclavage et son rapport a L'Islam

Cet article explique comment l'esclavage est apparu et comment il a été entretenu de part le monde

Il nous fait comprendre comment Allah swt a libérer l'homme du joug de l'homme et la sagesse divine dans ce procéssus de libération

L'article est fort long mais tres instructif :a le lire tu ne le regretteras pas

Bonne lecture



L’Islam et l’esclavage
dimanche 1er janvier 2006

Cette question controversée est sans doute la plus vicieuse sur laquelle jouent les communistes pour ébranler les croyances musulmanes chez les jeunes. Si l’Islam convenait à toutes les époques — comme le prétendent ses prédicateurs —, alors il n’aurait pas permis l’esclavage. Le fait qu’il ait permis l’esclavage constitue une preuve catégorique que l’Islam est apparu pour une période limitée dans le temps, qu’il a accompli son rôle et qu’il appartient désormais à l’histoire !

La jeunesse musulmane est elle-même habitée par des doutes. Comment l’Islam a-t-il permis l’esclavage ? Comment cette religion, indubitablement révélée par Dieu, indubitablement vraie, indubitablement apparue pour le bonheur de l’humanité entière, toutes générations confondues, a-t-elle permis l’esclavage ? Comment cette religion, fondée sur l’égalité parfaite, renvoyant l’intégralité du genre humain à une seule et même origine, et traitant tous les hommes sur un même pied d’égalité, en vertu de leur origine commune, a-t-elle intégré l’esclavage dans son système et légiféré à son sujet ? Dieu veut-Il que les hommes se subdivisent pour l’éternité en deux catégories : les maîtres et les esclaves ? Est-ce là Sa Volonté sur terre ? Dieu accepte-t-Il que le genre humain qu’Il a honoré en déclarant « Certes, Nous avons honoré les fils d’Adam » [1] devienne en partie une marchandise que l’on vend et que l’on achète, à l’instar des esclaves ? Et si Dieu n’accepte pas cela, pourquoi Son Noble Livre ne mentionne-t-il pas alors clairement l’abolition de l’esclavage, comme il a mentionné la prohibition du vin, des jeux de hasard, de l’usure et des autres péchés défendus par l’Islam ?

La jeunesse croyante sait pertinemment que l’Islam est la religion de vérité, mais elle est à l’image d’Abraham auquel « Dieu dit : "Ne crois-tu pas encore ?" "Si ! répond Abraham, mais pour que mon coeur soit rassuré" [2].

La jeunesse dont la colonisation a corrompu l’esprit et les croyances, quant à elle, ne prend pas le temps d’examiner la réalité des choses. Dominée par ses passions, elle décide sans la moindre analyse critique que l’Islam est un système périmé ayant épuisé toutes ses ressources.


Les communistes, pour leur part, se font les parangons de foutaises « scientifiques » qu’ils reçoivent de leurs maîtres, là-bas, et qui leur permettent de s’enfler d’orgueil, croyant avoir découvert la vérité immuable et éternelle, au-dessus de laquelle nul doute ne saurait planer [3]. C’est ce matérialisme dialectique, qui divise l’existence humaine en grandes étapes économiques auxquelles il serait impossible de se soustraire : le communisme primitif, l’esclavage, la féodalité, le capitalisme et enfin, le communisme final, ultime étape avant la fin du monde. L’ensemble des croyances, systèmes et doctrines qu’a connues l’humanité ne seraient que le reflet de la situation ou de l’ère économiques à laquelle ils sont apparus. Ils conviendraient ainsi à cette ère, et seraient adaptés à sa conjoncture économique, mais ne sauraient convenir à l’étape suivante qui s’appuie sur de nouveaux fondements économiques, en conséquence de quoi, il n’existerait strictement aucun système capable de convenir à toutes les générations humaines.
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/15/2009, 10:25

Si l’Islam est apparu alors que le monde était en pleine transition entre l’ère esclavagiste et l’ère féodale, alors nécessairement, ses lois, ses doctrines et ses systèmes étaient adaptés à cette étape du développement historique : il reconnaît ainsi l’esclavage et autorise la féodalité. L’Islam ne pouvait devancer le développement économique, ni apporter un nouveau système dont les potentialités économiques n’étaient pas encore prêtes. Mais pourquoi donc ?, serait-on tenté de demander. Parce que Karl Marx a dit que c’était impossible.

À ce stade, nous aimerions replacer le problème dans sa réalité historique, sociologique et psychologique, loin de la poussière que veulent remuer les uns et les autres. Une fois que nous aurons abouti à une vérité objective, il n’y aura plus lieu de se soucier des prétentions déviantes ni des « savants » imposteurs !

Nous regardons aujourd’hui l’esclavage depuis le prisme du XXe siècle. Nous le regardons à la lumière des atrocités commises dans le monde de l’esclavagisme et des traitements barbares et monstrueux que l’histoire nous a consignés sous l’Empire romain en particulier. Nous regardons alors l’esclavage avec épouvante, et nos sentiments ne parviennent à supporter l’idée que cette forme de traitement puisse être légitimée ou entérinée par une religion ou un système quelconque. Ces réactions de dégoût et de dénonciation s’emparent de nous et nous font nous demander : Comment l’Islam a-t-il permis l’esclavage, alors que toutes ses recommandations et toutes ses lois avaient pour but de libérer l’humanité de toute servitude, quelle qu’en soit la forme ? Dans la chaleur de notre réaction, nous souhaitons instamment que l’Islam ait reposé nos cœurs et nos esprits de cette tourmente, en interdisant explicitement et sans détour l’esclavage.

À ce niveau, une halte historique s’impose...

L’histoire de l’Islam n’a jamais connu les atrocités de l’esclavage romain dans le monde antique. Un simple coup d’œil sur la situation des esclaves dans l’Empire romain suffit à mettre en exergue la gigantesque avancée opérée par l’Islam au bénéfice des esclaves, et ce, même si l’on suppose — à tort — qu’il n’a pas œuvré à leur libération !

Pour les Romains, les esclaves étaient des objets, non des humains, des objets qui n’avaient strictement aucun droit, mais qui croulaient sous le poids de leurs corvées. Mais avant tout, d’où provenaient ces esclaves ? Ils provenaient des guerres, non pas de guerres menées au nom d’une idée ou d’un principe, mais au nom de la volonté de soumettre et d’exploiter les autres peuples pour la gloire de Rome. Afin que le Romain puisse mener une vie de luxe et de faste, profitant de thermes frais ou chauds, se pavanant dans de riches habits, goûtant à des mets aussi délicats que variés, afin qu’il puisse s’immerger dans cette luxure obscène faite de vin, de femmes, de danses, de fêtes et de festivals, il fallait nécessairement que d’autres peuples soient asservis et que leur sang soit sucé. L’Égypte constitue à cet égard un exemple édifiant, du temps où elle était une province romaine et avant que l’Islam ne vienne la sauver du joug de la tyrannie : elle n’était en effet qu’un grenier à blé et une source de revenus pour l’Empire.

C’est pour combler ces desseins pervers que l’impérialisme romain et l’esclavage qui en a découlé ont existé. Comme nous l’avons déjà évoqué, les esclaves étaient des objets privés du statut et des droits des êtres humains. Ils travaillaient dans les champs, enchaînés de telle sorte qu’ils ne puissent s’échapper. Ils étaient nourris, non pas parce que — comme les animaux et les végétaux — ils avaient le droit de satisfaire leur besoin de nourriture, mais parce qu’ils devaient rester en vie pour continuer à travailler. Au cours de leur travail, ils étaient dirigés au fouet, satisfaisant ainsi le sadisme pervers de leur maître ou de son représentant qui prenaient plaisir à les torturer. Le soir, ils dormaient dans de sombres « cellules » nauséabondes infestées d’insectes et de rats. Ils y étaient jetés par dizaines, au point qu’ils pouvaient se retrouver entassés à cinquante dans la même cellule, tous enchaînés, sans le moindre espace d’intimité tel celui qu’on accorde aux vaches dans l’étable.

Mais l’horreur suprême était quelque chose d’encore bien plus atroce, qui soulignait davantage la nature sauvage du Romain antique, et que l’Européen moderne a hérité de lui dans les moyens de colonisation et d’exploitation. Il s’agit des arènes de combat entre gladiateurs qui s’entretuaient au glaive et à la lance. Ces festivals figuraient parmi les préférés des Romains. Les maîtres, auxquels se joignait parfois l’Empereur, se rassemblaient pour regarder les esclaves qui s’entredéchiraient au glaive et à la lance dans des combats à mort. La joie des spectateurs atteignait alors son paroxysme, les gosiers hurlant des ovations, les mains applaudissant de manière nourrie, avec des rires de bonheur sincère et profond, dès lors que l’un des gladiateurs terrasse son compère, et le laisse gisant, sans vie !

Telle était la situation des esclaves dans l’Empire romain. Nous n’avons guère besoin de nous étendre sur le statut juridique des esclaves d’alors, ni sur le droit incontestable du maître de tuer, de torturer ou d’exploiter son esclave, sans que ce dernier n’ait le droit de s’en plaindre, ni qu’il existe une partie susceptible d’examiner ou de reconnaître cette plainte. Ce ne sont là que de futiles détails après tout ce que nous venons de raconter.

Même si le traitement des esclaves en Perse, en Inde ou dans d’autres contrées différait de ce qui se pratiquait dans l’Empire romain en termes d’horreurs plus ou moins prononcées, il ne différait guère en termes de bafouement total de la dignité humaine, et d’exploitation consistant à faire porter aux esclaves les plus lourdes corvées, sans leur accorder de compensation.

Puis l’Islam est venu...

Il est venu rendre leur humanité à ces humains. Il est venu dire aux maîtres au sujet de leurs esclaves : « Vous êtes les uns des autres ». Il est venu déclarer : « Quiconque tuera son esclave, nous le tuerons. Quiconque rasera son esclave, nous le raserons. Quiconque émasculera son esclave, nous l’émasculerons » [4]. Il est venu décréter l’unicité de l’origine, de la nature et du devenir de l’humanité : « Vous êtes les enfants d’Adam, et Adam a été créé d’argile ». Il est venu établir qu’un maître n’a aucun mérite sur son esclave, parce que l’un est maître et l’autre esclave. Le seul critère de mérite est désormais la piété : « Un Arabe n’a strictement aucun mérite sur un non-Arabe, pas plus qu’un non-Arabe n’en a sur un Arabe, ni un Noir sur un Blanc, ni un Blanc sur un Noir, si ce n’est par la piété » [5].

L’Islam est venu ordonner aux maîtres de bien traiter leurs esclaves : « Soyez bons envers vos père et mère, vos proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Dieu n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant. » [6] Il est venu établir que la relation entre les maîtres et les esclaves n’était pas une relation d’arrogance et d’asservissement, ni une relation d’exploitation et d’humiliation, mais une relation familiale et fraternelle. Les maîtres sont désormais la famille de la servante, si bien que toute demande en mariage doit leur être adressée : « Vous pouvez épouser une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres. Et épousez-les avec l’autorisation de leur famille et faites-leur don d’une dot convenable » [7]. Les esclaves sont désormais les frères des maîtres : « Vos esclaves sont vos frères. Quiconque dispose de l’un de ses frères doit le nourrir de ce dont il se nourrit lui-même et le vêtir de ce dont il se vêt lui-même. Ne leur demandez pas ce qui dépasse leur capacité. Et si vous le faîtes, alors aidez-les » [8].

Dans un souci supplémentaire de ménager les sentiments des esclaves, le noble Messager — paix et bénédictions sur lui — ajoute : « Que nul d’entre vous ne dise : Voici mon serviteur ou voici ma servante ! Mais qu’il dise : Mon garçon et ma fille ! » Fort de cette sentence, Abû Hurayrah interpela un homme qui était sur une monture tandis que son serviteur courait à pied derrière lui : « Fais-le monter derrière toi, car il est ton frère et son âme est comme la tienne ! »

Ce n’était pas tout. Avant de passer à l’étape suivante, nous devons en effet consigner le gigantesque saut opéré par l’Islam envers les esclaves au cours de cette première étape.

Les esclaves n’étaient plus des objets. Ils sont devenus des humains avec une âme identique à celle des maîtres. Les autres nations considéraient alors sans exception que les esclaves étaient une race différente de la race des maîtres et qu’ils avaient été créés pour être asservis et humiliés. En conséquence, ces maîtres n’éprouvaient pas le moindre scrupule à tuer les esclaves, à les torturer, à les brûler ou à les exploiter dans les sales besognes et les travaux forcés. Partant de ce constat, l’Islam a élevé les esclaves au statut de digne fraternité avec leurs maîtres, non pas dans un monde idéalisé et utopique, mais dans le monde réel.

