A la lumière du Coran
 
Accueilbienvenue*CalendrierGalerieFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La bataille de Mou'ta

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: La bataille de Mou'ta   10/9/2008, 00:05




Mes chers frères et soeurs ,que Dieu vous bénisse !

Voici un sujet tres interressant sur la bataille de Mouta et qui nous donne un aperçu de l'intelligence et de la sagesse de ceux qui furent les compagnons du prophète saw et parmi eux khalid ibn al walid ra

Je vous laisse en compagnie de amrou al khalid qui nous raconte cet évènement combien machallah


Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux et que le salut et la paix soient sur le plus honoré des messagers, notre Prophète Mohammad.

Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin, est guidé et celui qui s'égare n'a ni maître ni conseiller


Je voudrais vous parler en cette occasion de l’expédition Mou’ta. Je sais bien que la plupart d’entre vous connaissent déjà l’histoire, mais je tiens à ce que nous la racontions en rendant hommage cette fois aux trois héros de l’expédition qui eut lieu ici dans votre pays. Le fait de nous remémorer ainsi les événements de Mou’ta nous fera redécouvrir pleins d’autres que nous avons peut être oubliés.


Premièrement, savez-vous le nombre des compagnons qui ont participé à cette expédition ? Ils étaient trois mille contre deux cent mille de romains et leurs alliés !

En apprenant le nombre de leurs adversaires, les compagnons du prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) se sont rassemblés pour délibérer. Cela leur a pris deux jours, et ils sont arrivés aux conclusions suivantes :


1) Revenir à Médine et dire au prophète que les romains étaient trop nombreux ;


2) Envoyer un message au prophète pour lui demander du renfort;


3) Confronter l’ennemi.


La première solution a été unanimement repoussée, la deuxième était irréalisable vu que tous les compagnons qui pouvaient participer à l’expédition étaient tous présents. Il ne leur resta plus que la troisième solution. Les compagnons demeuraient cependant peu convaincus.

Alors, Abdallah Ibn Rawaha se leva et leur fit ce discours : « Ô gens, ce qui vous fait peur maintenant est justement la raison qui vous a fait venir jusqu’ici. Et par Allah, nous ne combattons pas nos ennemis avec notre nombre ou nos armes, mais nous les combattons au moyen de cette religion dont Allah nous a privilégié ».


Les compagnons s’exclamèrent d’une seule voix : « Que Dieu nous suffit ! »


Ce qui s’est passé ensuite pendant cette bataille est la réalisation de la tactique militaire la plus célèbre dans l’histoire, elle continue d’être enseignée dans les académies militaires en Europe et en Amérique.


Tout d’abord, on chercha le lieu où allait se dérouler le combat. Zaed Ibn Haritha eut l’idée de choisir un lieu étroit pour contraindre les romains de combattre avec un nombre limité de soldats. Il opta pour un petit village appelé Mou’ta.

Remarquez que si les musulmans avaient combattu les romains en plein désert, ces derniers les auraient battu aisément. Mais en choisissant Mou’ta, les romains n’avaient d’autre choix que de combattre les musulmans avec leur propre nombre, c’est-à-dire, trois mille combattants contre trois mille. Cette idée eut l’effet extraordinaire de suspendre un nombre important de combattants romains.


La bataille commençait au lever du jour et se poursuivait jusqu’au coucher du soleil, mais à votre avis combien va durer cette bataille ? Six jours !


Est-il possible qu’une bataille dure six jours entre une armée de trois mille combattants opposant une armée de deux cent mille?!


Oui, c’est possible car la foi fait des miracles, grâce à un amour sans borne pour l’Islam, et grâce à une assurance complète du soutien d’Allah.


Mais le plus surprenant, c’était que durant ces six jours, la victoire était du côté musulman. Les romains, ébahis par tant de courage et de détermination, finirent par avoir des doutes concernant leurs adversaires. Etaient-ils des êtres humains ? Ils disaient : « Si on réussit à tuer l’un d’eux, on va s’assurer que c’est du sang qui coule dans ses veines ». Ils étaient tellement effrayés qu’ils envoyèrent à leur souverain lui demander du renfort. En écoutant leur requête, Héraclius dit : « Si les musulmans sont comme vous les décrivez, Muhammad, héritera de mon royaume bientôt », en effet, sa royauté prit fin dix ans après.


