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 le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha

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Gilles
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   10/9/2010, 16:02



Fatwa satanique ou la pédophilie légalisée

Dr Al ’Ajâmî.


Ce titre n’est pas à confondre avec la célébrissime affaire des "versets sataniques", laquelle souleva la colère instrumentée des musulmans du monde entier. Peu d’entre eux ne surent jamais de quels versets il pouvait bien s’agir.

Si la fatwa satanique a soulevé bien moins d’indignation c’est qu’elle émane de l’islam lui-même et que l’argument invoqué en cette jurisprudence est connu et admis de tous ; problème de cohérence interne donc. Le "cheikh" al Maghrawi sévit depuis quelques années au Maroc d’où il distille ses fatwas ; la dernière en date célèbre le début de Ramadan en justifiant et autorisant le mariage avec des fillettes de neuf ans !

Nausée Sartrienne à la découverte de l’information, l’islam autorise le viol d’une fillette le soir des noces. L’islam, notre religion, permet de voler l’enfance des plus fragiles membres de sa communauté ! Ce prétendu cheikh pédophile se justifie de la Sunna, quelle pire insulte peut-on faire à la mémoire de notre noble Prophète !

Mais aussi, essentiellement, fondamentalement, comme une douleur en mon âme, mon être, un écoeurement violent. Enfance volée, enfance violée ; et ces fillettes sacrifiées, n’ont-elles pas de mères, de pères !? Plus envie de mourir que de tuer.

Cependant l’affaire n’est pas nouvelle, ce pervers de l’Internet n’a fait que reproduire des propos figurant dans les classiques. Le wahhabisme, le salafisme dévié et ses partisans dont il se réclame peuvent être satisfait de la stupidité et de la méchanceté qu’ils ont inculquées à leur disciple. Al Maghrawi, après des années d’étude à Médine, a été autorisé à professer la bonne parole salafiste par Ibn Baz lui-même, jugé conforme à leurs objectifs, bon pour le service. Un vaillant soldat du littéralisme desséchant transformant les vertes plaines de la miséricorde en un désert stérile.

Pesant silence de trois semaines, le Conseil supérieur des ulémas marocains a dénoncé la fatwa, son site Internet a été fermé ainsi que le siège de son association. Si par ailleurs ce Maghrawi avait déjà encouru des reproches, ce n’était que de la part de ses collègues de paroisse du fait qu’il était contre le djihad dans sa version actuelle. Logiquement, ce sexagénaire ne promet pas de Houris à qui massacrerait ses coreligionnaires, non, plus pragmatique, il les offre ici-bas à ces disciples, "toutes jeunes et égales" semble être l’interprétation qu’il fait de ce verset du Coran, sans commentaires. Ajoutons qu’il s’est récemment réfugié chez ses mentors saoudiens chez qui on marie des filles de huit ans.

Tous les pays de ce monde ont leurs perversités, aucun n’est autorisé à donner des leçons de morale aux autres, mais tous se doivent de condamner une telle barbarie. Le monde musulman fait cependant exception puisqu’il semble être la seule jungle où tout un chacun peut prétendre massacrer la vie sous le couvert de la Loi -mais quelle loi ?- Internet a favorisé la prise de parole et les plus actifs, comme au temps du Far West, dégainent à tout va, déclarent harâm ou halâl ce que leurs pulsions leur dictent, "anathémisent" quiconque les contredit ; le cas Maghrawi démontre que l’obsession textuelle procède de l’obsession sexuelle.

Cette fatwa se veut donc légale et légiférante, mais quelle loi peut bafouer la morale et de qui donc devrai-je accepter une loi immorale et indécente ? La Loi m’autoriserait-elle, que dis-je, m’ordonnerait-elle de commettre un tel crime que devrai-je le faire !?

Critique textuelle.

La seule indignation devrait nous suffire, une foi saine ne peut que refuser un esprit malade. Cependant, nous musulmans, sommes à juste titre attachés au Coran et à la Sunna ce qui nous impose un exercice intellectuel particulier : vérifier à posteriori la validité de nos sentiments et de nos croyances. Religion du Livre et religion du texte ont comme impératif le respect des données scripturaires, présupposé fondé mais dont il faudrait savoir parfaitement définir les implications et les limites. Réflexion conceptuelle que nous nous proposons d’examiner par la suite. Présentement, considérons les données disponibles, exercice obligé pour quiconque respecte sa foi et sa religion.

Ainsi, le Prophète SBSL aurait consommé le mariage alors que Aïcha aurait eu 9 ans. On trouve en effet le hadîth suivant dans les nombreuses traductions en français du Sahîh de Al Bukhârî, les données litigieuses sont soulignées :

"Le Prophète écrivit le contrat de mariage de Aïcha alors qu’elle avait six ans. Il consomma le mariage alors qu’elle en avait neuf. Elle demeura auprès de lui durant neuf années"

Il s’agit là d’une erreur de traduction manifeste, nous allons le démontrer. En effet, tel quel, ce "hadîth" n’existe pas. En voici le texte original, il rapporte indirectement des propos de Aïcha. C’est-à-dire qu’alors même que la chaîne de transmission se termine par : "d’après Aïcha" (’an ’âïcha) le propos est en mode narratif indirect. Il s’agit d’une anomalie qui techniquement en fait un équivalent de hadîth mursal. Du point de vue de la scrupuleuse science du hadîth cela suffirait à invalider la classification du dit hadîth. Passons outre, en voici le texte arabe :

عن عائشة رضي الله عنها

أن النبي صلى الله عليه وسلم تزوجها وهي بنت ست سنين وأدخلت عليه وهي بنت تسع ومكثت عنده تسعا.

La traduction exacte en est la suivante : D’après Aïcha : "Le Prophète* l’épousa alors qu’elle avait six ans. Elle habita chez lui alors qu’elle avait neuf ans. Elle demeura auprès de lui durant neuf années.

-1 Avant que d’étudier la signification exacte de termes clefs de ce propos, considérons le thème en sa généralité. Le locuteur est étrangement précis, 3.6.9 la combinaison est mathématique. Nous ne pouvons déterminer à trois années près l’âge du Prophète, l’année où débuta sa mission, ou la date fondant le calendrier de l’Hégire pour ne citer que ces éléments essentiels Mais voila que l’acte de naissance d’une fillette d’alors est d’une extrême exactitude alors même que peu de gens en ces temps là, si ce n’est aucun, connaissaient leur date de naissance. Pour 80% de la population des pays d’obédience musulmane il en est encore ainsi.

-2 On nous dit par ailleurs que le Prophète SBSL aurait épousé Aïcha à l’âge de 6 ans et que ceci n’aurait pas posé en soi de problème au regard des coutumes de l’époque. Il s’agissait en quelque sorte de fiançailles ayant pour effet de réserver la promise. Selon les conceptions arabes le mariage servait à consolider et matérialiser l’union entre deux familles ou deux personnes et Abou Bakr fut à la fois le premier et le plus fidèle disciple de l’envoyé de Dieu. Par ailleurs la précocité supposée de Aïcha à partir de ces données faiblement étayées n’aurait rien de scandaleux ni d’étonnant, il en était de même en occident, c’est vrai.