L’histoire — que nul n’a pu renier, pas même les plus fanatiques auteurs européens — témoigne que le traitement des esclaves aux premiers temps de l’Islam a atteint un niveau d’humanité tel qu’il n’a jamais été atteint par ailleurs, au point que les esclaves affranchis refusaient de quitter leurs anciens maîtres — alors qu’ils en étaient parfaitement capables après s’être libérés financièrement et avoir pris l’habitude de se prendre en charge eux-mêmes — parce qu’ils les considéraient comme leur famille, auxquels ils étaient liés par des liens non moins forts que les liens du sang ! L’esclave était désormais un être humain à part entière dont la dignité était protégée par la loi, et à laquelle nul ne pouvait attenter ni par le verbe ni par l’action. Pour ce qui est du verbe, le Prophète a en effet interdit aux maîtres de rappeler à leurs esclaves qu’ils sont des esclaves. Il leur a ordonné de leur parler d’une manière qui leur fasse sentir l’amour familial et qui leur fasse oublier leur statut d’esclaves. Dans le cadre de ces directives, le Prophète leur dit : « Dieu les a mis en votre possession. Et s’Il le voulait, c’est vous qu’il aurait mis en leur possession ». Ainsi, ce ne sont que des vicissitudes contingentes qui ont fait de ces êtres des esclaves. Il était donc parfaitement possible qu’ils soient eux-mêmes maîtres de ceux qui le sont aujourd’hui ! Par cette sentence, le Prophète réduit à néant l’arrogance des maîtres et les renvoie à la fibre humaine qui les relie tous et à l’amour qui doit gouverner leurs relations les uns les autres. Quant à l’agression physique des esclaves, sa sanction explicite est le talion : « Quiconque tue son esclave, nous le tuerons ». Il s’agit d’un principe univoque d’égalité humaine entre les esclaves et les maîtres. Ce principe établit également de manière explicite les garanties qui entourent l’existence de cette catégorie de gens, dont le statut contingent ne saurait les exclure de leur authentique nature humaine. Ces garanties sont complètes et atteignent un niveau auquel n’a su prétendre aucune législation sur l’esclavage, tout au long de l’histoire, aussi bien avant qu’après l’avènement de l’Islam. Ainsi, le seul fait de gifler un esclave alors que rien ne justifie sa correction — sachant que la correction ne doit pas enfreindre la limite de ce que le maître se permet d’administrer à ses propres enfants — constitue un motif légal pour son affranchissement
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/15/2009, 10:26

Passons maintenant à l’étape suivante, celle de la libération effective...

L’étape précédente constituait en réalité une libération morale des esclaves : ceux-ci étaient réintégrés à l’humanité et étaient traités avec la dignité originelle qu’ils partageaient avec les maîtres ; c’étaient des circonstances contingentes qui privaient les esclaves de leur liberté extérieure à interagir directement avec la société. Mais mis à part ce point, les esclaves pouvaient jouir de tous les droits humains.

Mais l’Islam ne s’arrêta pas là, car sa base fondamentale et suprême est l’égalité complète entre les hommes, ce qui signifie la libération complète de tous les hommes. Par conséquent, il œuvra de manière effective à la libération des esclaves, et ce, par deux grands moyens : le `itq ou affranchissement gratuit et la mukâtabah ou contrat d’affranchissement.

Le `itq désigne l’affranchissement volontaire et gratuit, de la part des maîtres, des esclaves qu’ils possèdent. L’Islam a vivement incité à ce type d’affranchissement. En affranchissant ses esclaves, le noble Messager — paix et bénédictions sur lui —, était à cet égard le modèle de premier plan, imité par ses Compagnons. Abû Bakr dépensait ainsi des sommes considérables pour acheter des esclaves de leur maîtres qurayshites païens, puis les affranchissait et leur redonnait leur liberté. Quand les ressources budgétaires le permettaient, le Trésor Public achetait également des esclaves de leurs propriétaires et les libérait. Yahyâ Ibn Sa`îd raconte ainsi : « `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz m’a envoyé en Tunisie en tant que responsable du Trésor Public. Après avoir collecté les impôts, j’ai fait quérir des pauvres auxquels seraient redistribuées les sommes perçues. Mais nous n’avons trouvé aucun pauvre, ni personne pour récupérer tout cet argent. `Umar Ibn `Abd Al-`Azîz avait enrichi les gens. J’ai alors employé ces sommes à l’achat d’esclaves que j’ai affranchis ».

Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — affranchissait également les esclaves qui enseignaient la lecture et l’écriture à dix Musulmans, ou qui rendaient un service similaire aux Musulmans.

Le Noble Coran a par ailleurs décrété que l’expiation de certains péchés était l’affranchissement d’esclaves. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — incitait en outre à affranchir des esclaves pour expier n’importe quelle faute qu’un homme pouvait commettre, et ce, dans l’optique de libérer le plus grand nombre possible, sachant que les péchés ne cessent jamais, et que l’être humain est par nature pécheur, comme le rappelle le Messager. Il convient ici de porter une attention toute particulière à l’une de ces expiations, en raison de sa signification dans le regard que porte l’Islam sur l’esclavage. L’Islam décrète que l’expiation de l’homicide involontaire requiert le paiement d’un prix du sang à la famille de la victime et la libération d’un esclave : « Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang » [9]. La victime tuée par erreur est une âme humaine que sa famille et que la société dans son ensemble ont injustement perdue. Pour cette raison, l’Islam établit deux types de dédommagements : le dédommagement de la famille avec le prix du sang qui doit leur être payé, et le dédommagement de la société avec la libération d’un esclave croyant. La libération d’un esclave reviendrait en quelque sorte à donner la vie à une âme humaine, qui vient remplacer celle qui a été involontairement tuée. En poussant la comparaison, on est amené à la conclusion qu’au regard de l’Islam, l’esclavage est, d’une certaine façon, une mort. Ainsi, malgré toutes les garanties dont l’Islam entoure le statut des esclaves, il profite de la moindre occasion pour redonner vie à ces esclaves en les libérant de leur servitude.

L’histoire relate qu’un nombre incommensurable d’esclaves ont été libérés à travers cet affranchissement gratuit, et que ce nombre incommensurable ne trouve pas son pareil dans l’histoire des autres nations, ni avant l’Islam, ni plusieurs siècles après, jusqu’au début de l’ère moderne. Par ailleurs, les mobiles de leur affranchissement étaient purement humains, et découlaient des consciences individuelles qui désiraient gagner l’Agrément de Dieu, rien d’autre que l’Agrément de Dieu.

Quant à la mukâtabah, elle consiste à accorder à l’esclave sa liberté lorsqu’il la demande de son propre chef, moyennant une somme d’argent convenue entre le maître et l’esclave. L’affanchissement est dans ce cas obligatoire : le maître ne peut ni le refuser ni le reporter, dès lors que la somme d’argent convenue lui a été versée. En cas de problème, l’État (représenté par le juge ou par le dirigeant) intervient pour exécuter de force le contrat d’affranchissement et donner la liberté à son demandeur.

La légifération de la mukâtabah a réellement ouvert les portes de la libération des esclaves en Islam, puisqu’elle permet à l’esclave qui veut recouvrer sa liberté de s’affranchir, sans attendre que son maître le libère gratuitement à une occasion qui pourrait survenir, ou qui pourrait ne jamais survenir au fil des jours et des années.

Dès le premier instant où l’esclave demande ce contrat d’affranchissement — que le maître ne peut refuser du moment que sa libération ne présente pas de danger pour la sécurité intérieure de l’État islamique —, tout le travail qu’il effectuera désormais pour son maître sera rémunéré. Ou alors, il aura la possibilité, s’il le souhaite, de travailler à l’extérieur pour réunir la somme convenue pour le rachat de sa liberté.

Cette voie fut celle empruntée par l’Europe au XIVe siècle, soit sept siècles après que l’Islam l’eut initiée. Néanmoins, une différence majeure distingue l’Islam : la prise en charge par l’État des esclaves demandant une procédure d’affranchissement, et ce, en sus des efforts gigantesques consentis par l’Islam pour affranchir les esclaves gratuitement, sur la base d’un volontariat individuel visant à se rapprocher de Dieu et à Le servir avec loyauté.

Le verset qui désigne les ayant-droits de l’aumône légale (zakâh) dit la chose suivante : « Les aumônes ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, [...] pour l’affranchissement des esclaves » [10]. Ainsi, il est clairement établi que le Trésor Public doit employer l’aumône légale, entre autres à aider les esclaves désireux de s’affranchir de racheter leur liberté, si eux-mêmes sont incapables de le faire avec leurs propres économies.

L’Islam a donc été l’auteur d’une considérable et réelle avancée dans la libération des esclaves. Il a été en avance d’au moins sept siècles sur tout le développement historique. En plus de ce développement, il s’est distingué par d’autres éléments — comme les garanties assurées par l’État — auxquels le monde n’a commencé à s’intéresser qu’au début des temps modernes, ainsi que par des éléments que le monde ignore toujours, que ce soit au niveau du bon traitement des esclaves ou de l’affranchissement volontaire et gratuit, sans aucune contrainte d’ordre économique ou politique, à l’instar de celles qui ont obligé l’Occident à libérer les esclaves, comme nous l’expliquerons par la suite.

Ainsi tombent les foutaises prétendûment savantes des communistes, selon lesquelles l’Islam est un maillon parmi d’autres du développement économique, apparu au moment où il devait apparaître, et obéissant aux lois du matérialisme dialectique. Or voici que l’Islam a été en avance de sept siècles sur l’époque à laquelle il était censé apparaître. Des foutaises selon lesquelles également tout système — y compris l’Islam — n’est que le reflet du stade auquel est parvenu le développement économique au moment de son avènement, de sorte que toutes ses doctrines et conceptions sont en adéquation avec ce stade de développement, sans pour autant le préceder ni même être en mesure de le précéder. Ainsi en a décidé l’esprit infaillible qui ne peut se fourvoyer, l’esprit de Karl Marx — que sa mémoire soit sanctifiée ! Mais voici que l’Islam ne s’est pas inspiré des systèmes économiques en vigueur alors dans la Péninsule arabique ou dans le reste du monde, que ce soit au niveau des esclaves, du partage des richesses, de la relation entre le gouvernant et le gouverné ou du patron et du salarié. Il définissait en revanche ses propres systèmes socio-économiques, de manière indépendante et inédite. Et sous plusieurs de ses aspects, il se distingue encore de manière unique sur toute l’histoire de l’humanité.

Se pose alors la question qui intrigue les esprits et les consciences : puisque l’Islam a commis autant d’avancées vers la libération des esclaves, et puisqu’il a précédé le monde entier en ce sens, de manière volontaire, sans qu’il y soit obligé ni contraint, alors pourquoi n’a-t-il pas fait le dernier pas décisif, en déclarant sans ambages et de la manière la plus explicite qui soit, l’abolition principielle de l’esclavage ?

Pour répondre à cette question, il nous faut appréhender des réalités sociologiques, psychologiques et politiques qui ont entouré le thème de l’esclavage, et qui ont poussé l’Islam à poser les principes propres à la libération des esclaves, puis à les laisser agir d’eux-mêmes sur le long terme.

Nous devons tout d’abord rappeler que la liberté ne s’octroie pas mais se gagne. Contrairement aux illusions de certains, un simple décret abolissant l’esclavage n’est pas de nature à libérer les esclaves. L’expérience américaine dans la libération des esclaves par un simple coup de crayon d’Abraham Lincoln est la meilleure preuve de ce que nous avançons. Les esclaves libérés extérieurement par Lincoln au moyen d’une loi, n’ont pas supporté le poids de leur liberté : ils sont revenus chez leurs maîtres les priant de les accepter en tant qu’esclaves comme ils l’ont toujours été. Car, intérieurement, ils ne s’étaient pas encore eux-mêmes libérés.

Cela peut paraître étrange, mais tout paraît plus clair lorsqu’on examine le problème à la lumière des réalités psychologiques. La vie est une question d’habitudes, et ce sont les conjonctures traversées par l’homme qui façonnent ses sentiments, ses sensations et ses facultés psychiques. La psychologie d’un esclave diffère de la psychologie d’un homme libre, non pas parce que le premier serait issu d’une race inférieure, comme le pensaient les Anciens, mais parce que sa vie d’asservissement permanent a façonné ses facultés psychiques de telle sorte qu’elles soient adaptées à la conjoncture qu’il traverse. Ainsi, se développera en lui jusqu’à son paroxysme le sens de l’obéissance, tandis que s’inhiberont jusqu’à leur paroxysme le sens de la responsabilité et l’aptitude à assumer les conséquences de ses actes.

L’esclave sait accomplir beaucoup de choses lorsque son maître le lui demande. Il n’a en effet qu’à obéir et à exécuter les ordres. Mais il ne sait rien faire de lui-même, même les choses les plus banales, dès lors que c’est lui qui doit en porter la responsabilité. Non pas qu’il en soit physiquement incapable, ni parce que son esprit est incapable de comprendre ces choses, mais parce que, psychologiquement, il ne parvient pas à en assumer les conséquences. Il s’imagine tout un tas de périls fantasmés et de problèmes insolubles devant lesquels il fuit de peur d’avoir à les affronter.
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/15/2009, 10:27

Les observateurs attentifs de la vie égyptienne — et orientale en général —, au cours des dernières décennies, pourront retrouver les traces de cet asservissement qui ne dit pas son nom, et qu’a instillé le colonialisme machiavélique dans les âmes des Orientaux dans le but de les asservir à l’Occident. Ils pourront les retrouver à travers tous ces projets suspendus ou abandonnés, et que n’a suspendu le plus souvent que la peur d’en assumer les résultats. Ou ces projets qui ont été étudiés mais que les gouvernements refusent de réaliser avant d’avoir fait venir un expert anglais ou américain, qui puisse les décharger de la responsabilité dudit projet et qui donnera son feu vert pour la réalisation. Ou encore cette terrifiante paralysie administrative qui plane sur les fonctionnaires et qui enchaîne leur capacité productive à une routine cristallisée ; nul fonctionnaire ne peut en effet faire autre chose que ce que lui a ordonné son maître, « Monsieur » le haut-fonctionnaire, qui lui-même ne sait rien faire d’autre qu’obéir à son maître, « Monsieur » le Ministre. Non pas que les uns ou les autres ne soient pas capables d’agir de leur propre chef, mais parce que leur sens de la responsabilité est inhibé, alors que leur sens de l’obéissance est démesuré. Ils sont ainsi tout ce qu’il y a de plus ressemblant avec des esclaves, même si, officiellement, ce sont des hommes libres.