Vous, qui habitez ce pays, devez être sûr de la victoire de l’Islam en tout temps, les faits qui se sont passés ici, vous le confirment.


Le chef des romains décida brusquement de changer sa tactique. Il remarqua en effet, que tant que celui qui tenait le drapeau de l’armée musulmane demeurait sauf, les combattants tenaient bon. Il donna l’ordre de tuer cet homme, qui n’était autre que Zaed Ibn Haritha.


La bataille prit tout à coup une nouvelle tournure. L’armée romaine essayait d’arriver à Zaed Ibn Haritha tandis que les musulmans tentaient désespérément de le défendre. Des centaines de flèches et des lances prenaient Zaed Ibn Haritha pour cible. Il fut blessé à son épaule, il ne bougea pas, mais bientôt son corps tout entier fut percé par des dizaines de lances et de flèches.


Avant de succomber à une tentation ou de commettre un péché, souvenez-vous que vous vivez dans un pays qui a connu l’héroïsme des gens qui ont défendu l’Islam de leurs vies.

Le prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) racontait à Médine, en direct, tout ce qui se déroulait à Mou’ta ; il dit : « Zaed a pris l’étendard et fut tué.. »

Ensuite ce fut le tout de Ja’far de prendre le drapeau. Et en un geste de bravoure sans pareil, il descendit de son cheval et se mit à combattre sur pied. Les romains n’avaient pas changé leur tactique, Ja’far qui détenait le drapeau fut donc pris pour cible. Il reçut d’abord un coup de sabre qui lui coupa le bras droit, il porta le drapeau avec sa main gauche, un autre coup de sabre lui coupa le bras gauche, et il ne laissait toujours pas tomber le drapeau, mais le tenait avec ses avants bras. Un autre coup de sabre le coupa en deux !


Abdallah Ibn Omar, rapportait : « Lorsque nous avons examiné le corps de Ja’far, nous avons compté plus de soixante dix et quelques coups de sabres et de flèches, en le retournant, nous n’avons trouvé aucun coup sur son dos ! » Il ne s’est pas retourné une seule fois, malgré les flèches qui lui transperçaient la poitrine, il n’a pas pensé à se retourner pour les éviter.


Donc en allant rendre visite à Ja’far, dites-lui que vous l’imiterez à votre tour et que vous défendrez l’Islam comme il l’a fait. Et priez Allah pour qu’Il vous en donne la force.

Il y a des gens qui font certes leurs prières, sans que l’amour de l’Islam soit présent dans leurs cœurs, alors que c’est une chose capitale. Le seul qui pourra se sacrifier pour l’Islam, c’est celui qui le porte dans son cœur.


A suivre ...................



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La bataille de Mou'ta   10/9/2008, 00:08



La suite .........................


Le prophète reprit vite son récit, il dit : « maintenant c’est Abdallah Ibn Rawaha qui a pris le drapeau mais il a hésité un court instant » Les Ansars, se sentirent mal, ils auraient aimé que Abdallah Ibn Rawaha, homme des Ansars, soit aussi courageux que les deux commandants qui l’ont précédé.


Mais Ibn Rawaha hésita un court instant, ce fut certainement un très court moment, mais le prophète l’a mentionné.


Des gens hésitent dix ans avant de décider d’effectuer la prière de l'aube à son heure, des femmes hésitent plusieurs années avant de porter le voile, des hommes hésitent des années avant d’aller effectuer les prières à la mosquée

Cependant Abdallah Ibn Rawaha se reprocha ce moment de faiblesse et prit le drapeau. Au même moment, son cousin lui ramenait de la nourriture, il lui présenta un morceau de viande en lui disant : « Prends ô Ibn Rawaha, tu combats depuis six jours, reprends des forces ». Ibn Rawaha prit le morceau de viande en mordit une bouchée puis regarda le morceau en disant : « Comment, Ibn Rawaha, tu es encore en vie ? N’as-tu pas envie de retrouver tes deux amis ? » Il se remit au combat, jusqu’à ce qu’il soit tué.