Malgré tout, que l’on ne sache pas quel âge ait eu réellement Aïcha à ce moment là reste l’hypothèse principale. Rappelons que ce n’est pas elle qui parle en ce propos, mais un contemporain qui ne donne au fond que son avis personnel. Pour valider à contrario l’affaire, les historiens nous disent qu’elle avait déjà été demandée en mariage ce qui se voudrait confirmer la précocité et les us de l’époque en la matière. Pour nous cette information tendrait plutôt à montrer une erreur quant à l’âge de l’intéressée. Ces mêmes historiens rapportent aussi qu’elle n’aurait point eu 9 ans mais 8 ou 7 ou 6 ou 12…L’ensemble de ces données est aussi invérifiable qu’invérifiée et appelle à la plus prudente des réserves. Une historienne saoudienne a d’ailleurs critiqué ces affirmations "historiques", effort de recherche ayant provoqué un tollé de la part des autorités religieuses !

-3 Pour ce qui est du texte, première remarque sur laquelle nous ne attarderons pas : Par quel tour de passe-passe remplace-t-on le verbe épousertazawwaja- par "écrire un contrat" ? Il faudra le demander à nos "légistes" et à nos traducteurs ! Cela démontre pour le moins l’influence permanente de la pensée juridique dans l’approche du Hadîth. Le Droit, comme toute spécialité spéculative, déshumanise obligatoirement son propos.

-4 Essentiel, on aura noté la différence fondamentale entre il consomma le mariage et elle habita chez lui. Le texte original emploi le verbe adkhala. Selon le Lisân al ’arab, la référence lexicographique, cette dérivée de forme IV de dakhala (entrer) signifie "faire entrer ", au passif et suivi de ’alayhi il signifie" être introduit chez lui" et ne peut se comprendre qu’ainsi. Seule la forme I dakhala suivie de la préposition ilâ peut signifier avoir des rapports sexuels, ce n’est indubitablement pas le cas en ce propos. Donc, étymologiquement, grammaticalement et selon l’usage de la langue arabe on ne peut que le comprendre ainsi : "elle quitta le domicile de son père Abû Bakr pour celui du Prophète". Comprendre ou traduire cela par le fait qu’ils consommèrent le mariage à ce moment là est une lecture totalement impropre.

-5 Le préjugé est cependant tenace, on peut le constater à la lecture de la deuxième version donnée par Al Bukhârî. Lors de la transmission du hadîth un des rapporteurs à remplacé le verbe adkhala par le verbe banâ qui, suivi de la préposition bi, signifie habiter chez mais aussi, par euphémisme métonymique, peut vouloir dire "consommer le mariage". Il n’y a pas là de hasard mais une nette intention (consciente ou inconsciente je n’en jugerais pas) d’influencer le sens du hadîth par une telle permutation de termes. Le même phénomène se retrouve dans une des deux versions rapportées par Muslim. Dans la première, outre l’âge de 7 ans au lieu de 6, on retrouve le verbe banâ. En la seconde variante, on note l’emploi du verbe zaffa en lieu et place de adkhala. Zaffa signifie conduire la marié à la maison de son époux et nullement consommer le mariage.

Au total , quand bien même l’on prendrait en compte la conjonction de ces trois verbes, en réalité ces variantes démontrent l’imprécision de notre "hadîth", l’on ne pourrait en conclure que le mariage fut consommé au moment où Aïcha intégra le domicile de son époux. Cependant, à bien comprendre l’analyse, il faut au contraire en déduire que l’information a été, par touches successives, influencée dans le sens d’une opinion préconçue. Nous ne pouvons logiquement valider ces affirmations dénuées de fondements réels à la lecture même de ce texte pourtant réputé être le référence incontournable de tout jugement sur la question.

-6 Dans la deuxième version de Muslim on note une précision supplémentaire : "elles jouaient avec elles". On sait par ailleurs qu’il s’agissait de jeunes servantes qui jouaient avec Aïcha à la poupée. Comment imaginer une telle scène sans y voir toute la perversité qu’elle reflèterait si Aïcha avait eu des rapports sexuels avec son noble époux ! Bien au contraire cette remarque indique que rien n’avait changé dans les habitudes de Aïcha après qu’elle eut intégré le domicile du Prophète !

-7 Au final, on constate avec étonnement que les textes authentifiés de références ne stipulent nullement que le mariage fût consommé à l’age de neuf ans ! Il s’agit dune affirmation sans support textuel ni preuves historiques. En admettant que Aïcha ait intégré le domicile de son mari à l’âge de neuf ans rien n’indique littéralement qu’il y ait eu acte à ce moment là. En réalité, nous ne possédons aucun élément nous permettant de savoir ce que fut l’intimité de ce couple. Quelle impudeur, quelles préoccupations malsaines, quelles volontés, ont pu pousser les doctes à déformer les textes, les ignorants sont pardonnés.

Les tenants conscients de cette interprétation aussi erronée que tendancieuse prendraient-ils leurs fantasmes pour des réalités. Une telle appréciation de leur part confine à l’accusation calomnieuse à l’égard de la mémoire du Prophète. Curieusement on pourrait y percevoir comme une persistance des calomnies ayant visé les mœurs de Aïcha en une autre affaire, crime sévèrement réprimandé selon les strictes mises en garde coraniques en la matière.

La recherche ne vaut que par l’intention. Le croyant doit engager la raison au service de sa foi et non asservir la raison à ses croyances. Le Prophète SBSL au sujet du licite et de l’illicite, et plus globalement du bien et du mal, nous a enseigné la sagesse suivante : "…Il y a dans le corps un morceau de chair qui lorsqu’il est sain l’assainit en son entier mais, lorsqu’il est corrompu, corrompt le corps en son entier…c’est le cœur ! " Rapporté par Muslim.

Ainsi, ceux qui soutiennent la lecture faussée de ce hadîth relatif au mariage du Prophète et d’Aïcha le font parfois par ignorance, auquel cas la contradiction évidente entre l’humanisme de l’Islam et de celui de son Prophète devrait les inciter à plus de retenue. D’aucuns forment leur jugement en se référant à un suivisme aveugle, leur cœur et leur esprit sont alors morts. D’autres admettent volontairement cette version officialisée puisqu’elle va dans le sens de leurs vils instincts. Qui plus est, ils se légitiment des propos de leurs prédécesseurs puisque ces derniers avaient eux aussi majoritairement pratiqué cette lecture "inconsciemment" influencés par leur contexte socioculturel ; et ceci est la constatation la plus clémente que l’on puisse faire…car Dieu seul jugera leurs intentions et leurs actes.

Critique conceptuelle.

La question est simple : quelles sont la définition et la fonction de la Sunna dans la détermination de l’Islam ? Y répondre correctement impose une analyse rigoureuse des textes pris en référence, lequel travail entraînerait présentement de bien trop longs développements. Plaise à Dieu, nous aurons l’occasion en ces colonnes d’aborder avec rigueur ce sujet. Dans le contexte qui aujourd’hui préoccupe nos esprits et meurtrit nos âmes, nous envisagerons cette thématique essentielle sous un autre angle.

Selon le mode de relation à la Sunna dans le néo-espace actuel, sous le contrôle dominant de la pensée salafiste déviée, l’acceptation du deuxième corpus de l’Islam conduit à une aberration : S’il s’agit de suivre et refaire tout ce que le Prophète fit, alors il convient que j’épouse et viole une fillette de neuf ans. Inversement, et tout aussi implacablement, si je ne le fais pas je suis un candidat renégat dès lors que je remettrais en cause la validité du principe et de son application. Au minimum me voila suspecté, déclassé, un mauvais musulman, dès lors que mes sentiments d’être humain se révoltent contre de telles pratiques. Rejetterais-je la Sunna, que Dieu Ses Anges et ses représentants auto proclamés sur terre memaudiraient.