C’est donc cet état psychologique qui asservit l’esclave. C’est bien entendu un état contingent, qui s’est développé à partir de conjonctures extérieures, mais qui, au fil du temps, est devenu indépendant, a pris une existence qui lui est propre, à l’instar du rameau d’un arbre qui, en touchant la terre, développe ses propres racines et prend son indépendance vis-à-vis de la plante-mère. Cet état psychologique ne peut être balayé par un décret politique abolissant l’esclavage. C’est de l’intérieur qu’il doit être métamorphosé, et ce, en créant de nouvelles conjonctures permettant aux sentiments de prendre une toute autre direction, en développant chez l’esclave ses facultés inhibées, et de bâtir un être humain sainement constitué, à partir de l’être déshumanisé qu’il était.

Et c’est ce qu’a fait l’Islam...

L’Islam a commencé par exiger le bon traitement des esclaves, car rien d’autre qu’un bon traitement ne peut rendre son équilibre à une psychologie déviante. Il s’agit de lui rendre son estime afin qu’elle prenne conscience de son humanité et de sa dignité propre. Dès lors que cela se réalise, elle ressent d’elle-même le goût de la liberté et n’en est pas rebutée comme l’ont été les esclaves américains fraîchement libérés.

L’Islam poussa le bon traitement et la réhabilitation de la dignité humaine des esclaves à un point incroyable, illustré par les versets du Coran et les enseignements du Messager que nous avons cités précédemment et que nous nous apprêtons à étayer ci-dessous par des exemples très concrets.

Le Messager — paix et bénédictions sur lui — scellait des liens fraternels entre certains esclaves et certains notables arabes. Il conclut ainsi des liens fraternels entre Bilâl Ibn Rabâh et Khâlid Ibn Ruwayh Al-Khath`amî, entre son esclave affranchi Zayd et son oncle Hamzah, ou encore entre Khârijah Ibn Zayd et Abû Bakr. Cette fraternisation constituait un véritable lien, non moins puissant que les liens du sang, et donnait des droits en matière d’héritage.

Ce n’était pas tout...

Le Prophète maria également sa cousine Zaynab Bint Jahsh à son esclave Zayd. Le mariage est en réalité une question délicate, notamment pour la femme. Une femme acceptera d’épouser un homme d’un plus haut niveau social, mais elle refusera que son mari soit issu d’une catégorie sociale inférieure. Elle ressentirait cela comme une atteinte à sa dignité et à son orgueil. Mais le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — voulait établir une signification bien plus profonde : il voulait extirper les esclaves des tréfonds vers lesquels ils ont été précipités par une humanité injuste et les élever au rang des plus illustres notables arabes qurayshites.

Ce n’était pas tout non plus...

Le Messager envoya Zayd à la tête d’une armée dont les soldats n’étaient autres que des notables arabes parmi les Muhâjirûn et les Ansâr. Lorsqu’il fut tué, il désigna son fils, Usâmah Ibn Zayd, à la tête de l’armée, une armée qui comptait dans ses rangs Abû Bakr et `Umar, les deux ministres et successeurs du Prophète, futurs Califes de la Communauté musulmane. Ainsi, le Prophète n’octroyait pas seulement aux esclaves un statut d’égalité humaine ; il leur donnait également le droit de diriger et de gouverner des hommes libres.

Il en vint ainsi à déclarer : « Obéissez aux ordres même si vous êtes gouvernés par un esclave noir abyssin, dont la tête ressemble à un raisin sec, du moment qu’il vous dirige selon le Livre de Dieu — Exalté soit-Il — » [11]. Il accorda ainsi aux esclaves et aux affranchis le droit d’accéder à la plus haute fonctions de l’État, celle du dirigeant de la Communauté musulmane. `Umar dit au moment où il devait préparer sa succession : « Si Sâlim, l’affranchi de Abû Hudhayfah, était encore parmi nous, je l’aurais nommé à ma succession ». Le Calife réaffirma ainsi les principes énoncés par le Messager — paix et bénédictions sur lui —.

À une autre occasion, `Umar montra l’exemple de la plus belle des manières, en ce qui concerne le respect des esclaves et des affranchis. Bilâl Ibn Rabâh s’opposa à lui avec virulence sur la question de la répartition du butin. `Umar ne trouva rien d’autre à dire que d’implorer : « Seigneur, préserve-moi de Bilâl et de ses partisans ! » Lui, le Calife qui pouvait, s’il le voulait, ordonner et être obéi.

Ces modèles apportés par l’Islam avaient pour but de libérer les esclaves de l’intérieur, comme nous l’avons déjà répété au début de ce chapitre, afin que l’esclave prenne conscience de son individualité et réclame de lui-même sa liberté. C’est là la véritable garantie de la libération des esclaves.

Il est vrai que l’Islam a encouragé l’affranchissement gratuit et l’a prôné par tous les moyens. Mais cela faisait en soi partie de l’éducation psychologique des esclaves, afin qu’ils ressentent qu’il leur est possible de regagner leur liberté et de jouir de tous les droits réservés aux maîtres. Ainsi se développe en eux la volonté de retrouver la liberté et d’en assumer les conséquences. Dès lors, l’Islam s’empresse de la leur accorder, car ils en sont devenus dignes, aptes à la préserver.

La différence est grande entre ce système qui encourage les hommes à demander la liberté, leur donne les moyens d’y parvenir puis, la leur accorde à l’instant où ils la demandent de leur propre chef, et entre des systèmes qui laissent les choses se compliquer et s’aggraver, jusqu’à ce qu’éclatent des révolutions socio-économiques qui déciment les vies par centaines et par milliers, puis qui n’accordent la liberté à ses demandeurs que sous la contrainte et à contre cœur.

L’une des vertus majeures de l’Islam dans la question de l’esclavage est qu’il s’est attaché à la véritable libération des esclaves, une libération aussi bien intérieure qu’extérieure. Il ne s’est pas contenté de bonnes intentions comme l’a fait Lincoln lorsqu’il a édicté une loi n’ayant que bien peu de poids dans le cœur des esclaves. Ceci prouve la profondeur avec laquelle l’Islam appréhende la nature humaine, et sa capacité à déceler les meilleurs moyens de la curer. À cela s’associe le volontarisme dont fait preuve l’Islam pour octroyer les droits à leurs détenteurs légitimes, tout en éduquant ces derniers à se cramponner à ces droits et à en assumer les conséquences. Pour parvenir au mieux à cette fin souhaitée, l’Islam fait appel aux sentiments d’amour et d’affection entre les différentes composantes de la société, avant qu’elles ne s’entretuent pour ces droits, comme cela a eu lieu en Europe, où les exécrables tueries ont tari les sentiments et transmis des haines héréditaires. Ainsi, tout le bien ayant pu être récolté par l’humanité s’en est trouvé corrompu pendant son parcours.

Intéressons-nous maintenant au principal facteur ayant conduit l’Islam à poser les fondements de la libération des esclaves et à le laisser exercer son effet au fil des générations.

L’Islam a tari toutes les anciennes sources d’esclavage, excepté une seule qu’il ne pouvait tarir : il s’agit de l’esclavage dû à la guerre. Soyons plus précis.

La coutume dominante à l’époque consistait à l’asservissement ou à l’exécution des prisonniers de guerre. Cette coutume était très ancienne, ancrée dans les profondeurs de l’histoire, remontant sans doute au premier homme. Elle accompagna l’humanité dans chacune des étapes de son développement.

À l’avènement de l’Islam, la situation n’avait pas changé. Lorsque des guerres éclatèrent et opposèrent l’Islam à ses ennemis, ces derniers asservirent leurs prisonniers musulmans, les privèrent de leur liberté, traitèrent les hommes de la manière habtituelle dont étaient alors traités les esclaves, violente et injuste, tandis que les femmes étaient violées par tout un chacun : une femme unique servait ainsi aussi bien à un homme, qu’à ses enfants, qu’à ses amis désireux eux aussi de s’amuser. Aucun ordre ne régnait et aucun contrôle ne s’exerçait. L’humanité de ces femmes n’était nullement respectée, qu’elles soient vierges ou pas. Quant aux enfants capturés, ils grandissaient dans l’exécrable humiliation de l’esclavage.

Dans ces conditions, il était malvenu que les Musulmans libèrent les prisonniers ennemis qu’ils avaient capturés. Il est en effet politiquement irresponsable d’aider votre ennemi en libérant ses prisonniers, tandis que votre famille, votre clan et vos coreligionnaires endurent la persécution et les souffrances chez l’ennemi. Le traitement réciproque devient ici le meilleur, voire le seul code auquel s’en tenir. Mais malgré tout, on constate de profondes différences entre l’Islam et les autres systèmes en ce qui concerne le droit de la guerre et le statut des prisonniers de guerre.

Dans le monde non-musulman, hier comme aujourd’hui, les guerres n’ont d’autre but que la conquête, le massacre et l’asservissement. Elles puisent leur raison d’être dans la volonté de telle nation de conquérir d’autres nations, et d’étendre ses territoires à leurs dépens, ou de piller leurs ressources. Ces guerres sont aussi parfois déclenchées pour assouvir les désirs personnels d’un roi ou d’un chef militaire qui veut satisfaire son arrogance personnelle et s’ébrouer d’orgueil et de vanité, ou qui cherche vengeance, ou pour tout autre de ces motifs terrestres et mesquins. Les captifs asservis n’étaient alors pas asservis en raison de la différence de religion, ni parce que leur niveau moral, psychologique ou intellectuel était inférieur à celui de leurs ravisseurs, mais tout simplement parce qu’ils avaient été vaincus à la guerre
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/15/2009, 10:29

Par ailleurs, ces guerres n’étaient pas régies par des règles qui prohibent le viol, la destruction des villes pacifiques, le meurtre des femmes, des enfants et des vieillards. Mais, soit dit en passant, cela était parfaitement logique puisque ces guerres n’étaient guère déclenchées pour défendre une doctrine, un principe ou une noble cause.

En faisant son apparition, l’Islam a aboli toutes ces considérations, et a prohibé toute guerre, sauf s’il s’agit d’un combat pour la Cause de Dieu, c’est-à-dire un combat pour repousser l’agression contre les Musulmans, ou pour détruire les forces oppressives qui persécutent les hommes pour les détourner de leur religion, ou encore pour supprimer les forces égarées qui se posent en obstacles devant le message de l’Islam, empêchant que la vérité soit véhiculée aux hommes pour qu’ils voient et entendent de quoi il s’agit. « Combattez dans le sentier de Dieu ceux qui vous combattent, mais ne transgressez pas. Certes. Dieu n’aime pas les transgresseurs ! » [12] « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion soit entièrement à Dieu seul. » [13] C’est donc un message pacifique et non contraignant : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. » [14] La présence de Juifs et de Chrétiens dans le monde musulman jusqu’à l’heure actuelle est la preuve catégorique, indiscutable et irréfutable que l’Islam n’a pas contraint autrui à se convertir sous la menace du sabre.

Si les gens acceptaient l’Islam et se laissaient guider à la religion de vérité, alors il ne saurait être question de guerre, de conflit ou de soumission d’une nation à une autre, tout comme il ne saurait y avoir de discrimination entre un Musulman et un autre sur cette terre, car un Arabe n’a pas plus de mérite qu’un non-Arabe, si ce n’est par la piété.

Quant à ceux qui refusaient l’Islam et préféraient garder leur foi sous les auspices du système musulman, ils étaient libres de leur choix sans contrainte ni pression d’aucune sorte, même si l’Islam estime qu’il est meilleur et plus fondé que la foi en question. En contrepartie de la protection que leur garantissait l’Islam, ils devaient payer une capitation (jizyah). Cette capitation était annulée ou remboursée si les Musulmans se montraient incapables d’assurer la protection de leurs ressortissants non-Musulmans. Si les non-Musulmans refusaient l’Islam et la capitation, c’est qu’ils faisaient preuve d’un entêtement arrogant et qu’ils refusaient que le message pacifique fasse son chemin : ils voulaient stopper et étouffer par la force des armes le parcours de la lumière nouvelle que les peuples seraient tentés de suivre si on leur laissait la possibilité de l’apercevoir.

C’est alors seulement que la guerre était déclenchée, non sans avoir préalablement formulé un nouvel avertissement, afin de donner une dernière chance à la paix mondiale et à la préservation des vies : « S’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci toi aussi et place ta confiance en Dieu » [15].

Telle était la guerre islamique. Elle n’était fondée ni sur des désirs de conquêtes, ni sur la volonté d’exploiter d’autrui, ni sur la suffisance d’un chef militaire ou d’un roi despotique. C’était une guerre pour la Cause de Dieu et pour la guidance de l’humanité, lorsque échouaient tous les moyens pacifiques qui permettaient de guider les hommes.

Cette guerre était régie par des règles. Le Messager — paix et bénédictions sur lui — disait dans ses recommandations : « Guerroyez au Nom de Dieu et pour la Cause de Dieu. Combattez les dénégateurs de Dieu. Guerroyez mais ne trahissez pas, ne mutilez pas, ne tuez pas les enfants » [16].