Le prophète qui rapportait le combat comme on a dit en direct disait : « Ensuite Abdallah Ibn Rawaha prit le drapeau, hésita un court instant puis combattit jusqu’il fut tué, je le vois en cet instant au paradis » Le prophète continua son récit : « Je vois en cet instant Zaed Ibn Haritha sur un lit en or au paradis, et je vois près de lui, Ja’far sur un lit en or au paradis, et je vois à leur côté Abdallah Ibn Rawaha sur un lit en or au paradis, mais le lit de Ibn Rawaha se trouve plus bas que ceux de ses deux amis ». On demanda au prophète : « Pourquoi cela, ô messager d’Allah ? ». Le prophète répondit : « Parce qu’il a hésité ».

Le paradis est composé de degrés, celui qui a hésité un instant s’est décalé d’un degré.

De combien de degrés sera décalé celui qui a hésité dix ans ? Le prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) dit : « Les gens du paradis apercevront les pavillons dans le paradis, comme vous apercevez les étoiles au ciel. ». Alors si vous trouvez une occasion d’effectuer des bonnes œuvres, n’hésitez pas, parce que si vous le faites, vous serez retardé d’un degré, sans être sûr que vous pouvez jamais le rattraper.


Le drapeau est maintenant tombé des mains d’Ibn Rawaha, et comme le prophète n’avait pas désigné de chef après lui, on ne savait pas qui allait prendre les commandes.

Un homme, Tabit Ibn AL Akram l’un des compagnons qui ont participé à Badr, prit le drapeau et cria de toutes ses forces : « ô Abou Souleymane, ô Abou Souleymane ! ». L’homme interpellé ainsi n’était autre que Khaled Ibn Al Walid. L’homme lui tendit le drapeau en lui disant : « Prends-le ô Khaled », mais ce dernier refusa et dit avec modestie : « Non ô Tabit, tu le mérites plus que moi, toi tu as assisté à Badr ! » Mais Tabit répondit fermement : « Par Allah, Je n’ai pris le drapeau que pour te le donner ». Khaled Ibn Al Walid consentit à prendre la relève et commanda la bataille le reste du sixième jour.


Khaled Ibn Al Walid raconte: « Le jour de Mou’ta, il s’est cassé dans ma main, neuf sabres. » Il était le seul à combattre avec les deux bras.


Je voudrais que vous vous rappeliez en tout temps qu’en marchant sur cette terre, votre pied se pose là où a marché Khaled depuis des siècles, et s’il vous prend l’envie de commettre un péché, soyez sûrs que cette même terre qui témoignera le jour de la résurrection en faveur des compagnons qui ont participé à la bataille de Mou’ta, témoignera contre vous et contera tous vos péchés. Dieu puissant et sublime dit : « Quand la terre tremblera d’un violent tremblement, et que la terre fera sortir ses fardeaux, et que l’homme dira : « Qu’a-t-elle ? », ce jour-là, elle contera son histoire ». Faites donc que cette terre raconte la même histoire à propos de vous, qui priez dans les mosquées, comme à propos des compagnons qui ont combattu ici pour l’Islam.


Au coucher du soleil du sixième jour, Khaled rassembla ses troupes et leur dit : « Nous sommes venus ici pour venger nos frères et pour glorifier l’Islam et nous l’avons fait, nous avons fait beaucoup de morts et de blessées dans les rangs de nos ennemis. Mais cette bataille ne finira jamais pour nous par une victoire. Je vous suggère donc de battre en retraite. »


En comprenant le bien fondé de l’idée de Khaled, on fut d’accord à l’unanimité.