Une vérité que nul ne pourra contester : La Sunna est ce que le Prophète nous a expressément enseigné, recommandé ou ordonné et dont il a lui-même montré l’exemple appliqué et vivant "Tu es, certes, d’un comportement élevé." S68.V4 et "Le Messager de Dieu est un bel exemple pour qui aspire à Dieu…" S33.V21. Réduire la dimension prophétique à un décorum, une surenchère de détails est antinomique avec la grandeur d’âme de notre Bien-aimé.

La foi se mesurerait-elle au rapport inversement proportionnel entre la longueur de la barbe et du qamis ! La Sunna c’est les nobles comportements du Prophète, sa beauté d’âme, sa morale, son profond respect de la vie et de celle de toutes les créatures, son humanisme vrai, sa sensibilité, sa modestie et sa noblesse, sa mansuétude et sa grandeur, son humanité simple. Autant de parures du cœur que l’on ne peut mesurer en centimètres et que l’on ne peut afficher sous peine d’en annuler la valeur et le bénéfice.

Le Coran émane de Dieu, et du Prophète émane la perfection humaine de la l’exemplaire servitude au Seigneur des mondes. Aimer Dieu c’est aimer son Prophète, aimer le Prophète c’est aimer Dieu et être aimé de Lui. S3.V31.

L’ijtihâd est l’effort sur la voie de Dieu afin de mieux discerner, dans l’intérêt du bel agir et du plein développement de l’homme, le sens de la parole de Dieu ou des enseignements nécessairement complémentaires du Prophète SBSL. Quel croyant de foi et de raison, de lumières et d’esprit ne pourrait admettre cela. L’ijtihâd n’est pas une pure spéculation intellectuelle dont le seul rapport à nos textes serait le quyyas, le raisonnement analogique. Bien au contraire l’ijtihâd est le décryptage permanent de notre patrimoine. Ainsi, face à ce hadîth et à l’utilisation qui en est faite, l’ijtihâd devient un jihâd obligatoire.

Conséquences.

A force de vouloir conceptualiser le monde selon les modalités de notre jurisprudence on aboutit à une vision du monde dénuée de valeurs morales personnelles. Le matérialisme le plus tranchant a infiltré toutes les cultures y compris le monde musulman. On perçoit bien que la rencontre de notre vision juridique et l’absence de qualité d’âme intrinsèquement liée au matérialisme prégnant puisse engendrer inhumanité et horreur. La fatwa pédophile et l’indifférence qu’elle a suscité, la majorité musulmane ne devrait pourtant pas être qualifiée de silencieuse, est un avertissement.

Pensez-vous que nous ayons là atteint une limite et que notre saine nature produira les anticorps nécessaires, une autre affaire devrait nous alarmer : On signale plusieurs cas récents d’enterrement vivant de musulmanes, sommes nous condamnés à l’horreur. En tout état de cause, nous sommes en cette voie déjà les fossoyeurs de notre mort programmée.

Exception injustifiable me diriez vous, pas du tout, ces actes innommables ont été commis au non du littéralisme le plus strict. Plaise à Dieu, nous expliciterons la différence fondamentale entre littéralisme et littéralité. Voici le verset "référant" ! S81.V8-9 : "Quand on demandera à l’enterrée vivante pour quel péché elle fut tué".

Si vous appliquez à ce verset exactement la même grille de lecture que celle du "cheikh" pédophile, c’est-à-dire la logique littéraliste que les plus stupides et virulents néo chantres d’un salafisme dévié veulent nous imposer, vous comprendrez alors le verset comme suit : Il a été enterré vivantes des femmes parce qu’elles avaient commis un péché. Tel est le jugement de Dieu et Il leur demandera en plus au Jour dernier des comptes pour ce qu’elles avaient commis. Selon ce retournement de sens prodigieusement pervers, en Palestine et au Pakistan des hommes ont franchi le pas et ont appliqué au nom de Dieu et de la vraie foi le fruit terrible de ces conceptions. Pas de commentaires, plus envie de mourir que de tuer.

Notre silence serait un crime surajouté. A tous, Dieu avait dit : "Dieu atteste qu’il n’est de dieu que Lui. De même, les Anges et ceux qui possèdent la Science se dressant ainsi en toute équité ; il n’est de dieu que Lui, le Tout-puissant, le très Sage." S3.V18.

Qui l’entend à présent, se redresse et repousse l’ombre de nos obscurantismes. Qu’il se purifie de pluie et de grêle et s’engage pour que la lumière éclaire notre sombre devenir. Froidement, des fatwas assassines légalisent l’horreur, le crime et la bassesse. Que les musulmans se réveillent et se libèrent du carcan que leur imposent les forces obscures de leurs propres rangs. Qu’ils revivifient ce qui fît d’eux la meilleure des communautés.

Celle qui aime le bien et déteste le mal
Celle qui recherche le beau et refuse le laid
Communauté de cœur et non de rancœur
Celle qui donne sans prendre
Celle qui s’offre et invite
Celle qui cherche et progresse
Communauté de vie et non de mort
Celle du cœur et de la raison
Celle de la morale et de l’amour
Celle qui pense que la loi de l’amour est plus haute que l’amour de la Loi.
Celle qui toujours élève et jamais n’abaisse
Celle qui toujours respecte et jamais ne méprise
Celle qui toujours honore et jamais n’avilit

Ramadan 2008, Dr Al ’Ajâmî.
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   10/12/2010, 12:28



Nous allons examiner plusieurs avis juridique sur la question "du mariage des impubères" (1) de ceux qui le permettent mais donnant un droit d'annulation à la fille à sa puberté et (2) de ceux qui s'y opposent formellement :

(1)

Certains savants autorisent le mariage (le contrat seulement) tôt par les parents, disent que lorsque la mariée atteint l'age adulte (et avant de commencer la vie commune), il faut qu'elle le confirme. C'est juste qu'en Islam, avant d'être adulte on n'est pas responsable de soi-même. Ces savants disent donc que si les parents voient que l'homme en question est bien pour leur fille, ils peuvent faire le contrat de mariage comme une "réservation" en attendant que la fille soit adulte pour qu'elle confirme ou pas.

On rapporte que Prophète(saws) a marié Umâma Bint Hamza alors qu'elle était impubère et lui a donné un droit d'annulation à sa puberté.
Or, celui-ci n'a pu la marier qu'en vertu de son statut de proche parent et de tuteur et non de Prophète, car s'il l'avait mariée en vertu de son statut de Prophète, il n'aurait pas été question qu'elle ait un droit de rescision à sa puberté. La preuve est le verset suivant :

33.36. Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois que Dieu et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Dieu et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident.

Pour les Shâfi'tes malgré qu'uncune interdiction est mentionné au sujet du mariage des impubères, il est toutefois préférable que le père marie sa fille après la puberté et après lui en avoir demandé l'autorisation, afin de ne pas lui imposer les carcans du mariage alors qu'elle le refuse.


(2)

"Othman al-Batti était d'avis tout comme abu Bakr al Asam et Shabrama que l'impuberté est incompatible avec les dispositions du contrat de mariage, dont les effets n'apparaissent qu'après la puberté. De plus la contrainte comporte un préjudice pour l'impubère qui se trouve, une fois devenus pubère, enchaîné par le mariage."

Othman al-Batti, abu Bakr al Asam et Shabrama, Abu Tamman ont dénoncé dès le début le mariage des impubère.


Mohammed Al Ghazali

chapitre : Étique du mariage :

les cas qui rendent invalide le mariage :


être vierge et mineur, attendre quelle soit majeur.