Ne peut donc être tué que le guerrier qui porte son arme pour combattre les Musulmans. La destruction, le viol, le libre cours aux instincts maléfiques et corrupteurs sont strictement hors de propos : « Certes, Dieu n’aime point les corrupteurs » [17].

Les Musulmans ont respecté ces nobles règles qui sont les leurs dans toutes leurs guerres, y compris pendant les traîtresses Croisades. Lorsqu’ils vainquirent leurs ennemis, qui, dans une manche précédente, avaient violé les interdits, avaient attaqué la Mosquée Al-Aqsâ, faisant couler à flots le sang de ceux qui y avaient trouvé refuge auprès de Dieu — le Seigneur de tous —, ils ne se vengèrent pas à l’heure de la victoire. Pourtant, la religion elle-même leur donnait la permission de faire subir à leurs ennemis un traitement réciproque : « Quiconque vous agresse, agressez-le, à agression égale. » [18] Néanmoins, ils donnèrent l’exemple suprême, que les non-Musulmans, de quelque pays qu’ils soient, n’ont jamais pu reproduire, y compris à l’ère moderne.

C’est là une différence fondamentale entre les objectifs et les règles de la guerre chez les Musulmans et chez les non-Musulmans. S’il le voulait, et tout en étant dans son bon droit, l’Islam pouvait considérer les prisonniers qu’il capturait et qui s’entêtaient à refuser la vérité et à rester sur leur idolâtrie inférieure et sur leurs superstitions païennes, comme des êtres déficients en humanité. Il pouvait les asservir pour cette unique raison. Car un humain qui persiste à croire à ces chimères — après avoir vu la vérité — fait preuve, soit d’une bassesse de l’âme, soit d’une déviance de l’esprit. Dans les deux cas, son statut d’humain est déficient et il n’est pas digne de l’honneur réservé aux humains, ni de la liberté réservée au genre humain.

Cependant, l’Islam n’a pas asservi les prisonniers parce qu’il les considérait comme déficients en humanité, mais parce qu’ils étaient venus en agresseurs des territoires musulmans, ou parce qu’ils s’étaient posés en obstacles, appuyés par la force militaire, entre la guidance divine et les cœurs des hommes.

Et malgré tout ceci, l’asservissement des prisonniers n’était pas la règle immuable pratiquée par l’Islam. Le Messager — paix et bénédictions sur lui — libéra ainsi des prisonniers de la bataille de Badr gratuitement sans exiger de rançon, et en libéra d’autres moyennant rançon. Il préleva la capitation sur les Chrétiens de Najrân et leur rendit leurs prisonniers, donnant ainsi l’exemple qu’il voulait que l’humanité suive à l’avenir.

Il convient par ailleurs d’indiquer à cet égard que le seul verset ayant trait au sort des prisonniers de guerre ne fait pas mention de l’asservissement : « Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. » [19] Ce verset mentionne seulement la libération moyennant rançon et la libération gratuite, et ce, afin que l’asservissement ne devienne pas une règle universelle ni une nécessité absolue. Il est maintenu au statut de simple option à laquelle l’armée musulmane pourra recourir si les circonstances et la conjoncture l’exigent.

À cela s’ajoute le fait que les prisonniers qui tombaient entre les mains de l’Islam étaient traités de cette manière noble et généreuse que nous avons décrite précédemment. Ils ne rencontraient ni humiliation ni torture. Et on leur ouvrait les portes de la liberté dès lors qu’ils la voulaient et se sentaient capables de l’assumer, sachant que la plupart d’entre eux n’étaient pas des hommes libres au moment de leur capture, mais étaient des esclaves que les Perses ou les Romains avaient asservis et poussés à combattre les Musulmans.

Ainsi, il ne s’agissait pas d’asservir pour asservir, l’esclavage n’étant pas un fondement immuable que l’Islam entendrait conserver, l’orientation générale induite par tous les textes afférents étant celle de la libération des esclaves.

L’esclavage n’est qu’une situation temporaire menant au final à la libération.

À l’éclatement d’une guerre entre les Musulmans et les ennemis de l’Islam, certains prisonniers infidèles peuvent tomber entre les mains des Musulmans. Dans certains cas, non dans tous, et sans que cela soit automatique, ces prisonniers deviennent des esclaves. Ils vivent alors pendant un certain temps dans un milieu social musulman, pendant lequel ils peuvent observer à loisir la justice divine concrètement réalisée sur le terrain. Ils sont embrassés par l’esprit de miséricorde de l’Islam qui les traite avec bonté et humanité. Leurs âmes s’imprègnent de la chaleur réconfortante de l’Islam et leurs consciences s’ouvrent à la lumière. L’Islam les libère alors en les affranchissant gratuitement dans certains cas, ou en leur accordant un contrat d’affranchissement, dès lors qu’ils aspirent d’eux-mêmes à recouvrer leur liberté.

La période qu’ils auront passée sous l’esclavage devient ainsi en réalité une période de cure psychologique et spirituelle, pendant laquelle on les traite avec bonté, en leur faisant ressentir leur statut naguère piétiné d’êtres humains, et en orientant leurs âmes vers la lumière divine, sans contrainte d’aucune sorte. Au bout de ce processus, se trouve alors la libération, à supposer bien entendu que les prisonniers aient été asservis, ce qui n’est certainement pas la seule issue choisie par l’Islam pour les prisonniers, comme en témoigne le précédent verset et l’attitude concrète adoptée par le Messager — paix et bénédictions sur lui — dans ses différentes batailles.

Quant aux femmes, l’Islam les a honorées — y compris en tant qu’esclaves — par rapport à ce qu’elles subissaient dans les pays non-musulmans. Leur honneur n’était plus un butin auquel tout un chacun pouvait prétendre ; elles n’étaient plus réduites à la prostitution, alors que c’était le sort qui attendait le plus souvent les captives de guerre. L’Islam a fait des femmes esclaves la propriété exclusive de leur maître ; nul autre que lui ne pouvait s’introduire auprès d’elles. Il leur a accordé le droit de recouvrer leur liberté par un contrat d’affranchissement ; et une esclave qui accouchait d’un enfant de son maître s’affranchissait automatiquement, en même temps que son enfant. Elles avaient en outre droit au bon traitement commandé par l’Islam.

Telle est l’histoire de l’esclavage dans l’Islam, une page glorieuse de l’histoire de l’humanité. L’Islam n’a pas fait de l’esclavage un fondement immuable. La preuve en est qu’il a pris toutes les mesures pour libérer les esclaves, et qu’il a tari de manière définitive toutes les sources d’esclavage, à l’exception d’une seule qui est celle des prisonniers capturés pendant une guerre déclarée menée pour la Cause de Dieu. Nous avons vu que même dans ce cas, l’esclavage n’était pas automatique, et en cas d’asservissement, c’était pour une durée limitée menant au final à la libération.

Quant à ce qui s’est passé à certaines périodes islamiques, où l’esclavage n’était pas seulement alimenté par les prisonniers capturés dans les guerres religieuses, mais provenait également de la traite esclavagiste, du rapt et du commerce de populations pacifiques dont le simple asservissement n’avait pas lieu d’être, alors imputer ces exactions à l’Islam n’est ni plus vrai ni plus juste que d’imputer les exactions et les turpitudes de nos dirigeants musulmans actuels à l’Islam [20].

Nous devons garder à l’esprit un certain nombre de points à ce sujet.

Premièrement, dans les autres pays, les sources qui alimentaient l’esclavage étaient nombreuses. Elles n’étaient pas dues à une nécessité vitale mais à un désir d’esclavagisme : l’asservissement d’une nation à une autre, d’une race à une autre, l’asservissement dû à la pauvreté, l’asservissement héréditaire dû à la naissance dans une caste donnée, l’asservissement de servage, etc. L’Islam a aboli toutes ces sources d’esclavage, à l’exception d’une seule dont nous avons expliqué les tenants et les aboutissants au cours de cet exposé.

Deuxièmement, malgré le nombre injustifié de ses sources d’esclavage, l’Europe n’a pas aboli l’esclavage de son plein gré. Les auteurs européens reconnaissent en effet que l’Europe a aboli l’esclavage lorsque la productivité des esclaves a diminué, en raison de leurs conditions de vie déplorables et de leur manque de volonté et de capacité à travailler. Le coût d’entretien et de gardiennage de l’esclave est devenu supérieur à sa productivité. En fin de compte, il ne s’agissait que d’un calcul économique de bénéfices et de pertes. Il n’y avait pas l’ombre d’une valeur humaniste de dignité du genre humain au nom de laquelle serait redonnée à l’esclave sa liberté. À ces considérations économiques et matérielles viennent s’ajouter les révoltes successives des esclaves qui empêchèrent la pérennité de leur asservissement.

Et malgré tout, l’Europe ne leur accorda pas la liberté pour autant. D’esclaves appartenant à leurs maîtres, ils devinrent des serfs appartenant à des domaines seigneuriaux. Ils étaient vendus et achetés avec les terres domaniales, sur lesquelles ils devaient travailler, sans possibilité pour eux de les quitter. S’ils partaient, ils étaient considérés comme des fuyards que la loi permettait de faire revenir attachés par des chaînes et brûlés au fer rouge. Ce fut cette forme d’esclavage qui demeura en vigueur jusqu’à son abolition par la Révolution française au XVIIIe siècle, soit plus de mille cent ans après que l’Islam eut établi le principe de la libération des esclaves.

Troisièmement, nous ne devons nous laisser berner par les appellations. Il est vrai que la Révolution française a aboli l’esclavage en Europe, que Lincoln a aboli l’esclavage en Amérique, puis que le monde entier a décidé d’abolir l’esclavage, mais tout ceci n’est qu’apparence. Quel est donc cet esclavage que l’on a aboli ? Si l’esclavage a vraiment été aboli, quel nom donner alors à ce qui se passe aujourd’hui de par le monde entier ? Quel nom donner à ce que commettait la France dans le Maghreb musulman ? Quel nom donner à ce que commet l’Amérique à l’encontre des Noirs ? Quel nom donner à ce que commet l’Angleterre à l’encontre des gens de couleur en Afrique du Sud ?

L’esclavage ne désigne-t-il pas dans sa réalité la dépendance d’un groupe de gens vis-à-vis d’un autre groupe et la privation d’une catégorie d’humains de droits reconnus à autrui ? Ou bien désigne-t-il autre chose ? Qu’est-ce à dire si cela porte l’appellation d’esclavage ou s’il porte l’appellation de liberté, d’égalité et de fraternité ? À quoi riment les solgans pompeux lorsque les vérités qu’elles couvent sont les plus ignobles qu’a connues l’humanité tout au long de son histoire ?

L’Islam a été honnête avec lui-même et avec les hommes lorsqu’il a dit : « Ceci s’appelle esclavage. Sa cause unique est tant. Et la voie vers la libération est ouverte ».

La civilisation artificielle dans laquelle nous vivons n’a pas, quant à elle, cette honnêteté. Elle s’évertue en revanche à falsifier les vérités et à les maquiller avec des slogans pompeux. Des centaines de milliers de personnes en Tunisie, en Algérie et au Maroc ont été massacrées. Leur seul crime était de revendiquer leur liberté et leur dignité humaine, la liberté de vivre dans leur pays sans ingérence extérieure, de parler leur propre langue, de pratiquer leur propre foi, de ne servir que leur propre patrie et d’interagir directement avec le monde dans les domaines politique, économique, etc. Le massacre de ces innocents, leur incarcération dans des prisons immondes sans nourriture et sans eau, le viol et le meurtre injustifié de leurs femmes, l’éventrement des femmes enceintes soumises à un pari sur le sexe de leur fœtus, tout cela s’appelle, au XXe siècle, civilisation, modernité, diffusion des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Quant au traitement exemplaire de dignité que réservait l’Islam aux esclaves voici treize siècles, de son plein gré et dans un souci de respect de la dignité du genre humain dans tous ses états, tout en déclarant concrètement que l’esclavage était une situation temporaire et non un état définitif, cela s’appelle obscurantisme, attardement, barbarie.
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/15/2009, 10:32

Lorsque les Américains apposent à l’entrée de leurs hôtels et de leurs clubs des pancartes indiquant « Réservé aux Blancs » ou mentionnant, dans la plus ignoble des insolences, « Interdit aux Noirs et aux chiens », lorsqu’un groupe de Blancs « civilisés » s’attaquent à un homme de couleur, le jettent à terre et le lynchent à mort, tandis que le policier assiste passivement à la scène, n’intervenant pas pour sauver son frère de patrie, de religion et de langue, son frère humain avant tout, pour la simple raison que la victime a osé sortir — en tant que personne de couleur — avec une jeune Américaine blanche sans honneur et pleinement consentante, alors ce sera le sommum de la civilisation et de l’élévation auxquelles est parvenu le XXe siècle.

En revanche, lorsque l’esclave zoroastrien menace `Umar de le tuer, et que `Umar saisit parfaitement la menace, sans pour autant qu’il ne l’emprisonne ou ne l’exile, pour ne pas dire qu’il ne le tue, sachant que cet esclave n’est pas pleinement humain, puisqu’il adore le feu et persiste dans son fanatisme à vouer un culte à l’erreur après avoir vu la vérité, alors `Umar atteint le comble de la barbarie. Il atteint le comble du mépris du genre humain car il déclare simplement : « L’esclave m’a menacé ! » et le laisse libre de commettre son crime et d’assassiner le Calife des Musulmans, n’ayant pas de preuves contre lui avant qu’il commette le meurtre.