Mais Khaled Ibn Al Walid reprit : « Nous ne pouvons pas battre en retraite, nous sommes à Mou’ta, ce village nous abrite par ces arbres et ses murs, mais si on sort vers le désert, nos ennemis auront vite fait de nous exterminer ». Il fallait donc faire en sorte qu’en sortant du village, les musulmans ne soient pas poursuivis par les romains.


Ici Khaled Ibn Al Walid eut une idée de génie, une manœuvre qui continue d’être enseignée dans les plus grandes académies militaires, comme la plus extraordinaire tactique de retraite dans l’histoire.


Khaled ibn Al Walid, commença par bouleverser l’organisation de son armée. Il échangea la place des sections, celles qui se trouvaient à droite allaient combattre à gauche et vice versa, et celles qui combattaient en avant allaient se retirer en arrière, celles qui étaient en arrière allaient à l’avant. Ensuite, il ordonna à tous les combattants de laver leurs vêtements, puis il ordonna qu’on efface les écritures sur les drapeaux et d’écrire de nouveaux mots sur chaque drapeau. De sorte qu’en voyant ces changements, les romains n’aient qu’une explication : « Une nouvelle armée ! »


Ainsi, le moral des romains allait baisser de 50%, mais cela semblait insuffisant à Khaled, il voulait que le moral des romains tombe à zéro. Il eut une nouvelle idée. Il fit sortir trois cent chevaliers de son armée, les divisa en six sections. Chaque section allait contenir cinquante chevaliers. Il leur ordonna de se positionner derrière l’armée et dès l’apparition du premier rayon du soleil, et au moment où les deux armées commenceront la bataille, qu’ils se mettent à battre fortement le sol avec les chevaux et de faire surgir le plus de poussière qu’ils pourront; de façon que les romains en voyant cette poussière de loin, s’imaginent que du renfort arrivait pour les musulmans.


Plusieurs personnes ont des idées fausses sur les compagnons du prophète (que le salut soit sur lui), ils s’imaginent que c’étaient des gens qui ne faisaient rien d’autre que de prier et de combattre. Alors que c’étaient des gens intelligents et distingués dans tous les domaines de la vie.


Il faut préciser, que puisque la bataille durait depuis des jours sans aucun changement dans les rangs, les combattants avaient fini par se reconnaître des deux côtés ! Donc, à l’aube du jour suivant, les romains s’étonnèrent de voir de nouveaux visages. Ils se sont précipités vers leur chef en s’écriant : « une nouvelle armée musulmane ! » Il demanda : « Alors, où est l’ancienne armée ? » On lui répondit : « Elle se repose » ! Un moment après, les romains furent surpris par un nuage de poussière au loin, en même temps, des chevaliers arrivaient en criant : « Allah est grand, Allah est grand », et des drapeaux furent levés.

Après que les six groupes de chevaliers eurent rejoint les musulmans, Khaled lança l’ordre d’attaque : « Ô serviteurs d’Allah, Qu’Allah vous suffit ». Cette attaque fut si brusque et si forte, que cinq cent des romains furent tués, les musulmans disaient : « On a vu la mort dans leurs yeux ». Subitement, Khaled donna un autre ordre : « Ô serviteurs d’Allah, revenez ! »


Le retrait fut entamé avec la plus grande discipline, la dernière légion en premier, puis celle d’après, puis celle d’après, jusqu’à ce que tous les musulmans se soient retirés. Les romains allaient les poursuivre quand ils entendirent l’ordre de leur commandant: « Ne les suivez pas, c’est un piège ! » Khaled Ibn Al Walid, retourna vers Médine avec son armée, ils étaient à mi chemin et les romains attendaient toujours le piège !!


Les femmes et les enfants sont sortis pour accueillir les musulmans, mais comment sera cet accueil ? Ils les ont accueillis avec les pierres. Ils étaient indignés par leur retraite, ils leur lançaient des pierres en criant : « Ô les fuyards, ô fuyards, vous vous êtes enfuis pour Allah ? » Mais le prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) qui avait parfaitement compris la raison de la retraite, les félicita de leur manœuvre et calma les femmes et les enfants en disant : « Non, ce ne sont pas des fuyards, ils vont y retourner si Dieu le veut ». En effet, ils y retourneront dix ans plus tard et réussiront à conquérir toute la Jordanie et elle deviendra une terre de l’Islam.