Et il y en a d'autres :

Selon tafsir al tabrassi:

واللآئي لم يحضن } تقديره واللآئي لم يحضن إن ارتبتم فعدتهن أيضاً ثلاثة أشهر وحذف لدلالة الكلام الأول عليه وهن اللواتي لم يبلغن المحيض ومثلهن تحيض على ما مرَّ بيانه
Il dit à propos de ce noble verset (s65v4), qu'il s'agissait des femmes qui n'ont pas eu leur menstrues alors que celles qui leurs sont semblables, ont déjà leurs cycle.

s-sayyed Tabatabai à dit dans tafssir al mîzân :

وقوله: { واللائي لم يحضن } عطف على قوله: { واللائي يئسن } الخ، والمعنى: واللائي لم يحضن وهن في سن من تحيض فعدَّتهن ثلاثة أشهر.
Celles qui n'ont pas leurs règles (s65v4), c'est à dire, celles qui ne les ont pas alors qu'elles sont dans l'âge de celles qui les ont déjà.

Sayyed Fadhllalah voit que le contrat de mariage avec une fille non pubère est caduque. Un autre savant chiite Ayatollah Saanei voit l'interdiction de contracter un mariage avec une fille non pubère, et rend illicite toutes autres sortes de jouissance avant l'âge de la puberté. Je vous conseil de lire son livre "Boulough Al-Banat" très intéressant ( voici le lien du livre en arabe (http://www.feqh.org/ar/feqh/feqh07.htm).

Regardons les versets suivants qui nous indiquent que la maturité va de paire avec la puberté :

40.67. C'est Lui qui vous a créés de terre, puis d'une goutte sperme, puis d'une adhérence puis Il vous fait sortir petit enfant pour qu'ensuite vous atteigniez votre maturité et qu'ensuite vous deveniez vieux, - certains parmi vous meurent plus tòt, - et pour que vous atteigniez un terme fixé, afin que vous raisonniez.

24.58. Ô vous qui avez-cru ! Que les droites propriétés vous demandent permission avant d'entrer, ainsi que ceux des vòtres qui n'ont pas encore atteint la puberté, à trois moments : avant la Salat de l'aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu'après la Salat de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d'aller et venir, les uns chez les autres. C'est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses versets, et Dieu est Omniscient et Sage.
24.59. Et quand les enfants parmi vous atteignent la puberté, qu'ils demandent permission avant d'entrer, comme font leurs aînés. C'est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses versets, et Dieu est Omniscient et Sage.
24.60. Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elle cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. Dieu est Audient et Omniscient.


Dieu(swt) est le plus savant
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   10/12/2010, 17:34



Le Mythe du mariage de Aïcha ® à l’âge de 09 ans !?

Dr Ahmed Amine
Remarque préliminaire

Afin de ne pas alourdir la lecture du texte, je n’ai pas mentionné après l’énonciation du prénom du prophète (*) ou de Son titre, la formule « que la paix et la prière soient sur lui ».
Je compte néanmoins sur le lecteur (musulman) pour formuler cette marque de respect dans son coeur. Il en est de même pour tous les compagnons, il est d’usage de dire « que Dieu soit satisfait de lui » ou « d’elle »


Le Mythe exposé :

La plupart des Musulmans acceptent aveuglement et sans se poser trop de questions l’histoire du mariage de notre prophète (*) avec une gamine de 09 ans nommée Aïcha .
Les musulmans préfèrent ne pas soupçonner les récits ayant relatés cette propagande comme tant d’autres, même si c’est ces récits humains contredisent explicitement le noble Coran et le bon sens, sous prétexte que c’est relaté dans tel ou tel recueil « Sahihs ».
Entourés d’un halo de sacralité depuis des siècles, ces recueils ne sont que la compilation de récits sensés remonter au prophète (*) ou à ces compagnons faites par des humains et dont la sélection n’est en fin de compte basé sur l’arbitraire de ses personnes.
Le prophète (*) était un homme exemplaire. Toutes ses actions étaient des plus vertueuses ; sa morale était le noble Coran et ne pouvait en aucun cas épousé une innocente fille de neuf ans.
Ceci doit ne conduire à creuser pour chercher la source de cette erreur partir de l’idée que L'âge de mariage de Aïcha a été faussement rapporté dans la littérature des hadiths.
On vas essayer dans ce texte, de présenter des preuves solides pour démentir cette histoire inventée par Hisham ibn’Urwah pour purifier ainsi l’image de notre Saint prophète Mohammed « que la paix et la prière soient sur lui »

PREUVE n*1 : Fiabilité des Sources


La plupart des récits rapportés dans les livres de hadith sont transmis seulement par Hisham ibn ` Urwah, qui faisait éloge de l'autorité de son père. C’est un hadith non concordant (non moutawatir), il est seulement issu d’une chaîne unique (Ahad) ce qui ne le met pas hors de doute.
Il est étrange que personne de Médine où Hisham ibn ` Urwah a vécu les 71 premières années de sa vie n'ait relaté l'événement, malgré le fait que parmi ses élèves de Médine, le bien respecté Malik ibn Anas. Les origines des récits de cet événement sont les gens de l'Irak, où l’on annonce que Hisham a beaucoup changé après son déménagement de Médine vers l’Irak.
. Tehzibu’l-Tehzib, un des livres les plus bien connus sur la vie et la fiabilité des narrateurs des traditions du prophète (*), annonce que selon Yaqub ibn Shaibah : “il [Hisham] est fortement fiable, ses récits sont acceptables, sauf ce qu'il a relaté après son déplacement en Irak” (Tehzi’bu’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar Ihya Al-turath Al-Islami, le 15ème siècle.
Vol 11, p. 50).

C’est pour cette raison que Malik ibn Anas a élevé une objection sur les récits de Hisham qui ont été annoncés par les gens de l’Irak : (Tehzi’b u’l-tehzi’b, Ibn Hajar Al-` asqala’ni, Dar Ihya Al-turath Al-Islami, Vol.11, p. 50).

Mizanu’l-ai `, un autre livre sur la vie des narrateurs des traditions du prophète (*) annonce : “Quand il était vieux, la mémoire d'Hisham avait subi une faiblesse manifeste” (Mizanu’l-ai ` , Al-Zahbi, Al-Maktabatu’l-athriyyah, Sheikhupura, le Pakistan, Vol. 4, p. 301).

Conclusion n°1 : Basé sur ces références, la mémoire d'Hisham était faible après son immigration en Irak et ses récits étaient qualifié d’incertains. Ainsi, son récit sur le mariage de Aïcha est non fiable.

CHRONOLOGIE
:
c'est essentiel aussi de garder à l'esprit certaines des dates pertinentes dans l'histoire d'Islam :

• 610 CE : Jahiliya (âge pré islamique) avant la révélation.
• 610 CE : Date de la première révélation.
• 610 CE : AbuBakr se convertit à l’Islam
• 613 CE : Le prophète (*) Muhammad commence à prêcher publiquement.
• 615 CE : Émigration à Abyssinia
• 616 CE : Omar ibn Al Khattab se convertit à l’Islam.
• 620 CE : Les fiançailles généralement admises d'Aïcha avec le prophète (*).
• 622 CE : Hijrah (emigation à Yathrib, plus tard rebaptisé Médine).
• 623/624 CE : Année généralement admise où Aïcha vivant avec le prophète (*).