L’histoire des peuples africains, leur privation de leurs droits humains, les massacres dont ils furent victimes et, selon les termes consacrés par l’ignoble presse anglaise, la « chasse » qu’on leur livrait pour avoir poussé l’audace jusqu’à prendre conscience de leur dignité et de réclamer leur liberté, constituent l’apogée de la justice britannique, l’âge d’or de la civilisation humaine, la victoire des valeurs supérieures au nom desquelles se justifie la mise sous tutelle par l’Europe du reste du monde. Quant à l’Islam, c’est la barbarie à l’état brut, car il n’a pas appris à « chasser » des humains et à prendre plaisir à les tuer en raison de la noirceur de leur peau. Son enfoncement dans l’attardement et l’obscurantisme est parvenu à un point tel qu’il a déclaré : « Obéissez aux ordres même si vous êtes gouvernés par un esclave noir abyssin dont la tête ressemble à un raisin sec ! »

Quant à la femme, c’est une tout autre histoire.

L’Islam a permis au maître de posséder un certain nombre de femmes esclaves, capturées pendant la guerre, dont lui seul pouvait jouir, ou qu’il pouvait épouser s’il le désirait. Aujourd’hui, telle une vierge effarouchée, l’Europe condamne ces agissements et se dissocie de cette bestialité monstrueuse qui considère les femmes esclaves comme des objets de consommation et de la chair sans honneur et sans dignité, une bestialité obsédée par l’assouvissement du plaisir sauvage et immonde d’un homme qui ne dépasse guère le rang d’animal.

Le véritable crime de l’Islam à ce sujet est qu’il ne permet pas la prostitution ni le proxénétisme. Dans les autres pays, les captives de guerre sombraient inéluctablement dans la fange du vice. Elles n’avaient en effet aucun soutien financier et leurs maîtres ne ressentaient à leur égard aucune jalousie pour leur honneur. Ils les faisaient travailler dans cette exécrable profession et gagnaient leur vie à travers ce trafic immonde : le trafic des honneurs. L’Islam, la religion attardée, n’a pas accepté quant à lui la prostitution. Il s’est attaché à préserver la société propre de toute souillure criminelle. Il a ainsi fait de ces femmes esclaves la propriété exclusive de leurs maîtres respectifs. Ces derniers devaient les nourrir, les vêtir, les préserver du vice, et satisfaire leurs besoins sexuels — accessoirement — en même temps qu’eux-mêmes satisfaisaient les leurs.

La conscience européenne ne parvient pas, quant à elle, à supporter cette bestialité. Pour cette raison, elle autorisa la prostitution et lui offrit des garanties et des protections juridiques ! Elle poussa même le zèle jusqu’à aller la répandre sur chaque territoire colonisé que ses pieds foulaient. À part l’appellation, qu’est-ce qui a donc changé avec l’esclavage ? Où est la dignité de la prostituée lorsqu’elle ne peut repousser les demandes de ses clients ? Quelle dignité a-t-elle lorsqu’elle n’est demandée que pour la plus abjecte des avances à laquelle l’humanité peut se rabaisser : la demande d’un corps brut dénuée de tout sentiment et dépourvue de toute valeur spirituelle ? Quelle comparaison peut-on établir entre cette souillure physique et morale et entre les relations qui existaient entre les maîtres et les femmes esclaves sous l’Islam ?

L’Islam a été honnête avec lui-même et avec les hommes lorsqu’il a dit : « Ceci s’appelle esclavage. Et celles-là sont des femmes esclaves. Leur traitement doit obéir à telle et telle directive. » Mais la civilisation artificielle n’a pas cette honnêteté. Elle n’appelle pas la prostitution, « esclavage ». Elle la désigne en revanche comme une « nécessité sociale ».

Et pourquoi serait-ce une nécessité ?

Parce que l’homme européen civilisé ne veut entretenir personne, ni femme ni enfants. Il veut seulement prendre son plaisir sans avoir à assumer de responsabilité. Il veut le corps d’une femme dans laquelle il vide son trop-plein d’énergie sexuelle. Peu importe qui est cette femme. Peu importent les sentiments qu’elle a envers lui ni les sentiments qu’il a envers elle. Lui n’est qu’un corps animal désirant saillir la femelle. Et elle n’est qu’un corps qui se fait saillir sans avoir le choix non par un mâle en particulier, mais par le premier venu.

C’est cette « nécessité » sociale qui permet d’asservir les femmes en Occident à l’ère moderne. C’est pourtant loin d’être une nécessité si l’homme européen décide de s’élever au rang d’être humain et refoule tout le pouvoir de son égocentrisme.

Les pays qui ont interdit la prostitution dans l’Occident civilisé ne l’ont pas fait parce que leur conscience se serait enfin réveillée, ni parce que leur niveau moral et spirituel se serait élevé au-dessus du vice. Non pas ! Ils l’ont fait parce que les amatrices ont permis de se passer des prostituées professionnelles. L’État n’avait donc plus besoin d’intervenir.

Après tout cela, l’Occident trouve encore suffisamment de culot pour venir critiquer le système des femmes esclaves en Islam, ce système qui existait voici mille trois cents ans et qui, tout en étant destiné à disparaître, était bien plus noble et bien plus sain que le système qui existe aujourd’hui, au XXe, et que la civilisation moderne considère comme un système naturel, que personne ne condamne, que personne ne cherche à modifier, et dont personne ne s’oppose à ce qu’il demeure en vigueur jusqu’à la fin des temps.

Que nul ne prétende que ces « amatrices » font leur travail de leur plein gré et qu’elles disposent de leur entière liberté ! Car ce qui est en cause, c’est ce système qui, à travers la situation économique, sociale, politique, intellectuelle et spirituelle qu’il engendre, pousse les gens à accepter l’esclavage ou à y sombrer. Nul doute que c’est la « civilisation » européenne qui pousse à la prostitution et qui l’accepte, qu’il s’agisse d’une prostitution institutionnalisée ou qu’elle soit du fait d’amatrices volontaires.

Telle est l’histoire de l’esclavage en Europe jusqu’à ce XXe siècle : un esclavage d’hommes, de femmes, de nations et de races, un esclavage aux sources multiples et sans cesse renouvelées, sans qu’il existe de nécessité le suggérant, si ce n’est la bassesse avec laquelle l’Occident s’enfonce en-deçà du digne rang de l’espèce humaine.

Ne parlons pas de l’esclavagisme auquel le régime communiste soumet son peuple, au point que l’individu ne peut même pas choisir le travail qu’il veut exercer, ni même l’endroit où il veut travailler. Ne parlons pas non plus de l’esclavagisme auquel les possesseurs de capitaux soumettent leurs salariés dans l’Occident capitaliste, au point que le salarié ne peut choisir que le maître qui l’exploitera.

Ne parlons ni de ceux-ci ni de ceux-là. Car l’on trouvera toujours des polémistes qui viendront en faire l’apologie. Les formes criantes et indiscutables d’esclavage, que nous avons énumérées, et qui sont pratiquées au nom de la civilisation et du progrès social, sont suffisantes. À chacun ensuite d’examiner si l’humanité a progressé en quatorze siècles d’éloignement de l’Islam ou si elle a poursuivi une inexorable régression morale, au point qu’aujourd’hui, elle nécessite un flambeau de lumière islamique qui la fera sortir des ténèbres dans lesquelles elle s’enfonce.

P.-S.
Traduit de l’arabe du livre de Muhammad Qutb, Shubuhât hawl Al-Islâm (Controverses sur l’Islam), partiellement disponible en ligne sur le site Altareekh.com.
Notes
[1] Sourate 17, Al-Isrâ’, Le Voyage nocturne, verset 70. NdT.

[2] Sourate 2, Al-Baqarah, La Vache, verset 260. NdT.

[3] Ce texte a été rédigé a une époque où la tentation communiste était très prégnante au Moyen-Orient. Bien que les temps aient changé, et que du communisme il ne reste que des fossiles, la question de l’escalavage reste d’actualité et les arguments demeurent sensiblement les mêmes. Ndlr.

[4] Rapporté avec quelques variations dans le Musnad de l’Imâm Ahmad, dans les Sunan des Imâms Abû Dâwûd, An-Nasâ’î, At-Tirmidhî, Ibn Mâjah et Ad-Dârimî. Ndlr.

[5] Fragment d’un hadîth plus long figurant dans le Musnad de l’Imâm Ahmad. Ndlr.

[6] Sourate 4, An-Nisâ’, Les Femmes, verset 36.

[7] Sourate 4, An-Nisâ’, Les Femmes, verset 25.

[8] Fragment d’un hadîth plus long rapporté par Al-Bukhârî, At-Tirmidhî et Ahmad, selon Abû Dharr — qu’Allâh l’agrée —. Ndlr.

[9] Sourate 4, An-Nisâ’, Les Femmes, verset 92.

[10] Sourate 9, At-Tawbah, Le Repentir, verset 60.

[11] Rapporté par Al-Bukhârî, Ahmad et Ibn Mâjah. Ndlr.

[12] Sourate 2, Al-Baqarah, La Vache, verset 190. NdT.

[13] Sourate 2, Al-Baqarah, La Vache, verset 192. NdT.

[14] Sourate 2, Al-Baqarah, La Vache, verset 256. NdT.

[15] Sourate 8, Al-Anfâl, Le Butin, verset 61. NdT.

[16] Rapporté par Muslim, At-Tirmidhî et Ahmad. Ndlr.

[17] Sourate 28, Al-Qasas, Le Récit, verset 77. NdT.

[18] Sourate 2, Al-Baqarah, La Vache, verset 194. NdT.

[19] Sourate 47, Muhammad, verset 4. NdT.

[20] Il est en effet indispensable de faire une distinction nette entre les agissements des individus et les enseignements et dispositions prévues par la religion, afin que les responsabilités soient imputées de manière équitable. Le rapt des innocents et leur asservissement est très sévèrement condamné par l’islam, ce qui n’a pas empêché que certains individus commettent ce crime dans les pays arabes ou musulmans. Ndlr.

source: http://www.islamophile.org/spip/L-Islam-et-l-esclavage.html
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/17/2009, 04:37

Mon cher frère Abdellah qu'Allah(swt) te préserve,
tes postes sont d'un excellent rappel.
Cet article est un bon exposé sur le sujet de l'esclavage et montre la sagesse et la justice de l'Islam à cet égard.
L'auteur de l'article à fait un exellent recapitulatif de l'esclavage et les peuples en général.
Il est vrai que "l'esclavage n'était pas la règle immuable que l’Islam entendrait conserver
, l’orientation générale induite par tous les textes afférents étant celle de la libération des esclaves."

Mais un point reste à éclaircir, celui des captives de guerre.
Bon déjà l'Islam a interdit au musulman de s'introduire dans les maisons des ennemis en temps de guerre.
Donc ces femmes devaient préalablement combattre les musulmans par les armes pour être réduite à l'esclavage.

L'auteur de l'article cite ceci :

Citation :
L’Islam a fait des femmes esclaves la propriété
exclusive de leur maître
; nul autre que lui ne pouvait s’introduire
auprès d’elles. Il leur a accordé le droit de recouvrer leur liberté
par un contrat d’affranchissement ; et une esclave qui accouchait d’un
enfant de son maître s’affranchissait automatiquement, en même temps
que son enfant.
Elles avaient en outre droit au bon traitement commandé
par l’Islam

Là le problème reste posé car on ne sait pas si le maître était marié avec l'esclave ou pas, pour avoir des rapports avec elle.
De plus il faut que la femme esclave devienne croyante pour qu'il y ait mariage.

Et ici également :

Citation :
L’Islam a permis au maître de posséder un
certain nombre de femmes esclaves, capturées pendant la guerre, dont
lui seul pouvait jouir
, ou qu’il pouvait épouser s’il le désirait.

Je ne sais pas si "dont le maitre pouvait jouir" concerne les rapports sexuels avec l'esclave.

Et ceci :

Citation :
Il a ainsi fait de ces femmes esclaves la propriété exclusive de leurs maîtres respectifs. Ces derniers devaient les nourrir, les vêtir, les préserver du vice, et satisfaire leurs besoins sexuels — accessoirement — en même temps qu’eux-mêmes satisfaisaient les leurs.

Svp je crois que ils ont oublié une chose essentielle, euh attendez, que je refléchis... , [Ah oui le MARIAGE je crois !!!

En tout cas je campe sur mes positions qui sont :

- Pas de mariage avec les femmes esclaves = pas de rapports sexuelles

Le mariage étant une obligation en Islam pour des croyants et croyantes désirant s'unir et ceci tout statut confondu.

ALLAH(swt) est le plus savant


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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/18/2009, 19:17

Salem Alleykum, voici un poste du même site "Islamophile" sur le sujet des prisonniers de guerre :

Les prisonniers de guerre


Question


Quelle est la position de l’Islam en ce qui concerne les prisonniers de guerre ? Est-il vrai que les gouverneurs musulmans, à l’époque de l’Etat islamique, prenaient les femmes-esclaves des palais qu’ils conquéraient, les considéraient comme esclaves et avaient avec elles des rapports sexuels ? Comment cela concorde-t-il avec notre Pure Législation (Shar`) ?
Réponse du Sheikh Faysal Mawlawî

[1]
Concernant les prisonniers de guerre, le Dirigeant de la Communauté (Imâm) a le choix entre quatre solutions. Deux de ces solutions ont été mentionnées dans le Noble Coran : il s’agit de la libération gratuite et de la libération moyennant une rançon.