Le prophète (Que le Salut et la Bénédiction d’Allah lui soient accordés) entra dans la demeure de Ja’far et sortit avec ses trois enfants et se mit à les embrasser en pleurant et dit : « Qui veut se charger d’élever les enfants de Ja’far ». Trois musulmans levèrent la main promptement pour avoir la charge des trois orphelins. Les trois hommes étaient aussi pauvres les uns que les autres !


Qu’Allah vous récompense et accorde Sa paix et Son salut à Son prophète et à tous ses compagnons.

par le da'ya amr khaled

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La bataille de Mou'ta   10/9/2008, 07:23



POURQUOI CETTE GUERRE ET QUI EST LE RESPONSABLE


Sur les pas du bien-aimé Mohammed

(BP sur lui)

Episode 24: L’expédition de Mo’ta


Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.



Introduction :

Ce soir nous parlerons de ‘Oumrat al-Qada’ (petit pèlerinage de l’acquittement) parce qu’il est étroitement lié au traité de Al-Houdaïbya, également de la conversion de Khaled ibn Al-Walîd et ‘Amr ibn Al-‘Âç, de la correspondance du Messager d’Allah (BP sur lui) avec les rois et en dernier lieu de la bataille de Mo’ta.

Le Traité de al-Houdaïbya stipulait que les Musulmans devaient repartir en l’année 6 de l’Hégire sans accomplir leur ‘Oumra et revenir un an après. Le Messager (BP sur lui) partit donc pour la Mecque l’année suivante au mois de Dhul-Qui‘da. Il a insisté pour que tous ceux qui avaient assisté avec lui à la signature du traité l’accompagnent. Ces personnes avaient été découragées de ne pouvoir accomplir leur ‘Oumra l’année d’avant et il voulait leur redonner confiance et leur rendre leur dignité. Ce verset fut révélé – il peut-être traduit par - : “ Allah a été véridique en la vision par laquelle Il annonça à Son messager en toute vérité: vous entrerez dans la Mosquée Sacrée si Allah veut, en toute sécurité, ayant rasé vos têtes ou coupé vos cheveux, sans aucune crainte. Il savait donc ce que vous ne saviez pas. Il a placé en deçà de cela (la trêve de Houdaybiya) une victoire proche. " (TSC[i], Al-Fat-h (LA VICTOIRE ECLATANTE) : 27).

Le départ vers la Mecque :

Le Prophète (BP sur lui) partit pour ‘Oumrat al-Qadâ’ accompagné de deux mille hommes et femmes. Lorsqu’il donna l’ordre à cent cavaliers de s’apprêter, Abou Bakr lui rappela qu’une clause du traité défendait le port des armes. Il lui répondit qu’il les prenait par crainte de la traîtrise des ennemis et qu’il allait les garder hors de la Mecque s’il ne devait pas en avoir besoin.

Le Musulman doit être perspicace et non naïf.

A son arrivée aux environs de la Mecque, le Prophète (BP sur lui) fit avancer les cavaliers devant lui pour envoyer un message qui semblait dire aux Quraychites “attention à la traîtrise”. Ces derniers s’inquiétèrent et Souhayl ibn ‘Amr qui avait signé avec le Prophète le traité au nom de Qoraïche vint lui demander s’il se rappelait de la clause qui lui défendait le port des armes. Le Prophète (BP sur lui) lui répondit qu’il ne les avait pas amenés pour combattre. Souhayl comprit sa pensée et lui dit : “Nous savons que tu ne manques jamais à tes serments.