PREUVE n*2 : Les Fiançailles

Selon Tabari (aussi selon Hisham ibn ‘Urwah, Ibn Hunbal ), Aïcha était fiancé à sept ans et a commencé à cohabiter avec le prophète (*) à l'âge de neuf an.
Cependant, dans un autre récit, Al-Tabari dit : “Tous les quatre enfants de [Abou Bakr] sont nés de ses deux femmes pendant la période pré islamique” (Tarikhu’l-umam wa’l-mamlu’k, Al-Tabari (sont morts 922), Vol. 4, p. 50, arabe, Dara’l-fikr, le Beyrouth, 1979).
Si Aïcha était fiancé en 620 CE (à l'âge de sept ans) et a commencé à vivre avec le prophète (*) en 624 CE (à l'âge de neuf ans), ceci indiquerait qu'elle est née en 613 CE et avait neuf ans quand elle a commencé à vivre avec le prophète (*).

Donc, basé sur le récit d'Al-Tabari, les calculs montrent qu'Aïcha devait être née en 613 CE, trois ans après le début de révélation (610 CE).
Tabari déclare aussi qu'Aïcha est née dans l'ère pré islamique (Jahiliya). Si elle est née avant 610 CE, elle aurait eu au moins 14 ans quand elle avait commencé à vivre avec le prophète (*). Essentiellement, Tabari se contredit lui même.

Conclusion n° 2 : Al-Tabari est incertain concernant l'âge de mariage d'Aïcha.

PREUVE n* 3 :
l'Âge de Aïcha par rapport à l'Âge de Fatima

Selon Ibn Hajar, Fatima est née au temps où que la Kaaba avait été reconstruite, à cette date le prophète (*) avait 35 ans, elle en avait cinq ans plus que Aïcha” (Al-isabah fi tamyizi’l-sahabah, Ibn Hajar Al-Asqalani, Vol. 4, p. 377, Maktabatu’l-Riyadh Al-haditha, Al-Riyadh, 1978).
Si la déclaration d'Ibn Hajar s’avère véridique, Aïcha est née quand le prophète (*) avait 40 ans. Et s’il avait épousé Aïcha quand il avait 52 ans, l'âge de Aïcha au moment de son mariage serait au moins 12 ans.

Conclusion n° 3 : Ibn Hajar, Tabari Ibn Hisham et Ibn Humbal se contredisent. Ainsi, le mariage présumé de Aïcha à l’âge de 09 ans n’est qu’un mythe.

PREUVE n*4 : l'Âge de Aïcha par rapport à l'Âge de Asma

Selon Abdul rahman ibn abi zanna’d : “Asma avait 10 ans de plus que Aïcha (Siyar 'la'ma'l-nubala', Al-Zahabi, Vol. 2, p. 289, arabe, Mu’assasatu’l-risalah, le Beyrouth, 1992).
Selon Ibn Kathir : “Elle [Asma] est l’aînée de sa soeur [Aïcha] de 10 ans” (Al-Bidayah, wa’l-nihayah Ibn Kathir, Vol. 8, p. 371, Dar Al-fikr Al-` arabi, Al-jizah, 1933).
Selon Ibn Kathir : “Elle [Asma] a vu le décès de son fils pendant cette année [73 OH], comme nous l’avons déjà mentionné et cinq jours plus tard, elle-même était décédée.
Selon d'autres récits, elle n’est pas décédée après cinq jours, mais 10 ou 20, ou quelques jours plus tard. Le récit le plus connu est celui de 100 jours plus tard. Du moment de son décès, où elle avait 100 ans.” (Al-Bidayah wa’l-nihayah , Ibn Kathir, Vol. 8, p. 372, Dar Al-fikr Al-` arabi, Al-jizah, 1933)

Selon Ibn Hajar Al-Asqalani : “Elle [Asma] a vécu 100 ans et est décédée en 73 ou 74 OH.” (Taqribu’l-tehzib, Ibn Hajar Al-Asqalani, p. 654, arabe, Bab fi’l-nisa ’, harfu’l al-alif ).
Selon presque tous les historiens, Asma, la soeur aînée de Aïcha avait 10 ans plus qu’elle.
Si Asma avait 100 ans en 73 OH, elle devait avoir 27 ou 28 ans au moment de la Hijrah.
Si Asma avait 27 ans ou 28 ans au moment de la Hijrah, Aïcha, elle devait avoir 17 ou 18 ans, donc elle a commencé à cohabiter avec le prophète (*) entre 19 à 20 ans.

Conclusion n° 4 :

Basé sur Hajar, Ibn Katir et Abda’l-Rahman ibn abi zanna’d, l'âge de Aïcha au temps où elle a commencé à vivre avec le prophète (*) serait 19 ou 20 ans.
• Dans la Preuve n* 3, Ibn Hajar suggère qu'Aïcha avait 12 ans et dans la Preuve n*4 : 17 ou 18 ans. Quel est l'âge exact de mariage de Aïcha, douze ou dix-huit ?
• Ibn Hajar est une source incertaine sur l'âge de Aïcha.

PREUVE n*5 : la Bataille de Uhud

Un récit mentionne la participation d'Aïcha dans la Bataille d'Uhud dans El Boukhari ( Kitabu'l-jihad wa’l-siyar, Bab Ghazwi’l-nisa ’ wa qitalihinna ma ` a’lrijal) :
“Anas annonce que le jour d'Uhud, les gens ne pouvaient pas supporter leur présence autour du prophète (*). [Ce jour-là], j'ai vu Aïcha et Oumm-i-Soulaim, Elles avaient tiré leurs robes en haut de leurs pieds [pour éviter n'importe quelle entrave dans leur mouvement].” De nouveau, cela indique qu'Aïcha était présent dans la Bataille d'Uhud

Il est relaté dans Boukhari (Kitabu’l-maghazi, Bab Ghazwati’l-khandaq wa hiya’l-ahza’b) : “Ibn ` Umar déclare que le prophète (*) n'a pas permis à Aïcha de participer à Uhud, comme à ce moment-là, elle n’avait que 14 ans. Mais le jour de la bataille de Khandaq, quand elle avait eu 15 ans, le prophète (*) lui avait permis d’y participer.”

En se basant sur ces récits on conclure que :
(a) les enfants au-dessous de 15 ans ont été envoyés en arrière et n'ont pas le droit de participer à la Bataille d'Uhud et
(b) Aïcha avait participé à la Bataille de Uhud

Conclusion n° 5 : la participation d'Aïcha dans la bataille de Uhud indique clairement qu'elle n'avait pas neuf ans, mais au moins 15 ans. Après tout, les femmes ont eu l'habitude d'accompagner Les hommes aux champs de bataille pour les aider et non pas pour être un fardeau.

PREUVE n*6 : Sourate Al-Qamar (la Lune)

Selon la tradition généralement admise, Aïcha est née environ 7-8 ans avant El Hijrah.
Mais selon un autre récit dans Boukhari, on annonce que Aïcha avait dit : “j'étais une jeune fille (jariyah en arabe)” quand Sourate Al-Qamar avait été révélée (Sahih Boukhari, kitabu’l-tafsir, Bab Qaulihi Bal Al-sa ` atu la Caillette ` iduhum wa’l-sa ` atu adha ’ wa amarr).
La sourate 54 du Saint Coran avait été révélée huit ans avant la Hijrah, indiquant qu'elle avait été révélée l’an 614 CE.

Si Aïcha s’est mariée avec le prophète (*) à l'âge de neuf ans en 623 CE ou 624 CE, elle aurait été un enfant en bas âge (sibyah en arabe) tandis que Sourate Al-Qamar (la Lune) a été révélée. selon la tradition suscité quand Aïcha était en réalité une jeune fille (jariyah)
Jariyah signifie que la jeune était adolescente. Ainsi, Aïcha, étant une jariyah non pas une sibyah (enfant ), et doit être âgée quelque part entre 6-13 ans au moment de la révélation d'Al-Qamar et doit donc avoir 14-21 ans au temps où elle a épousé le prophète (*).