Les juristes ont ajouté à ces deux solutions, mentionnées dans le Noble Coran, deux autres solutions, et ce, conformément à ce que fit le Messager de Dieu, paix et bénédiction sur lui : il s’agit dans ce cas de l’exécution et de l’asservissement.


Ces deux solutions sont considérées comme faisant partie de la politique légale et le Dirigeant de la Communauté peut y recourir s’il existe des motifs qui le justifient.


Quant à l’asservissement, il était pratiqué dans le passé par toutes les nations de la Terre, sans exception. Les Musulmans ne pouvaient donc abandonner unilatéralement cette pratique.


Aujourd’hui, il existe des accords internationaux qui interdisent toute forme d’asservissement humain. Cette initiative est, sans nul doute, soutenue par l’Islam. Par conséquent, aujourd’hui, il devient hors de propos de recourir à l’asservissement.


Aux premières heures de l’Islam, l’asservissement était toléré aussi bien chez les Musulmans que chez les autres nations. Néanmoins, l’Islam a défini la manière dont doivent être traités les esclaves, en ce sens que leur humanité doit être préservée. C’est ainsi que pour la première fois de l’histoire, des esclaves purent devenir dépositaires du pouvoir et purent fonder l’une des plus importantes dynasties — du point de vue de son apport à la civilisation — de l’histoire de l’Islam : il s’agit de la dynastie des Mamelouks.


Quant à l’autorisation pour l’homme d’avoir des relations sexuelles avec ses femmes-esclaves, elle s’explique par l’encouragement à l’affranchissement de ces esclaves. En effet, lorsque l’homme a des relations sexuelles avec son esclave, il doit la traiter en tant qu’épouse. Et si elle lui met au monde un enfant, elle s’affranchit automatiquement. De telles prescriptions sont considérées comme une des fiertés de l’Islam à l’époque.

source :
http://www.islamophile.org/spip/Les-prisonniers-de-guerre.html


Franchement là, c'est ce dernier point qui me choque le plus !

Le musulman n'a pas besoin d'avoir des rapports sexuelles avec ses femmes esclaves pour les affranchir, de qui se moque t-on ?

Il peut le faire simplement pour une bonne action et pour plaire à Allah(swt),

et si le musulman doit traiter sa femme esclave en tant qu'épouse alors tout d'abord il l'a consulte si elle est d'accord et croyante, il se mari avec elle, lui donne un "Mahr" de bonne grâce.

Mais pas " si l'homme à des relations sexuelles avec la femme esclave, il doit la traité en tant qu'épouse", faut pas tout mélanger !!
Et admettons que la femme esclave est une associatrice, l'homme doit-il également la traité en tant qu'épouse ???
Alors que celà est interdit pour un croyant de maintenir les liens conjugaux avec une associatrice, et vice versa !!!


Tout d'abord le mariage lorsque la femme esclave devient croyante, le "Mahr" de bonne grâce, puis APRES LE RESTE.

Revenons tous au livre d'Allah(swt) qui ne permet pas toutes ces spéculations.


Et ALLAH(swt) est le plus savant
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/18/2009, 23:07

Salem Alleykum,

voici une bonne argumentation au sujet des esclaves du Dr ELOUAZZANI[/color].

Question de Sourates (mejliss Kalam)

Salamou alayk dr ouazani


une question dont je voudrais que vous m'éclairiez s'il vous plait car je n'ai rien trouvé qui puisse me calmer car je suis choquée et perturbée au plus haut point malgré les sept pages en douze heure de mon thread dans "jurisprudence".
en lisant ces hadiths:
dans sahih boukhari, d'après ben Muhayriz, Abu Sa'id al-Khudry dit : "Une fois, nous prîmes des captives...et nous pratiquions le coït interrompu.Nous interrogeâmes le Messager de Dieu (saws) sur la question et il nous dit: "Vous pratiquez cela alors! (il répéta cela par trois fois)...Toute âme devant exister ne manquera d'exister, et ce jusqu'au Jour de la Résurection."

Sahih Bukhari 5,59,362 :
"Il a alors tué leurs hommes et a distribué leurs femmes, leurs enfants et leurs propriétés parmi les musulmans, mais certains d'entre eux sont venus vers le prophète et il leur a accordé la sécurité, et ils ont embrassé l'islam. Il a exilé tous les juifs de Médine. Ils y avait des juifs de Bani Haritha et tous les autres juifs de Médine"

Ibn Ishaq page 466 du Sirat Rasulallah ::
"Alors l'apôtre a divisé la propriété, des épouses, et des enfants des Banu Qurayza entre les musulmans, il a fait connaître à ce jour les parts concernant les chevaux et les hommes, et en a pris le cinquième ",(Mahomet et sa famille ont obtenu un cinquième des prises de guerre). Puis l'apôtre a envoyé Sa'd. . . avec certaines des femmes captives des Banu Qurayza à Najd pour qu'il les vende contre des chevaux et des armes."

voici ce que j'ai trouvé
Quant aux femmes, l’Islam les a honorées — y compris en tant qu’esclaves — par rapport à ce qu’elles subissaient dans les pays non-musulmans. Leur honneur n’était plus un butin auquel tout un chacun pouvait prétendre ; elles n’étaient plus réduites à la prostitution, alors que c’était le sort qui attendait le plus souvent les captives de guerre. L’Islam a fait des femmes esclaves la propriété exclusive de leur maître ; nul autre que lui ne pouvait s’introduire auprès d’elles. Il leur a accordé le droit de recouvrer leur liberté par un contrat d’affranchissement ; et une esclave qui accouchait d’un enfant de son maître s’affranchissait automatiquement, en même temps que son enfant. Elles avaient en outre droit au bon traitement commandé par l’Islam.
th


MAIS MAIS
je ne parle pas d'esclavagisme j'ai bien compris que l'islam tendait a la libération et au bon comportement envers eux
c'est le fait de forcer ces "captives" a avoir des relations sexuelles envers elles qui me choquent!!
et mm si ce sont des femmes mariées!!
4.24. et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété

et je doute que c'était avec le conscentement de femmes mariées!!

dites moi ce que vous en pensez s'il vous plait
merci


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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/18/2009, 23:14

Réponse du Dr ELOUAZZANI

Salam,

Je me contenterai du premier hadith..

Le premier hadith a été évoqué par l'imam al Boukhari dans un chapitre intitulé : "la libération des captifs" !!! La sagesse de l'imam Al Boukhari nous illustre la finalité du hadith et le sens qu'allait donner l'islam à l'histoire de l'humanité : La libération ...

On ne peut pas reculer pour juger l'Histoire en se basant sur la mentalité aujourd'hui, et on ne peut revenir en arrière et remonter l’histoire de l’humanité dans le sens inverse..(le mariage homosexuel auparavant mal vu, légalisé de nos jours) ... Les détracteurs à l'époque (le grand nombre d'Arabes idolâtres, à la Mecque, un certain nombre de juifs et de chrétiens à Médine et ailleurs, et les Hypocrites de Médine) ne dirent mot à propos de cela. Pourtant, ils ne manquaient pas une occasion de le critiquer et de le dénigrer.

Il faut être vigilant et ne pas interpréter à tout va.. Le viol est condamné par Dieu et n'est pas permis. Le viol est un terme inapproprié. Je sais que ce genre de questions sont soulevés par des instituts et des instances subventionnés pour ça.. il ne faut pas perdre le temps car lorsqu’on répond à une question ils nous sortiront d’autres.. De plus, on ne prend pas la conclusion à partir d'un seul hadith, ou même d'un seul verset. Il faut regarder l'orientation générale de la religion, les finalités de la religion (maqassid achari'a) et les règles fondamentales (al qawa'id al koulyyah) ...

Die Propaganda ..
Je ne peux que dénoncer la traduction de ce hadith qui évoque les faits avec des termes ravageurs aussi bien que le titre qui pourrait illustrer le choc psychologique que vous désirez peut être générer.. Un sujet obsolète qui va nous laisser à la défensive à chaque fois.. L'usage du terme viol est une propagande, un viol intelectuel des esprits des gens..

Ce qu'il faut juger c'est le moyen Age et les périodes historiques qui l'ont précédé. 15 siècles nous séparent de cette époque. A-t-on le droit de juger ? A-t-on les moyens de ridiculiser une religion dont le premier principe : « Nous avons honoré les fils d’Adam »..L'islam n'est tenu pour responsable d'un système de "valeurs" qu'il a lui même tenté de changer et de contredire.


P.S.:
Je ne suis pas d'accord avec le mot "esclave", le mot utilisé dans le Coran est "amah"ou "amatoun", « ma malakat yaminouk » "fatate"... "amat" en islam, une femme qui fait partie intégrante de la famille..bien logée, bien nourie.. "fatate" en arabe signifie une fille. Cette politesse dans l’expres​sion(non utilisation du terme esclave) révèle la différence énorme entre la culture occidentale vis à vis de cet « être vivant» basée sur la violence (depuis les traditions Gréco-Romaines et jusqu’à l’abolition de l’esclavagisme) et la philosophie islamique basée sur d’autres repères dont témoignent les dires du Prophète BSSL ..
J'utiliserai ce terme "esclave" par abus de language..


La présence d’un récit attribué à un compagnon ne signifie guerre qu’il faut l’appliquer ou qu’il est applicable. Les rassembleurs des hadiths étaient dans une logique de tous rassembler et catégoriser. C’est le rôle des Juristes de tirer des lois et des conclusions. Si vous trouvez que ce hadith vous dérange, alors posez-vous la question : statistiquement parlant, que vaut ce hadith devant tout un système de références qui prouvent en toute lucidité l’humanisme de l’islam, la clémence du Prophète BSSL ..

Il s’agit ici d’une narration d’un compagnon à une étape donnée. Il y est fait mention dans le deuxième partie du hadith que le prophète a autorisé ce qu’on appelle al ‘Azl (la contraception) lors d’une expédition, lors d’une expédition. C’est là, l’information escomptée par le compagnon du Prophète. Et là où se trouve la partie immuable, non abrogée.


La première partie du hadith est abrogée définitivement par d'autres hadiths connus du chapitre "le mariage" de même livre d'Al Boukhari. Quant à la relation entre vainqueurs et vaincus, - même si l'on suppose que ces femmes sont devenues des "esclaves" (***) par la suite - elle était conforme aux « droits internationaux » (si j’ose dire) de l’époque... En outre, le prophète n’a autorisé cette relation que sous la condition sine qua non d’un consentement mutuel entre homme et femme puisqu'il s'agissait d'un mariage.

(***) au pire des cas, sachez que lorsqu'une "esclave" se marie avec un homme, son statut s'élève et devient "mère des enfants". Si elle donne des enfants, elle devient libre automatiquement.

Ce n'est pas du viol

L’accord de la femme est obligatoire car le Prophète, BSSL, a dit :
« On ne peut marier une quelconque femme qui a déjà contracté un mariage qu’après avoir eu son accord explicite, et on ne peut marier une femme vierge qu’après l’avoir consultée. » [Rapporté par Al-Bukhârî et par Muslim]

Dans un autre hadith : « la femme dite ayyim (c'est-à-dire qui n'a pas de mari, qu'elle soit veuve, ou abandonnée par son mari) a plus de droit sur elle-même que quiconque [pour décider de son propre mariage]».[Rapporté par Al-Bukhârî ]

‏حدثنا ‏ ‏علي ‏ ‏حدثنا ‏ ‏سفيان ‏ ‏قال ‏ ‏عمرو ‏ ‏عن ‏ ‏الحسن بن محمد ‏ ‏عن ‏ ‏جابر بن عبد الله ‏ ‏وسلمة بن الأكوع ‏ ‏قالا ‏
‏كنا في جيش فأتانا رسول رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏فقال ‏ ‏إنه قد أذن لكم أن تستمتعوا فاستمتعوا ‏
‏وقال ‏ ‏ابن أبي ذئب ‏ ‏حدثني ‏ ‏إياس بن سلمة بن الأكوع ‏ ‏عن ‏ ‏أبيه ‏ ‏عن رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏أيما رجل وامرأة توافقا فعشرة ما بينهما ثلاث ليال فإن أحبا أن يتزايدا أو يتتاركا تتاركا ‏ ‏فما أدري أشيء كان لنا خاصة أم للناس عامة ‏ ‏قال أبو عبد الله ‏ ‏وبينه ‏ ‏علي ‏ ‏عن النبي ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏أنه منسوخ
rapporté par Al Boukhari 4725-

Ce dernier hadith montre que la femme qui se refusait n’était pas concernée. Sont exclues, d'emblée, aussi les femmes qui possèdaient déjà un mari vivant. Le Coran est claire à sujet : "Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes "esclaves" (en arabe, la nuance est claire car le terme utilisé est "fatate") à la prostitution, si elles veulent rester chastes" (la lumière 33).

Il y a bien consentement entre les deux partenaires comme pour chaque mariage en islam. Le mariage sans consentement ni point valide en islam.
Je signale que cela n'a concerné que les femmes qui participaient à la guerre.. Celles qui restaient chez elles, n’étaient pas concernées.

Concevoir un mariage temporaire, à l’époque du Moyen-Âge, entre des Qurayshites nobles et des esclaves, avec consentement mutuel et droit de rupture, est une révolution silencieuse alors qu’il fut d'usage de tuer tous les survivants ennemis.

à suivre...