Remarquez-vous depuis que nous parlons de la Sira, le Messager d’Allah (BP sur lui) d’Allah n’a jamais menti, ni commis de traîtrise ? De nos jours, il semble pour un politicien ou un homme d’affaires que réussir sans louvoyer soit une chose impossible, mais notre Prophète (BP sur lui) y a réussi. Bien qu’il lui ait toujours fallu planifier d’avance sans attendre la révélation du ciel, il n’a jamais menti ni commis de traîtrise et même son ennemi le reconnaissait.
A leur entrée à la Mecque, le poète ‘Abdillâh ibn Rawâha qui accompagnait le Prophète (BP sur lui) se mit à réciter des vers. Il disait :

Ô vous les mécréants, libérez sa voie,

Sur laquelle tout le bien s’y trouve

Ô Allah, en ses paroles je crois

Et la vérité est ce qu’il approuve.

‘Omar ibn Al-Khattab, :rara toujours très sérieux, le réprimanda et lui dit : “Tu récites des vers quand tu es avec le Messager (BP sur lui) en état de consécration à ton entrée à la Mecque ?” Le Messager (BP sur lui) lui dit : “Laisse-le ‘Omar, ses vers sont plus efficaces contre Qoraïche que des flèches.”
Cool Voyez, comme je le répète souvent, les arts et la culture peuvent être importants pour la société à condition d’être de haute valeur morale. Notre Prophète (BP sur lui) le réalisait.

Pour laisser la place libre aux Musulmans, les mécréants de la Mecque escaladèrent les montagnes environnantes d’où ils pouvaient avoir vu sur la Ka‘ba. Abou Soufiâne et ‘Ikrima ibn Abi Djahl, craignaient l’enthousiasme qui pouvait naître pour l’Islam à la vue de ceux qui accomplissaient la ‘Oumra. Ils firent circuler la rumeur que ces derniers avaient une maladie de peau contagieuse. Le Messager (BP sur lui) le sut et dit à ses compagnons : “Allah recouvrira de Sa miséricorde celui qui leur fera apparaître sa force aujourd’hui.” Il leur dit également de découvrir leur bras droit et de faire les trois premiers tours de circumambulation au pas de trot. Les gens de Qoraïche en furent étonnés et troublés. Deux ans après, en accomplissant le pèlerinage, le Prophète (BP sur lui) refit la même chose et dit à ‘Omar qui s’en étonnait : “Ô ‘Omar, cela sera ma tradition pour l’éternité.” C’est à dire l’union de la force à la foi.

[size=13pt]Après avoir terminé les rites de la ‘Oumra, le Prophète (BP sur lui) envoya demander aux gens de Qoraïche s’ils acceptaient de venir prendre un repas avec lui. Il ne pensait qu’à diffuser son Message et n’avait jamais de ressentiments même envers ses pires ennemis. Ils refusèrent fermement, lui répondirent que les trois jours de la ‘Oumra étaient terminés et qu’il devait s’en aller ???. Sa‘d ibn ‘Oubâda, un Ançâry qui était près du Prophète (BP sur lui), se fâcha pour lui et dit : “Ce n’est pas votre terre, ni la terre de vos pères, elle appartient au Messager d’Allah qui n’en partira que sauf et la tête haute.” Le Prophète se tourna vers lui en souriant et lui dit : “Ô Sa‘d, nous n’offensons pas ceux qui se trouvent chez nous.” Ensuite, s’adressant aux Musulmans, il dit : “Ô vous les Musulmans, que le soleil ne se couche pas avant que vous n’ayez tous quitté les lieux.” Aucun homme ne s’attarda car le Prophète (BP sur lui) ne mentait jamais ni ne faisait défaut à ses serments. Il aimait unir les gens, pas les disperser.