Conclusion n° 6 : Cette tradition aussi contredit le mariage d'Aïcha à l'âge de neuf ans.

PREUVE n*7
: Terminologie arabe

Selon un récit annoncé par Ahmad ibn Hanbal : après que la mort de la première femme Khadijah du prophète (*), quand Khaulah est venu au prophète (*) lui conseillant de se marier de nouveau, le prophète (*) lui avait demandé quant aux choix qu'elle a entendus.
Khaulah avait dit : “Vous pouvez épouser une vierge (bikr) ou une femme que l'on a déjà épousé (thayyib)”. Quand le prophète (*) avait demandé l'identité du bikr , Khaulah avait mentionné le nom d'Aïcha.

Ceux qui connaissent la subtilité de la langue arabe, peuvent concevoir que le mot bikr n'est pas utilisé pour une fille immature de neuf ans. Le mot correct correspond plutôt à une jeune adolescente, comme cela a été exposé plus haut, est jariyah. Bikr d'autre part, est utilisé pour désigner une dame célibataire sans expérience conjugale avant le mariage « vierge »
Donc, évidemment une fille de neuf ans n'est pas "une femme" (bikr) (Musnad Ahmad ibn Hanbal, Vol. 6, p. .210, arabe, Dar Ihya Al-turath Al-` arabi, Beyrouth).

Conclusion n° 7 : littéralement le mot bikr signifie (vierge), dans le susdit hadith est “la femme adulte sans expérience conjugale.” Donc, Aïcha était au moins adolescente au moment de son mariage (16-20 ans).

PREUVE n*8. Le Texte Coranique

Tous les Musulmans reconnaissent que le Coran est le livre véridique par excellence. Ainsi, nous devons chercher la vérité dans le Coran pour lever la confusion créée par les hommes au sujet de l'âge de mariage de Aïcha.

Le Coran permet-il le mariage d'un enfant immature de neuf ans !!!?

Il n'y a aucun verset qui permet explicitement un tel mariage. Cependant Il y a un verset, qui guide les Musulmans dans leur devoir d’élever un enfant resté orphelin. Les conseils du Coran sur ce sujet sont aussi valables pour nos propres enfants.
Les versets 5-6 de la sourate 4 « les femmes » :
« Et ne confiez pas aux mineurs les biens dont Allâh a fait votre subsistance (La propriété de l'orphelin), Mais prélevez-en, pour eux, nourriture et vêtements ; et parlez-leur convenablement »
« Et tester la capacité des orphelins jusqu'à ce qu'ils atteignent l'aptitude au mariage ; et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu'ils ne grandissent. Quiconque est aisé devrait s'abstenir de se payer lui-même de cet héritage qui lui est confié. S'il est
pauvre, alors qu'il y puise une quantité convenable, à titre de rémunération de tuteur.) est aisé, qu'il s'abstienne d'en prendre lui-même. S'il est pauvre, alors qu'il en utilise raisonnablement : et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Mais Allâh suffit pour observer et compter ».


Pour les orphelins, on doit désigner un parent Musulman pour s’occuper d’eux “jusqu'à l'âge de maturité » Ici le verset Coranique exige la preuve méticuleuse de leur maturité intellectuelle et physique par des moyens objectifs d'essai avant l'âge de mariage pour leur confier leurs propriétés.

A la lumière des versets suscités, aucun Musulman responsable ne remettrait la gestion financière à un enfant de sept ans - ou à une fille de neuf ans. Si nous ne pouvons pas faire confiance en une personne de sept ans pour gérer des questions financières, il le sera d’avantage pour un mariage.

Ahmad Ibn Hambal (Musnad, vol.6, p. 33 et 99) déclare que Aïcha à l’âge de neuf ans a été plus attirée par le jeu que par les tâches d'une femme responsable. Il est difficile de croire, donc, qu'Abou Bakr, un grand partisan parmi les Musulmans, fiancerait sa fille immature de sept ans au prophète (*) de 50 ans. Il est également plus difficile d'imaginer est que le
prophète (*) accepte une telle proposition.

Conclusion n° 8 : Abou Bakr était un homme plus judicieux que n’importe qui d'entre nous.
Ainsi, il aurait certainement jugé que sa fille Aïcha n'a pas été instruite d'une manière satisfaisante comme l’exige le Coran explicitement, donc ni le prophète (*) ni Abou Bakr ne pouvaient transgresser les clauses dictées dans le Coran.

PREUVE n*9 :
Consentement au Mariage.

La femme doit donner son consentement pour rendre un mariage licite (Mishakat al Masabiah, la traduction par James Robson, Vol1, p. 665).
Il est inconcevable qu’un homme aussi intelligent qu'Abou Bakr, prendrait au sérieux la permission d'une fille immature de sept ans pour épouser un homme de 50 ans.
De même le prophète (*) n'aurait pas accepté la permission donnée par une fille qui, selon le hadith de Mouslim, a pris ses jouets avec elle quand elle est allée chez le prophète (*).

Conclusion n° 9 : Le prophète (*) n'a pas épousé Aïcha à l’âge de neuf ans parce qu'il aurait transgressé la clause légale exigé par le Coran et ceci n’est pas concevable à son égard.

Conclusion
Il n'était ni une tradition ni une habitude chez les arabes du septième siècle, de donner leurs filles au mariage à un âge aussi jeune que sept ou neuf ans, et notre prophète (*) n'a pas fait l’exception pour épouser Aïcha à un si jeune âge.
Le peuple de l'Arabie n'a jamais fait l'objet d’un mariage de la façon dont il a été relaté par les rapporteurs de Hadith (Mohadithines) qui se contredisent visiblement sur un même sujet.
Évidemment, le récit du mariage de Aïcha à neuf ans rapporté premièrement par Hisham ibn ` Urwah ne peut être pris au sérieux quand beaucoup d'autres récits le contredisent.
De plus, il n'y a absolument aucune raison d'accepter le récit de Hisham ibn ` Urwah quand d'autres savants, y compris Malik ibn Anas, considèrent que ses récits comme incertains et non fiables après son immigration en Irak où il a été sujet à des problème de . Les citations de Tabari, Boukhari et le Mouslim montrent qu'ils se contredisent quant à l'âge d'Aïcha. En outre, beaucoup de ces savants se contredisent dans leurs propres rapports.
Donc, il n'y a absolument aucune raison de croire aux récits sur l'âge de Aïcha quand il y a de très bonnes raisons pour les rejeter.

ﻢﻠﻋأ ﷲا و
Juillet 2008, Dr Ahmed Amine
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   10/13/2010, 01:35

salam aleykoum


oui,il est claire cette histoire du mariage de Aicha a l'age 9 ans est un mythe, cértainement pour donner une image de pédophyle au prophéte saw.


[24:31] La lumière (An-Nur) :
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.



si des garçons impubérent sonts censé ignorer les parties sexuel des femmes,il en est de méme pour les filles impubéres.

comment peuvent elles se marier dans ces circonstances?
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   10/21/2010, 17:00

mon cher frère Azzedine oui c'est très clair comment des enfants peuvent-ils se marier alors qu'ils ne sont pas près pour celà ni physiquement ni physiologiquement ni moralement, ce genre de mariage serait contre nature.

Je voudrais également conclure ce poste par quelques éclaircissements.

La (S65V4) parle de FEMMES et non d' enfants impubères :

65.4. Si vous avez des doutes à propos (de la période d'attente) de vos FEMMES qui n'espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n'ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d'attente se terminera à leur accouchement. Quiconque craint Dieu cependant, Il lui facilite les choses.