Dernière édition par Gilles le 11/9/2010, 17:49, édité 1 fois
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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/18/2009, 23:18

Suite...

Question de contexte :

Si vous lisez bien l’historique de l’esclavage en islam, vous constaterez que tout va dans le sens d’une abolition progressive, le Prophète n’a jamais encouragé l'esclavagisme, bien au contraire il encourageait à les affranchir et à les traiter en tant qu’être humain à part entière. L’islam a condamné la maltraitance de ces personnes dès son avènement. Dès lors, l’islam a le mérite d’amorcer un processus de libération des captifs.

Il faut se remettre dans le contexte historique où l’esclavage était monnaie courante et ne peut être jugé au 21ème siècle avec nos outils intellectuels après son abolition. Ces habitudes étaient monnaie courante dans toutes les nations de la Terre. C’est leur « droit international » de l’époque aussi médiocre et ridicule soit-il hérité des pharaons, des perses et des romains. Les réformes ne se mesurent pas en temps réel mais grâce à leur effet à long terme. Exactement comme il faudrait attendre quelques siècles pour dénoncer la civilisation de Guantanamo et d’Abou Ghraïb, la colonisation de l’Iraq, les massacres de Rwanda et la barbarie la plus ignoble de l’histoire qui s’abatte actuellement sur le peuple palestinien .. sans que les gardiens du temple de l'humanisme osent dire mot.

Dans l'expérience complexe de l'islam, la diplomatie, la pédagogie et des tactiques ont été appliquées en fonction des capacités de la société, à la naissance de l'islam (tout en survivant aux menaces intrinsèques et extrinsèques). Il ne faut pas mélanger ainsi les règles provisoires propres à une étape, avec les principes de base. Plusieurs mesures n'étaient pas applicable, parce que la réalité de la société primitive de l'époque l'aurait rejeté. Donc pour réaliser les idéaux de l'islam, il était nécessaire de traverser diverses étapes, avec des solutions intermédiaires et provisoires, que la société devait franchir par paliers, comme s'agissant d'un escalier, avant d'atteindre les étapes supérieures. En traitant les références de l’islam d’une manière uniforme, ces maillons intermédiaires seront considérés injustement comme des valeurs de bases de l'islam. Il faut passer d’une lecture microscopique de l’islam vers une lecture macroscopique qui prend en compte la philosophie et les finalités islamiques et les valeurs fondamentales de l'islam.

Le prophète BSSL a vécu au moyen age. Le changement exigeait une certaine pédagogie et une progression dans les mentalités et les moeurs. Devant des personnes débutantes, ou bien en cours d’éducation, des mesures progressives/évolutives ont été graduellement instaurées dont le mariage temporaire qui une fois toléré pendant le voyage, a été aboli définitivement par la suite. Etant abrogé, la situation nominale escomptée a été rétablie. C’était un épisode en cours de cheminement, et en cours d'évolution des nouveaux convertis avant que les mesures prennent leur statut définitif. En d'autres mots, ceci était considérée comme une mesure exceptionnelle face à une situation exceptionnelle. Sachant de plus , que les versets sont révélés sur un long temps pour corriger progressivement les comportements (comme les versets sur la consommation de l’alcool (voir plus bas les étapes d'interdiction de l'alcool pour ne pas mélenger les sujets) il y a d'autres versets ensuite qui viennent rendre libre les femmes converties qui étaient esclaves auparavant ou d’accepter leur libération de leur propre gré. Tout ceci nécessitait un temps pour les réformes, alors qu’il était d'usage de tuer tous les survivants ennemis à l’époque.

Au niveau de l'Histoire ..
Au niveau de l'Histoire, l’esclavage a été pratiqué de tout temps et par toutes civilisations antéislamique. En effet l'esclavage existait depuis la nuit des temps.


Avant l'islam les sources de l'esclavages étaient multiples :
1)avant l'islam on pouvait prendre un homme libre et l'asservir sans raison .
2)Avant l'islam celui qui ne pouvait payer une dette se devait devenir esclave de celui qui lui doit sa dette.

L’islam a abolit les deux premières méthodes…

Avant l’islam , les esclaves étaient frappés tués , torturés , sans que cela gène la communauté ..

Avant l’islam, après les guerres, il fut d'usage de tuer tous les survivants ennemis ou bien, dans les meilleurs des cas comme celui chez les arabes de la période antéislamique, l’asservissement intégrale, épargnant, de la sorte, la vie des prisonniers de guerre d'une mort éminente.


Gustave Le Bon a dit :
L'esclavage chez les mahométans est fort différent de ce qu'il était chez les chrétiens. La situation des esclaves en Orient est bien préférable en effet à celle des domestiques en Europe. Ils font partie de la famille, et peuvent parfois s'élever aux plus hauts emplois. Aucune idée humiliante ne s'attache en Orient à l'esclavage, et on a dit avec raison que l'esclave y est plus près de son maître qu'un domestique chez nous.
La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre quatrième, chapitre deuxième, Moeurs et coutumes, p. 284


L'une des dernières recommandations que fit le Prophète Mohamed (BSSL) sur son lit de mort, avant de quitter ce monde, portait justement sur le bon traitement envers les esclaves. C'est ça la fin de la vie de Mohammed.. révolution sillencieuse même lors de l'agonie..n'est ce pas ? ..sur son lit de mort..

Les compagnons ont poursuivi ce cheminement, c'est la raison pour laquelle le 2ème Calife Omar Ibnou Al Khattab déclarait : "Au nom de quoi avez-vous asservi les gens alors qu'ils sont nés libres"..

L'esclavage fut pratiqué par les civilisations anciennes. Mais AUCUNE de ces civilisations n'avaient établi l'esclavage sur des critères RACIAUX, comme ce fut le cas en Occident!

Aucune ne leur avait donné ce caractère exécrable d'une SERVITUDE perpétuelle : en Occident l'esclave appartenait à son maître, toute sa vie, lui, ses enfants et toute sa descendance, POUR TOUJOURS!!
Cela fut "sanctifié" par Le fameux Code Noir le 17 mars 1685, qui fut tout, sauf l'expression d'une aspiration abolitionniste.



Complément :
Il y a le cas de l'interdiction progressive de l'alcool dans le temps :

Du vivant du Prophète il fut un temps où la consommation d'alcool n'était pas du tout réglementée. Le premier verset révélé à son sujet : "Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : " Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité " . Et ils t'interrogent : " Que doit-on dépenser (en charité) ? " Dis : "L'excédent de vos bien. " Ainsi, Dieu vous explique Ses versets afin que vous méditiez» (2/219).


Puis vint un temps où seul le fait d'être ivre lors des horaires des prières fut interdit (Coran 4/43) ; le verset suivant en témoigne : "ô les croyants ! N'approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites ...» (4/43)

Et vient, enfin, le dernier verset qui interdit définitivement le vin et les boissons fermentées :"ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, oeuvre du Diable. écartez vous en, afin que vous réussissiez. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimité et la haine, et vous détourner d'invoquer Dieu et de la Salat. Allez-vous donc y mettre fin ?» (5/90-91)

Wa assalam.

Votre frère ELOUAZZANI.

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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/19/2009, 02:13



Mon cher frère Gilles que dieu te benisse

Voila qui a l'avantage d'etre tres clair

excellente recherche et merci de nous en faire profiter

Je pense que le coran lève l'ambiguité sur la question du rapport sexuel avec les esclaves

De plus ,la question est obsolète puisqu'il n' a plus d'esclavage de nos jours en terre musulmane sauf chez les ignorants

Merci d'avoir soulever la question mon cher frère

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azzedine
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/21/2009, 00:27








Que Dieu swt vous bénissent !chéres fréres et soeurs !


Citation :

MAIS MAIS
je ne parle pas d'esclavagisme j'ai bien compris que l'islam tendait a la libération et au bon comportement envers eux
c'est le fait de forcer ces "captives" a avoir des relations sexuelles envers elles qui me choquent!!
et mm si ce sont des femmes mariées!!
4.24. et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété

et je doute que c'était avec le conscentement de femmes mariées!!

dites moi ce que vous en pensez s'il vous plait
merci



Mon chére frére Gille! et bien je pense comme toi!Smile


le coran n'autorise pas d'actes sexuelle avec les esclaves,en dehors d'un mariage l'égale!


voyons ces quelques versets!


4:25. Ceux parmi vous qui ne peuvent pas se permettre de marier les femmes libres qui croient, peuvent
marier les femmes esclaves qui croient. DIEU sait le mieux à propos de votre croyance, et vous êtes
l’égal de l’un et de l’autre, aussi loin que la croyance soit concernée. Vous devrez obtenir la
permission de leurs gardiens avant de les marier, et leur payer leur dotes dues équitablement. Elles
devront maintenir un comportement moral, en ne commettant pas l’adultère, ou en ayant des amants
secrets. Une fois qu’elles sont libérées par le mariage, si elles commettent l’adultère, leur peine devra
être la moitié de celle d’une femme libre. Marier une esclave devra être le dernier recours pour ceux
incapables d’attendre. Être patient est mieux pour vous. DIEU est Pardonneur, le Plus
Miséricordieux.



Dieu swt autorise la femme ésclave a se marier!avec la permission de leurs tuteurs!

si ces femmes sonts les partenaires sexuelles de leurs tuteur! les donnerait t'il en mariage a un autre croyants?

dans le verset en haut on peut lire!

"Elles
devront maintenir un comportement moral, en ne commettant pas l’adultère, ou en ayant des amants
secrets
"


le tuteur en tant que bon musulman,ne peut pas avoire de relation sexuel avec son esclave,ce serai désobeire a la parole de Dieu ci dessus!



24:33. Ceux qui ne peuvent pas se permettre de se marier devront maintenir la moralité jusqu’à ce que DIEU
leur fournisse de Sa grâce. Ceux parmi vos serviteurs qui souhaitent être libérer afin de se marier,
vous devrez leur accorder ce qu’ils veulent, une fois que vous réalisez qu’ils sont honnêtes. Et
donnez-leur de l’argent de DIEU qu’Il vous a accordé. Vous ne devrez pas forcer vos filles à
commettre la prostitution, cherchant les matières de ce monde, si elles souhaitent être chastes. Si
quelqu’un les force, alors DIEU voyant qu’elles sont forcées, est Pardonneur, Miséricordieux.



dans le verset ci dessus! Dieu nous enseigne que l'esclave peut étre liberé si il souhaite se marier!

et méme les aider financiérement!

si elle était une partenaire sexuel légitime, avec son maitre!
elle ne serait pas disponible pour le mariage.




24:31. Et dis aux femmes qui croient de baisser leurs yeux, et de maintenir leur chasteté. Elles ne devront
pas révéler des parties de leurs corps, excepté ce qui est nécessaire. Elles devront couvrir leurs
poitrines, et ne devront pas relâcher ce code en présence d’autres que leurs maris, leurs pères, les
pères de leurs maris, leurs fils, les fils de leurs maris, leurs frères, les fils de leurs frères, les fils de
leurs soeurs, d’autres femmes, les serviteurs males ou les employés dont la conduite sexuelle a été
annulée, ou les enfants qui n’ont pas atteint la puberté. Elles ne devront pas taper de leurs pieds
lorsqu’elles se promènent afin de secouer et révéler certains détails de leurs corps. Vous devrez tous
vous repentir à DIEU, O vous qui croyez, que vous puissiez réussir.



les prescriptions qu'il y'a dans ce verset,pour les croyantes,ne sonts elles pas valable pour l'homme aussi?

Allah swt!dresse une liste de ceux auquel la femme ne doit pas montrer les parties de son corps!

le serviteur,esclave est compris dedans!

les lois de Dieu sonts valable pour les deux sexe!

24:58. O vous qui croyez, permission doit être demandée par vos serviteurs et vos enfants qui n’ont pas
atteint la puberté (avant d’entrer dans vos chambres). Ceci doit être fait en trois instances – avant la
Prière de l'Aube, à midi quand vous changer vos habits pour vous reposer, et après la Prière de la
Nuit. Ce sont trois moments privés pour vous. À d’autre moment, ce n’est pas faux pour vous ou pour
eux de se mélanger les uns aux autres. DIEU ainsi clarifie les révélations pour vous. DIEU est
Omniscient, le Plus Sage.



Dieu dans ce verset ne donne pas la permission au serviteur (esclave)de rentrer librement,dans la chambre de son maitre!

au méme titre qu'un enfant impubére!

car sinon ils risquerait de le surprendre nu,dans sa chambre, quand il change ses habits ,

raison pour laquel ils doivent demander la permission!

une tel autorisation n'aurais pas était nécessaire,si l'esclave était la partenaire sexuel du maitre!



Mon chére frére Gille la partie du verset que tu a affiché,concerne les femmes ayant fuient leurs maris mécréants pendant la guerre,
pour rejoindre les croyants!


4:24. Également interdites sont les femmes qui sont déjà mariées, à moins qu’elles fuient leurs maris
mécréants qui sont en guerre avec vous. Ce sont les commandements de DIEU pour vous. Toutes
autres catégories vous sont permises en mariage, aussi longtemps que vous leur payé leurs dotes
dues. Vous devrez maintenir votre moralité, en ne commettant pas l’adultère. Ainsi, celles que vous
aimez parmi elles, vous devrez leur payer la dote décrétée pour elles. Vous ne commettez pas de
d’erreur en vous accordant mutuellement sur des ajustements de la dote. DIEU est Omniscient, le
Plus Sage.



celles ci ne doivent pas étre considéré comme esclave, mais étre traité comme n'importe quel femme libre!

le croyant peut se marier avec elle ,avec un mariage légale,en donnant la dote!


elles ne sonts pas consideré comme esclave vu que c'est elles méme,qui se réfugies chez les croyants!

donc elles ne sonts pas captives!