De nos jours, nous oublions ce trait du caractère de notre Prophète et nous nous querellons au sujet de tout et de rien. Nous sommes en décadence parce que nos pays sont tous dissociés et ne savent pas se mettre d’accord. [/size]
[size=13pt]Avant de partir de la Mecque, le Prophète (BP sur lui) envoya un message à Khaled ibn Al-Walid qui n’éprouvait pas de l’inimitié pour l’Islam mais exécutait seulement les ordres de Qoraïche comme le militaire accompli qu’il était. Le Prophète (BP sur lui) lui disait : “Tu as tardé à nous rejoindre Khaled, peux-tu encore ignorer l’Islam avec ton intelligence?” Pourtant Khaled avait été la cause de la mort de Hamza l’oncle bien-aimé du Prophète (BP sur lui) mais tout ce qui importait à ce dernier était de servir son Message. Voyez-vous la bonté et la pureté de son cœur qui attirait les gens vers l’Islam.
Comme tous les coeurs humains, celui de Khaled fut attendri par les bonnes paroles du Prophète (BP sur lui) qui a su le toucher. Il racontait et dit qu’il fit un songe le soir-même où il se voyait sortir d’une terre étroite vers une autre large et verdoyante. Il avouait encore que, à chaque fois qu’il se mettait contre Mohammed, il savait que ce dernier allait triompher. Il décida d’aller vers lui mais, comme il était un homme positif, il voulut servir la cause tout de suite et convaincre quelques-uns de ses compatriotes de la nouvelle religion pour les emmener avec lui. Il s’en alla vers Safwân ibn Oumayya et ‘Ikrima ibn Abi Djahl qui refusèrent. Il pensa alors à Othmân ibn Talha qui avait la garde des clefs de la Ka‘ba et qui accepta.

En route vers Médine, les deux hommes rencontrèrent ‘Amr ibn Al-‘Âç qui, après Al-Houdaïbiya, avait compris que Qoraïche avait perdu sa guerre contre Mohammed et était allé se réfugier chez son ancien ami An-Nadjachy empereur d’Ethiopie. A son arrivée, il vit ‘Amr ibn Oumayya qui apportait un message à l’empereur de la part du Prophète (BP sur lui). ‘Amr, furieux contre l’homme, dit à An-Nadjachy, de le laisser lui couper la gorge parce qu’il était de ses ennemis. L’empereur se mit en colère et lui dit : “Je te laisse tuer le messager du Messager d’Allah ?” ‘Amr reprit : “Est-il réellement le messager d’Allah ?” l’Empereur dit : “Oui et, par Allah, j’ai embrassé sa religion.” et il conseilla à ‘Amr de faire comme lui.
Les trois hommes, Khaled ibn Al-Walîd, Talha et ‘Amr continuèrent vers Médine. Le Prophète (BP sur lui) les reçut avec beaucoup de joie et dit à ses compagnons : “Voilà la Mecque qui vous jette ce qu’elle a de meilleur comme hommes.” Il fit des invocations pour Khaled et pria Allah de lui pardonner toutes ses fautes passées. Avant de prononcer son serment d’allégeance, ‘Amr posa la condition d’avoir toutes ses fautes pardonnées et le Prophète (BP sur lui) lui dit que l’Islam efface toutes celles qui le précèdent .[/size]



L’invitation à l’Islam en dehors de la péninsule arabique :


Le Prophète (BP sur lui) commença à envoyer des messages aux rois pour les inviter à l’Islam comme celui envoyé à l’empereur des Byzantins qui disait “ De Mohammed le messager d’Allah à Héraclius, empereur des Byzantins. Embrasse l’Islam et tu auras le salut”. Il envoya le même message à l’empereur d’Egypte, de Perse et à tous les rois. Après Al-Houdaïbiya, voyant qu’il n’y aurait plus de guerre à l’intérieur de la péninsule arabe et que le sujet de la religion y avait été tranché, il voulait continuer à diffuser son Message à la Terre entière. Cette correspondance aida à la prochaine victoire de la Mecque parce que Qoraïche allait ainsi réaliser que la religion devenait mondiale et n’était plus un conflit intérieur entre Mohammed et eux.

Héraclius avait lu le message du Prophète (BP sur lui) et avait dit à ses gens : “Trouvez-nous quelqu’un de chez lui qui puisse nous en parler.” Ils trouvèrent Abou Soufiân venu en commerce. L’empereur le fit asseoir, plaça les compagnons venus avec lui derrière et leur dit : “Je vais lui poser des questions et s’il ment vous lèverez la main.” Il s’adressa à Abou Soufiân et cette conversation eut lieu entre eux :

“ Quelle est la lignée de cet homme parmi vous.”