L’aménorrhée : plus en détail qu’est-ce que c’est ?

L'aménorrhée est l’absence de menstruations chez une femme en âge de procréer. Le mot « aménorrhée » provient du grec "a" pour privation, "mên" pour mois et "rhein" pour couler.

De 2 % à 5 % de la population féminine serait touchée par l’aménorrhée. Il s’agit d’un seul et même symptôme, mais celui-ci a pour origine des réalités ou des maladies bien différentes les unes des autres. En effet, l’aménorrhée peut être tout à fait naturelle lorsque, par exemple, la femme est enceinte, allaite ou a atteint l’âge de la ménopause. Mais il peut également s’agir d’un signe révélateur d’un problème de santé sous-jacent plus sérieux, tel un trouble alimentaire ou une maladie endocrinienne.

On parle d'aménorrhée primaire si la femme n'a jamais eu de règles; d'aménorrhée secondaire si elle est réglée d'habitude, mais a un retard de règles important. Il est important de se rappeler que l'aménorrhée est un symptôme (le signe qu'il se passe quelque chose) et non une maladie en soi.

Toute femme étant dans l’une ou l’autre des situations suivantes est considérée comme aménorrhéique et devrait consulter un médecin :

* aucune menstruation à l’âge de 14 ans et absence de développement des caractères sexuels secondaires (développement de la poitrine, de la pilosité au pubis et aux aisselles et répartition des tissus adipeux aux hanches, aux fesses et aux cuisses) (aménorrhée primaire);
* aucune menstruation à l’âge de 16 ans et présence d’un développement des caractères sexuels secondaires (aménorrhée primaire);
* chez une femme ayant déjà été menstruée, absence de menstruations sur une période de temps équivalent à au moins 3 intervalles de cycles menstruels antérieurs ou 6 mois sans menstruations (aménorrhée secondaire).


Des Savants considèrent qu'il est interdit de marier les filles impubères en se basant sur le verset suivant :

4.6. Mettez à l'épreuve le degré de maturité des orphelins jusqu'à l'âge de la puberté , et si vous constatez qu'ils ont acquis un bon jugement, remettez-leur leur héritage. Gardez-vous de vous empresser de le dilapider, avant leur majorité. Si le tuteur est riche, qu'il s'abstienne de toucher aux biens de ses pupilles , et s'il est pauvre, il ne doit en user que de façon modérée. Au moment de remettre aux orphelins leurs biens, assurez-vous la présence de témoins, quoique Dieu, pour recevoir des comptes, suffise amplement.

Nous remarquons que la maturité d'une personne va de paire avec sa puberté et de plus beaucoup de Hadiths mentionnent l'obligation de l'acceptation du mariage de la fille.Donc la maturité de cette dernière à porter un jugement.


Je rajouterais également un autre verset allant dans le même sens.

4.127. Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis : "Dieu vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le Livre, au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit, et que vous désirez épouser, et au sujet des mineurs encore d'âge faible". Vous devez agir avec équité envers les orphelins. Et de tout ce que vous faites de bien, Dieu en est, certes, Omniscient.

Nous remarquons que la maturité d'une personne va de paire avec sa puberté et que seulement à ce moment le tuteur peut remettre ses biens et si le tuteur et l'orpheline désirent se marié, il n'y pas de mal à ça. En plus tu remarquera que le verset (4.127) parlent de FEMMES donc pubères que le tuteur peut marier si elle le désire et à la fin du verset il est stipulé d'être équitable (pas de mariage) avec les mineurs donc les impubères qui n'ont pas atteint la raison.

En Islam il est interdit à l'homme de se marier avec une impubère car elle n'a pas la morphologie physique ni atteint l'age de la raison, ni la maturité pour assumer un mariage.

Ceux qui disent que le père peut marié sa fille sans son consentement sont dans une grande erreur, alors que dire de la fille impubère qui n'a même pas atteint l'age de la raison pour dire oui ou non !!

Le consentement de la femme qui va de paire avec sa raison est OBLIGATOIRE sinon le mariage est nul

"’Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète (pbAsl) dit : "La femme ayant déjà été mariée (veuve ou divorcée) ne peut être donnée en mariage que sur son ordre ; la vierge ne peut être donnée en mariage qu’après qu’on lui ait demandé son consentement."

On rapporte également que le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — annula le contrat de mariage d’une femme médinoise s’appelant Al-Khansâ’ Bint Khidhâm car son père l’avait mariée contre son gré. Sa main avait été en réalité demandée par deux hommes, le premier étant le noble Compagnon Abû Lubâbah Ibn Al-Mundhir et le second étant un homme de son clan. La femme préféra Abû Lubâbah, alors que son père penchait pour le second prétendant à qui il maria sa fille sans le consentement de cette dernière. Al-Khansâ’ se rendit alors chez le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — et se plaignit à lui en ces termes : « Ô Messager de Dieu, mon père a dépassé ses limites avec moi et m’a mariée sans tenir compte de mon avis. » Le Messager dit : « Son mariage est nul. Épouse qui tu veux. » D’après une autre version, Al-Khansâ’ dit : « Mon père m’a mariée à son neveu malgré mon refus. » Le Prophète dit : « Tu peux entériner ce qu’a fait ton père. » Elle répondit : « Mais je n’aime pas ce qu’a fait mon père. » Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — déclara : « Va, son mariage est nul. Épouse qui tu veux. » Elle reprit : « J’entérine ce qu’a fait mon père. J’ai néanmoins voulu que les gens sachent qu’il n’appartient point aux parents de forcer leurs filles à se marier avec quiconque. »

D’après `Abd Allâh Ibn `Abbâs — que Dieu l’agrée — le Messager de Dieu — paix et bénédiction sur lui — annula le mariage d’une femme vierge et celui d’une femme ayant déjà connu le mariage après que leur père les eut mariées contre leur gré. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — décida alors que leur mariage était nul.
Donc par déduction tout mariage de contrainte est contraire à l'Islam et contre la dignité de la personne.

50.45. Nous savons mieux ce qu'ils disent. Tu n'as pas pour mission d'exercer sur eux une contrainte. Rappelle donc, par le Coran celui qui craint Ma menace.


Donc lorsque nous lisons le Coran dans son ensemble, on s'aperçoit que le verset 4 de sourate al-Talâq s'applique aux FEMMES adultes qui n'ont pas encore eues leurs premiers cycles, ou à des FEMMES adultes ayant leurs règles décalées selon les mois ou plus du tout de règles.


Médicalement parlant nous pouvons remarquer que l'apparition des premières règles marque l'achèvement de la puberté féminine qui débute un peut près 3 ans plus tôt.
De plus lors des premières règles en général il est très rare que la fille ovule.
Mais parfois il arrive que la FEMME à un retard pubertaire ou est frappé d'aménorrhée primaire d'où l'absence d'apparition des premières règles, ou de ménopause précoce ou d'aménorrhée secondaire d'où l'absence de règles depuis plus de 3 mois chez une femme déjà réglée.
Donc si cette FEMME à atteint la maturité et la morphologie pour supporter un mariage, il n'y a aucun mal à celà.

Encore une autre possibilité d'interprétation, ce verset parle de al mousstahad: Le terme « Istihada » désigne l’écoulement du sang de l’utérus en dehors de la période des règles « al-haïd » et en dehors de la période des lochies « an-nifass ».
donc on ne pas bien distinguer AL ISSTHADA DES MENSTRUES d'où le doute
Aicha (Que Dieu soit satisfait d’elle) a raconté ceci : « Fatima, la file de Abou Houbaich (Que Dieu soit satisfait d’eux deux) vint trouver le Prophète et lui dit : « 0 Envoyé de Dieu ! J’ai des hémorragies constantes (de la matrice), et je ne suis jamais pure ! Dois-je cesser de faire mes prières? L’Envoyé de Dieu lui répondit: « Ce n’est là qu’un vaisseau sanguin : cela n’a rien à voir avec les règles. Dès lors, lorsque tes vraies règles surviennent, cesse de faire la prière, et quand tes règles finissent, purifie-toi et prie ! » (Boukhari, Mouslim et Abou Daoud) (source numéro 9)

Fin

Dieu(swt) est le plus savant
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   11/5/2011, 16:48

Salam Alleykum,

Le droit de la femme à choisir son future mari (qu'elle soit vierge ou non) :

Par le Sheykh Sidi Al-Hasan Ibn As-seddîq

Le premier des droits privés après les droits généraux de la femmes qu'on a déjà cité : c'est le droit de choisir son future partenaire et compagnon dans la vie et son associé à jamais.
En d'autres terme : faire de son mariage non pas une dépendance ni un profit (pour quelqu'un) ni une contrainte mais plutôt une grâce (de Dieu), une liberté, un amour et plaisir partagé et une miséricorde. L'Islam a fait du mariage un contrat religieux sacré pour subvenir à un besoin naturel (de la nature primordiale : Fitra) pour apaiser l'âme et calmer ses pulsions sexuelles (entre autre), ainsi que pour vivre en affection et miséricorde dans le bien et la bienséance : comme cela nous a été montré dans les versets : « Et parmi Ses signes IL a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. » Coran: An-nahl verset : 72.
« ..c'est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse » Sourate 2 - Verset 229.
« Et comportez-vous [les hommes] convenablement envers elles [vos femmes]..» Sourate An-nissâ, verset 19.


Si l'islam considère le mariage amour et miséricorde mutuelle et cause de paix de l'âme(d'assurance) de chacun des deux époux envers l'autre, il devient obligatoirement de donner le droit à la femme de choisir ce mari qu'elle vivra et s'apaisera à sa compagnie. C'est pour cela que les pères et tuteurs ont été empêchés de marier leurs filles à des hommes qu'elles ne veulent pas. En sachant que les communautés avant l'Islam et en dehors de l'islam donnaient à l'homme le droit de contraindre sa fille ou sa proche, à épouser l'homme qu'il souhaite pour elle sans considération de ce qu'elle veut !!

Avec l'avènement de l'islam, le Prophète (paix et salut sur lui) a déclaré pour la première fois dans l'histoire le droit de la femme de choisir son époux et compagnon de vie, et il rendit invalide toute contrainte de la part du père ou du tuteur :

Les gens des Sunanes sauf Muslim rapportent d'après Khansâa Bint Khidâm Al-ansâriya que son père l'a marié malgré elle (et elle n'était pas vierge : elle avait déjà consommé un mariage auparavant): elle vint alors le dire au prophète (paix et salut sur lui) qui rejeta ce mariage.

Ahmed et An-nasâsî rapportent d'après Burayda : qu'une fille vint voir le prophète (paix et salut sur lui) et lui dit : « mon père m'a marié à mon cousin paternel pour qu'il élève par cela sa situation » ; le prophète (paix et salut sur lui) a mis alors le droit entre ses mains (c'est-à-dire c'est à elle de rejeter cela ou l'accepter). Elle dit alors : « j'ai accepté ce que mon père a fait de moi, mais je voulais montrer aux femmes que les pères n'ont pas à obliger leurs filles à se marier avec ce qu'elles ne veulent pas. »

Le groupe sauf Al-Bukhârî ont rapporté que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « une femme qui n'est pas vierge est plus en droit (pour son mariage) que son tuteur (c.à.d que c'est à elle de décider pour son mariage), et à une vierge on lui demandera sa permission, et une permission (suffisante de sa part) est le fait qu'elle garde le silence ( à cause de sa timidité naturelle) ».
Son silence du à sa timidité est le signe de son acceptation, car elle ne peut se taire si elle n'est pas d'accord. Si elle dit non, ce mariage ne pourra pas se faire il sera invalide : car sinon quel intérêt de demander sa permission!

Ibn Al-qayyim a dit dans Al-hudâ en ce qui concerne le droit évident d'une femme de choisir son futur mari :
« On sait que le père n'a pas le droit d'utiliser le moindre des biens de sa fille pubère, qui n'est pas folle et qui est mûre(râshida), sans son acceptation. Il ne peut pas non plus l'obliger à dépenser même le peu de ses biens! Comment pourrait-il alors s'autoriser à la contraindre à dépenser de sa personne sans son consentement ?!
Il est connu que la contraindre à dépenser tout son bien est plus facile que la marier à quelqu'un qu'elle ne veut pas et qu'elle n'a pas choisi
(sa personne étant plus sacré et plus chère que toute autre chose). (Si le premier n'est pas possible, le second non plus ne le sera pas).
Si la sunna ne lui avait pas clairement donné son droit (à la femme de choisir), l'analogie correcte et les règles (raisonnables et justes) de la loi divine ne pourront que confirmer ce droit pour la femme (de choisir son futur époux) et l'établir »
C'est pour cela que l'avis de Mâlik[1] dans ce domaine est faible et va à l'encontre des Hadîths cités : car Mâlik donne le droit au père de contraindre sa fille vierge à un mariage.

La nouvelle mudawwana marocaine a ainsi bien fait de donner (confirmer) le droit à la fille (pour choisir son futur époux) dans la législation marocaine selon le contexte de l'époque...
La législation islamique est en effet celle pour tous les gens (musulmans) marocains ou pas marocains.

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[1] Quant à l'Imâm Abû Hanîfa et quelques autres savants:
Ibn Rushd rapporte dans son Bidâyat al-mujtahid tome II page 31:
'Abû Hanîfa, Zufar,Ash-sha'abî et Az-zuharî disent: si la femme(pubère) (qu'elle soit vierge ou non) contracte son mariage sans tuteur (sans waliy): son mariage est valide si l'homme est Kuf' (digne d'elle)
Si ce future mari n'est pas digne d'elle (exemple un pervers qui veut épouser une pieuse, fille d'un pieux): là le Waliyy peut (a le droit) d'annuler ce mariage.(Al-Fiqh 'alâ Al-madhâhib al-arba'a d'Al-jazîrî tome IV page 34.)

Juste un dernier point il existe en fait trois points de vue sur le mariage dans l'école Malikites :

- 1. le père peut forcer [la jeune fille] à se marier si elle n'est pas publère.
C'est l'avis de Ashhab (un des disciples de l'imam Malik).

- 2. le père peut la forcer même si elle est pubère.
C'est l'avis de Sahnun.

- 3. Elle ne peut pas être forcée même si elle n'est pas pubère.
C'est l'avis de Abu Tamman.'


Nous pouvons voir que l'avis de Abu Tamman est que le père de la fille ne peut en aucun cas la forcer à se marier quelle soit pubère ou impubère.
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Gilles
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MessageSujet: Re: le mariage du prophète (s.a.w.s) avec aïcha   12/7/2011, 15:47



Voici encore une vidéo fracassant encore une fois le mythe du prétendu mariage de Prophète(saws) avec la mère des croyants Aïcha à un age précoce :



Bon visionnage, le mythe est dévoilé au grand jour par des preuves scripturaires incontestable, par des études d'oulémas et de professeurs d'universités Islamique, d'écoles Islamique, de conseils Islamique, de Docteurs Islamique...
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