60:10. O vous qui croyez, lorsque des femmes croyantes (abandonnent l’ennemi) et vous demandent l’asile,
vous devrez les tester. DIEU est pleinement conscient de leur croyance. Une fois que vous avez établi
qu’elles sont croyantes, vous ne devrez pas les renvoyer chez les mécréants. Il n’est pas légitime pour
elles de rester mariées avec eux, et les mécréants ne devront pas être autorisés à les marier. Redonnez
la dote que les mécréants ont payé. Vous ne commettez pas d’erreur en les mariant, aussi longtemps
que vous leur payez leurs dotes dues. Ne gardez pas les femmes mécréantes (si elles souhaitent
joindre l’ennemi). Vous pouvez leur demander la dote que vous aviez payé, et elles peuvent vous
demander ce qu’elles ont payé. Ceci est le décret de DIEU ; Il décrète parmi vous. DIEU est
Omniscient, le Plus Sage.







allah wa alem!


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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/21/2009, 18:36

Salem Alleykum mon cher frère Azzedine,

Excellente argumentation de ta part.

La question posé :

Citation :
Question de Sourates (mejliss Kalam)


j'ai l'impression que tu penses que la question est de moi, mais non elle est d'une fille du pseudo Sourate du forum Mejliss Kalam.

En tout cas mon frère je suis en tout point d'accord avec toi.

Et sur l'analyse de (s4v24).

et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété...

J'avais émis dans mon premier poste un avis concordant au tiens :

Un homme ne peut pas se marié avec une femme déjà marié, mais si l'esclave mécréante était marié à un mécréant, puis par la suite est devenue croyante, elle devient illicite à son mari mécréant.
Et donc le musulman peut l'épouser

P.S Merci pour ton poste mon frère, j'aime bien la traduction du Saint Coran que tu emplois peux-tu me donner le lien ?


Dernière édition par Gilles le 11/9/2010, 17:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/21/2009, 22:27







Que Dieu swt vous bénissent tous!



Mon chére frére Gille! oui ton impression était bonne!

oui en fait j'avais compris,que tu t'interrogé sur un sujet que tu avait lu sur mejliss!


pour les traductions du coran ,moi je regarde un peu partout sur le net!

parfois je regarde içi http://www.yabiladi.com/coran/

il y'a aussi oumma.com http://oumma.com/coran/

mais les versets que j'ai utilisé dans mon post précédent,viennent de la traduction de rashad khalifa

http://www.masjidtucson.org/french/quran/pdf/index.html


mais ce qui est bien aussi c'est le coran que tu trouvera dans ce lien

http://www.e-qra.com/coran


il est trés complet et tu peut voire la traduction de chaque mots arabe

il est trés utile !

voila chére frére en Dieu Gille! j'éspére que ceci te seras utile!


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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   3/22/2009, 18:05

Salem Alleykum mon chèr frère Azzedine,

Je te remercie grandement pour les liens du Saint Coran

Que Dieu(swt) te bénisse
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Gilles
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MessageSujet: Re: l'Islam et l'Esclavage   12/29/2009, 19:56

mes cher et

Ce genre de sujet nous mène parfois à des conclusions peu conforme.

La suite est l'effort de mes propres recherche sur le sujet en me basant sur le Saint-Coran et les Hadiths.

tout d'abord quelques hadiths :

Le Hadith de Mohamed (saws) rapporté par Al-Bukhari le confirme « Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement » et parmi ces trois catégories, il cita « celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent ».

Anas (Allah soit satisfait sur lui) : que le messager d'Allah (sws) a dit: Prenez n'importe quelle autre femme parmis les prisonniéres et libére la puis mariez avec elle.Thabit ben Abu Hamza, quel de douaire ( mahr)deverais –je lui donner, Mohammed sws a dit : son douaire ( mahr) est son ame libére et prend la pour ta femme ..

Le Prophète(saws) à dit :Celui qui a affranchi un esclave, Dieu affranchit du feu chacun de ses membres pour chacun des membres qu'il a affranchi

Le Prophète(saws) à dit : Celui qui, possédant une esclave, l’entretient, l’éduque, la traite bien, puis l’affranchit et l’épouse, aura une double récompense divine

Pourquoi l'esclavage était toléré en Islam ?

Simplement car les peuples en guerre contre les musulmans le pratiquaient, et dans ce cas les musulmans l'appliquait en tant que talion.
La coutume de ces peuples était de tuer tout les prisonniers hommes, femmes, enfants ou de les réduire en esclavage en bafouant leur dignité et en leur infligeant horribles tortures et les pires souffrances morale et physique.

Hadith :
Le Prophète(saws) à dit: "Quiconque tuera son esclave, nous le tuerons. Quiconque rasera son esclave, nous le raserons. Quiconque émasculera son esclave, nous l’émasculerons."

Le Prophète(saws) à dit: "Vos esclaves sont vos frères. Quiconque dispose de l’un de ses frères doit le nourrir de ce dont il se nourrit lui-même et le vêtir de ce dont il se vêt lui-même. Ne leur demandez pas ce qui dépasse leur capacité. Et si vous le faîtes, alors aidez-les"

Dans un souci supplémentaire de ménager les sentiments des esclaves, le noble Messager — paix et bénédictions sur lui — ajoute : « Que nul d’entre vous ne dise : Voici mon serviteur ou voici ma servante ! Mais qu’il dise : Mon garçon et ma fille ! »

Le Prophète(saws) à dit: « Dieu les a mis en votre possession. Et s’Il le voulait, c’est vous qu’il aurait mis en leur possession »

Quant à l’agression physique des esclaves, sa sanction explicite est le talion : « Quiconque tue son esclave, nous le tuerons ».

Je rappel également que le Saint Coran ne préconise nul part la mise en esclavage mais préconise "l'affranchissement".

47.4 Enchaînez alors les prisonniers que vous pourrez ensuite libérer gracieusement ou contre rançon quand la guerre aura pris fin.

Lorsque la guerre prend fin c'est soit la libération gratuite ou par rançon, mais les légistes ont rajouté "l’exécution" et "l’asservissement".
Ces deux solutions sont considérées comme faisant partie de la politique légale et le Dirigeant de la Communauté peut y recourir s’il existe des motifs graves qui le justifient. En fait celà entre dans le domaine du talion.
L'esclavage était pratiqué dans le passé par toutes les nations de la Terre, sans exception.
Aujourd’hui, il existe des accords internationaux qui interdisent toute forme d’asservissement humain. Cette initiative est, sans nul doute, soutenue par l’Islam. Par conséquent, aujourd’hui, il devient hors de propos de recourir à l’asservissement.

Omar Ben Khatab à dit "Depuis quand asservissez-vous des hommes alors qu'ils sont nés libres".

60. Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier de Dieu, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret de Dieu ! Et Dieu est Omniscient et Sage.

90.11. Or, il ne s'engage pas dans la voie difficile !
12. Et qui te dira ce qu'est la voie difficile ?
13. C'est délier un joug [affranchir un esclave],


D'après les légistes mise en esclavage n'était valable que en temps de guerre en dehors de ce contexte celà est assimilé à une corruption.

je rappel que cela n'a concerné que les hommes et femmes qui participaient à la guerre.. ceux et celles qui restaient chez eux, n’étaient pas concernées.
Dans une guerre les civils ne sont pas des combattants donc n'ayant pas participé à la guerre ils ne sont pas concernés.

Lorsque la guerre prend fin il est préférable de libérer les captifs s'ils ont la ferme intention de souscrire une paix durable


LE CONCUBINAGE AVEC LES ESCLAVES

Le concubinage est interdit en Islam et non reconnu.
L'Islam à rendu le mariage obligatoire.

l'Islam est justement venu pour combattre tout concubinage par le mariage obligatoire que ce soit avec les femmes libre ou les femmes esclave (droites propriétés)

24.32 Mariez les célibataires d'entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S'ils sont besogneux, Dieu les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d') Dieu est immense et Il est Omniscient.


sur un forum j'ai pu lire ceci :

"un frère poser cette question, sur le concubinage à un frere imam de la mosquee de Lille qui a répondu on ne peut plus clair :

avant tout le concubinage est illicite en islam et non reconnu, sans équivoque.
toutes les femmes du prophete saws sont ces épouses,dont mariées par la volonté de DIEU swt.
quand à MARIA la copte ,elle est une épouse du prophete asws comme toutes les autres épouses, et donc elles sont les mères des croyants
le terme concubinage est souvent repris ,mais faux quand il est employer dans les traduction comme telle est le cas ici."

Le Prophète eut deux "concubines"(en arabe contrairement au terme français, cela signifie les femmes esclaves que le Prophète (BSAL) a affranchi puis épousées):Raïhana qui était juive convertie à l’Islam, et Maria , d’origine copte.

De plus dans la Traduction du Noble Coran nous pouvons lire ceci :

5.5: il vous est permis de vous marier aussi bien avec d’honnêtes musulmanes qu’avec d’honnêtes femmes appartenant à ceux qui ont reçu les Écritures avant vous, à condition de leur verser leur dot, de vivre avec elles, en union régulière, loin de toute luxure et de tout concubinage . Celui qui trahit sa foi perd le fruit de ses bonnes œuvres et sera du nombre des perdants dans la vie future.»

4.25. Quiconque d’entre vous n’a pas les moyens d’épouser des femmes de condition libre et croyantes prendra femme parmi vos jeunes esclaves croyantes. Dieu seul est à même d’apprécier la sincérité de votre foi. Vous êtes tous issus les uns des autres. Épousez-les donc avec l’autorisation de leurs maîtres et versez-leur une dot convenable à l’instar des femmes libres et non des débauchées [ni des femmes de mœurs légères(= ni en concubinage)]. Si, une fois affranchies par le mariage, elles commettent l’adultère, la peine à leur appliquer sera la moitié de celle qui est prévue pour une femme de condition libre. Telle est la règle à suivre par ceux d’entre vous qui redoutent de tomber dans le vice. Cependant, il est meilleur pour vous de patienter. Dieu est Clément et Miséricordieux.

4.24 ...il vous est loisible d’utiliser vos biens pour vous marier honnêtement et non pour vivre en concubinage. C’est une obligation pour vous de remettre la dot convenue à celle avec laquelle vous aurez consommé le mariage. Mais il n’y a aucun inconvénient à ce que vous modifiiez le montant de la dot d’un commun accord par la suite, car Dieu est, en vérité, Omniscient et Sage.

le Prophète(saws) était marié avec toutes ses femmes.Les Femmes esclave étaient affranchi puis le Prophète(saws) leurs donnait le choix de partir ou de se marié avec lui.
De plus un musulman qui n'a pas les moyens d' EPOUSER une femme libre, il pouvait EPOUSER une femme esclave CROYANTE en lui donnant un mahr(dot) en tant que vertueuse et non livré à la débauche et non en amant.
Mais ce cas était autorisé pour celui qui avait peur de tombé dans la fornication et il était préférable pour lui de patienter dans la chasteté afin que Dieu(swt) lui donne les moyens de se marier avec une femme libre ou les moyens d'affranchir une esclave c'est à dire de la rendre libre puis de se marier avec.

24.33Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce que Dieu les enrichisse par Sa grâce. Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d'affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux; et donnez-leur des biens de Dieu qu'Il vous a accordés.

60.10 ...Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes.



Maintenant la question de relations sexuels avec les femmes esclaves polythéiste est une aberration, car celà est strictement interdit au croyant.

24.3. Le fornicateur n'épousera qu'une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.

2.221. Et n'épousez pas les femmes associatrices tant qu'elles n'auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu'une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante. Car ceux-là [les associateurs] invitent au Feu; tandis que Dieu invite, de part Sa Grâce, au Paradis et au pardon. Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu'ils se souviennent

On est bien d'accord les relations sexuelles hors mariage c'est une turpitude et de plus un croyant ne peut jamais se marier avec une polythéiste car celà est stictement interdit.

60.10 ...Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes.

Le mariage avec les femmes esclaves est seulement autorisé lorsque:
- Premièrement celle-ci devient "croyante" et avec l'autorisation de celle-ci.
- Deuxiemement ce mariage est autorisé pour celui qui n'a pas les moyens financier de se marié avec une femme libre croyante mais en lui donnant tout de même un "mahr" et en l'épousant étant vertueuse et non pas livré à la débauche ni en concubine, mais ce cas est seulement autorisé pour celui qui craint la débauche et il serait mieux pour l'homme d'être endurant.
- Troisièmement pour celui qui a peur de manquer d'équité envers les femmes alors il ne se mariera qu'avec une seul libre ou une esclave croyante.


4.25. Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.

24.33 Et que ceux qui n'ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu'à ce que Dieu les enrichisse par Sa grâce...

4.3. Si vous craignez, en épousant des orphelines, de vous montrer injustes envers elles, sachez qu’il vous est permis d’épouser en dehors d’elles, parmi les femmes de votre choix, deux, trois ou quatre épouses .
Mais si vous craignez encore de manquer d’équité à l’égard de ces épouses, n’en prenez alors qu’une seule, libre ou choisie parmi vos esclaves . C’est pour vous le moyen d’être aussi équitables que possible.

a suivre ...


Dernière édition par Gilles le 12/29/2009, 20:04, édité 1 fois
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