Abou Soufiân étonné que l’empereur ait eu connaissance du Prophète dit : “ Il est d’un certain rang.”

- Manque-t-il à ses promesses ?

- Non.

- “Ment-il ?”

- “Non.”

- Ses adeptes augmentent-ils ou diminuent-ils ?

- Ils augmentent.

- “Y en a-t-il de ceux qui apostasient par mécontentement contre lui ?”

- “Non, jamais.”

- “Et que leur ordonne-t-il ?

- “La véracité, la chasteté, la préservation des liens de famille et la Salat (prière).”

Héraclius dit : “Si ce que tu dis est vrai, cet homme héritera de la terre où je me trouve.”
En sortant de chez l’empereur Abou Soufiân dit à ses compagnons que Mohammed était devenu bien trop connu et qu’il allait sûrement triompher d’eux.

Le Prophète (BP sur lui) avait envoyé aux rois quatorze messages tamponnés d’un sceau. Ses Compagnons lui avaient dit que les rois ne reconnaissaient que les messages ainsi tamponnés et il montrait qu’il n’y avait aucun mal à suivre des mœurs étrangères. Quatorze messagers qui parlaient des langues étrangères partirent. Il ne faut pas s’en étonner parce que le Prophète (BP sur lui) avait un jour ordonné à Zayd ibn Thâbit d’aller apprendre l’Hébreu et de ne pas retourner avant de l’avoir perfectionné ce qu’il fit en dix-huit jours. Médine n’était pas un pays pauvre et faible, le Prophète (BP sur lui) y encourageait tous les talents et elle en était pleine.

Nous avons besoin de talents pareils pour réussir notre renaissance et pas seulement de jeunes gens qui ne connaissent de la religion que la pratique du culte.

A la réception du message, l’empereur des Perses, furieux de voir que le Prophète (BP sur lui) avait mis son nom avant le sien, déchira la lettre. Le Messager (BP sur lui) dit en recevant cette nouvelle : “Puisse Allah lui déchirer son royaume.” L’empereur envoya dire à Bazin son vassal au Yémen d’envoyer deux hommes pour lui amener Mohammed à qui il voulait donner une leçon de politesse. Le même jour, le fils de l’empereur l’avait tué et son royaume fut déchiré. Lorsque les deux messagers venus du Yémen arrivèrent devant le Prophète (BP sur lui), il leur sourit et dit : “Retournez dire à Bazin que mon Seigneur a tué le sien.” Bazin embrassa l’Islam à la suite de cette histoire et le Prophète (BP sur lui) le garda à la tête de son pays jusqu’à sa mort durant le pèlerinage d’adieu (dernier pèlerinage du Prophète).

Les quatorze ambassadeurs munis de messages de la part du Prophète aux rois retournèrent sains et saufs à part Al-Hârith ibn ‘Amr ibn ‘Oumaïr al-Azdy. Il avait été envoyé aux Ghassanides dont le royaume se trouvait aux confins de la Syrie en bordure de l’empire byzantin. Ils étaient chrétiens et formaient une sorte d’état tampon entre les Byzantins et les Arabes. Ils tuèrent Al-Hârith.
L’expédition de Mo’ta :

Quand le Prophète reçut la nouvelle de la mort de son messager, il appela les gens à se réunir à la mosquée et leur tint ses paroles : "Votre frère et mon messager Al-Hârith a été tué. Que celui qui croit à Allah et au jour du jugement dernier se prépare demain après la prière du fadjr à aller combattre les Ghassanides."
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La bataille de Mou'ta   

Revenir en haut Aller en bas
 
La bataille de Mou'ta
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bataille d'EYLAU (Russie)
» Ordre de bataille des Armées à Waterloo. E-M, et Garde
» Bataille de la NIVELLE (Pyrénées-Atlantiques), 10 novembre..
» Historique de la bataille de Ligny
» Sondage bataille d’Eylau.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Océans de Miséricorde :: En compagnie de l'envoyé de Dieu ....... :: et de ses compagnons-
Sauter vers: